Réécritures, dictées, autodictées
DICTÉES CIBLÉES
Dictée 1 M devant m, p, b
La campagne
Un dimanche de septembre, Serge m’emmène à la campagne. Comme il est champion de marche rapide, nous marchons pendant des heures. J’ai les jambes en compote. Je mange du jambon, des concombres et des bonbons. Il me montre des timbres, joue du tambour, de la trompette, et il chante des chansons. Dans ma chambre, je tombe sur mon lit.
Dictée 2 M devant m, p, b page 8
La ville
J’emmène mon chien au parc. La pluie tombe. La température chute. Je tremble de froid. Mon imperméable est trempé. Impossible de voir à dix pas. C’est la tempête. Le vent emporte tout sur son passage. Une ombre grimpe sur un camion à ordures. Une ambulance passe. D’un air important, un pompier, dans sa cabine, demande un bonbon à son voisin.
Dictée 3 Le féminin des noms et des adjectifs
Une photo
L’écolière à la gauche de la fermière est une amie. Elle est première de sa classe. La petite fille qui porte des tresses est magicienne. C’est une championne de tennis. Devant l’étrangère qui porte un chapeau, c’est la fille de l’épicière. Elle est dernière de sa classe, mais c’est une bonne musicienne. Moi, je suis entre la gardienne et la boulangère.
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Dictée 4 Le féminin des noms et des adjectifs
Si…
Si je suis secrète, c’est que je suis inquiète. Si je suis rêveuse, c’est que je suis heureuse. Si je suis muette, c’est que je suis discrète. Si je suis chanteuse, c’est que je suis chanceuse. Si ma robe est violette, c’est que je suis coquette. Si ma voix est douce, c’est que je suis rousse.
Dictée 5 Le pluriel des noms et des adjectifs
Les ogres
Les ogres mangent de tout : des fruits mous, des légumes, des noix, des souris, des brebis, des clous, des poux, des garçons, des filles et même des pneus bleus. Cependant, quand un ogre trouve des cheveux dans ses œufs, il menace de tordre le cou de ses fils, il arrête les jeux de ses neveux, il ferme les feux et va se coucher.
Dictée 6 Le pluriel des noms et des adjectifs
Animal / animaux
« Moi, dit le dindon, j’aimerais manger un bonbon. » Mais les dindons ne mangent pas des bonbons.
« Moi, dit l’oiseau, j’aimerais mettre un beau chapeau. » Mais les oiseaux ne mettent pas des beaux chapeaux. « Moi, dit le cheval, j’aimerais lire le journal. » Mais les chevaux ne lisent pas les journaux. « Moi, dit le hibou, j’aimerais avaler un caillou. » Mais les hiboux n’avalent pas des cailloux.
Dictée 7 L’accord dans le groupe du nom
La petite grenouille et le bœuf
Près d’une fleur bleue, une jolie grenouille rencontre un bœuf qui a une énorme tête et une magnifique queue noire. Cette grenouille pense que le bœuf est beau parce qu’il est gros. Elle décide donc de grossir, grossir, grossir... Sa sœur préférée et sa meilleure amie lui disent toujours qu’elle est trop petite. Après une tentative finale, la grenouille éclate en mille petits morceaux.
Dictée 8 L’accord dans le groupe du nom
Perrette
Perrette est une fermière étourdie. Elle va vendre son lait frais au marché. Elle pense qu’avec l’argent gagné, elle va acheter trois beaux veaux, quatre vaches noires, cinq cochons roses, six poulets blancs, sept poules rousses et quelques œufs. À l’idée de cette vraie fortune, Perrette saute de joie et renverse son précieux lait. Adieu les veaux, les vaches, les cochons, les poulets !
Dictée 9 L’indicatif présent
Quand…
Quand j’ai froid, tu allumes un feu de bois. Quand je suis déprimé, vous pleurez. Quand je chante une chanson, nous dansons. Quand tu as faim, elles apportent du pain. Quand tu es premier, il est dernier. Quand il a peur, il regarde l’heure. Quand nous avons chaud, nous sommes sur le dos. Quand vous êtes sous l’orage, vous avez du courage. Quand elles ont de la chance, elles sont en vacances.
Dictée 10 L’indicatif présent
Les départs
Je finis le potage et je vais en voyage. Tu finis le fromage et tu vas au village. Je vais au garage, tu vas à la plage. Il finit son verre et il va en mer. Nous finissons le dessert et nous allons chez mon frère. Elle va chez Pierre, nous allons chez grand-père. Vous finissez le café et vous allez en fusée. Elles finissent la purée et elles vont chez Roger. Vous allez à Gaspé, elles vont à Percé.
Dictée 11 L’indicatif futur simple
Quand…
Quand j’aurai froid, tu allumeras un feu de bois. Quand je serai déprimé, vous pleurerez. Quand je chanterai une chanson, nous danserons. Quand tu auras faim, elles apporteront du pain. Quand tu seras premier, il sera dernier. Quand il aura peur, il regardera l’heure. Quand nous aurons chaud, nous serons sur le dos. Quand vous serez sous l’orage, vous aurez du courage. Quand elles auront de la chance, elles seront en vacances.
Dictée 12 L’indicatif futur simple
Les départs
Je finirai le potage et j’irai en voyage. Tu finiras le fromage et tu iras au village. J’irai au garage, tu iras à la plage. Il finira son verre et il ira en mer. Nous finirons le dessert et nous irons chez mon frère. Elle ira chez Pierre, nous irons chez grand-père. Vous finirez le café et vous irez en fusée. Elles finiront la purée et elles iront chez Roger. Vous irez à Gaspé, elles iront à Percé.
Dictée 13 L’indicatif imparfait
Quand…
Quand j’avais froid, tu allumais un feu de bois. Quand j’étais déprimé, vous pleuriez. Quand je chantais une chanson, nous dansions. Quand tu avais faim, elles apportaient du pain. Quand tu étais premier, il était dernier. Quand il avait peur, il regardait l’heure. Quand nous avions chaud, nous étions sur le dos. Quand vous étiez sous l’orage, vous aviez du courage. Quand elles avaient de la chance, elles étaient en vacances.
Dictée 14 L’indicatif imparfait
Les départs
Je finissais le potage et j’allais en voyage. Tu finissais le fromage et tu allais au village. J’allais au garage, tu allais à la plage. Il finissait son verre et il allait en mer. Nous finissions le dessert et nous allions chez mon frère. Elle allait chez Pierre, nous allions chez grand-père. Vous finissiez le café et vous alliez en fusée. Elles finissaient la purée et elles allaient chez Roger. Vous alliez à Gaspé, elles allaient à Percé.
Dictée 15 L’indicatif conditionnel présent
Quand…
Quand j’aurais froid, tu allumerais un feu de bois. Quand je serais déprimé, vous pleureriez. Quand je chanterais une chanson, nous danserions. Quand tu aurais faim, elles apporteraient du pain. Quand tu serais premier, il serait dernier. Quand il aurait peur, il regarderait l’heure. Quand nous aurions chaud, nous serions sur le dos. Quand vous seriez sous l’orage, vous auriez du courage. Quand elles auraient de la chance, elles seraient en vacances.
Dictée 16 L’indicatif conditionnel présent
Les départs
Je finirais le potage et j’irais en voyage. Tu finirais le fromage et tu irais au village. J’irais au garage, tu irais à la plage. Il finirait son verre et il irait en mer. Nous finirions le dessert et nous irions chez mon frère. Elle irait chez Pierre, nous irions chez grand-père. Vous finiriez le café et vous iriez en fusée. Elles finiraient la purée et elles iraient chez Roger. Vous iriez à Gaspé, elles iraient à Percé.
Dictée 17 L’accord du verbe
Les corneilles
Les corneilles sont des oiseaux très fidèles. Lorsque des corneilles fondent une famille, le couple reste ensemble toute sa vie. Les parents couvent les œufs chacun leur tour. Les corneilles mangent de tout. Elles aiment beaucoup les restes de table. Certaines personnes pensent que la corneille est la femelle du corbeau, mais elle est sa cousine. Leur nid est construit au sommet des arbres.
Dictée 18 L’accord du verbe
Cornélia et Cornélius
Cornélia est une jeune corneille. Son meilleur ami est un petit ours. Il s’appelle Cornélius. L’été, les deux amis jouent ensemble. Mais quand l’automne arrive, ils partent chacun de leur côté. Les corneilles volent vers le sud et Cornélia les accompagne. Les ours grimpent dans la montagne et Cornélius les accompagne. L’hiver, les deux amis trouvent le temps long, mais ils se retrouveront au printemps.
Dictée 19 Les homophones : a / à
Victor le petit veau
L’arbre de la cour a déjà des feuilles et même si, sur la colline, il y a quelques taches blanches, la campagne a l’air plus belle. C’est le printemps à la ferme. Lili la vache a le cœur à la fête. Elle a un petit veau, Victor. Victor a des grands yeux et il a un joyeux caractère. Il passe la journée à courir, à sauter, à jouer. Lili a beaucoup de chance.
Dictée 20 Les homophones : a / à
Où est Victor ?
Un beau matin, à six heures, Lili ne trouve plus Victor à ses côtés. Il est peut-être à l’étable, à l’autre bout du champ, à la rivière ? Il a souvent des drôles d’idées ! Lili part vite à sa recherche, elle va à gauche, à droite, elle demande à tous les animaux des nouvelles de Victor. Personne n’a de nouvelles. Lili a le cœur gros. Soudain, elle a peur pour son petit veau.
Dictée 21 Les homophones : son / sont
On cherche Victor
Lili demande à son amie Gertrude de l’aider à chercher son veau. Gertrude pense que Victor est avec son camarade le cochon. Dans la porcherie, la truie et son petit sont dans la boue, mais Victor n’est pas avec son ami. Lili et Gertrude vont voir les chevaux. Ils sont dans l’écurie, mais pas de Victor… Les deux vaches vont voir les poules. Elles sont toujours dehors, elles sont au courant de tout.
Dictée 22 Les homophones : son / sont
Les poules et Victor
Les poules sont en train de picorer dans la cour. Les poules sont des grandes bavardes. Une poule blanche déclare à Lili que son veau est dans son nid. Une poule rousse ajoute que son petit se cache dans son lit. Une poule grise pense qu’il est avec son poussin sur son tapis. Les poules ne sont pas des oiseaux méchants, mais elles sont souvent dans la lune et elles racontent des bêtises.
Dictée 23 Les homophones : on / ont
Victor est introuvable
On parle beaucoup, mais on pense peu, quand on est une poule ! Lili et Gertrude en ont encore une fois la preuve. Le temps passe et on ne trouve toujours pas Victor. Les deux amies ont de plus en plus peur. Gertrude propose d’aller voir les canards, on ne sait jamais. Ils ont bon cœur et ils ont de bonnes idées, on peut leur faire confiance.
Dictée 24 Les homophones : on / ont
Victor chez les canards
On peut les entendre de loin, les canards. Dans la mare, ils ont l’air de s’amuser, on voit qu’ils ont du temps à perdre. Ils ont vraiment l’air heureux. Les canards ont aujourd’hui un invité… Mais c’est Victor ! On savait qu’il aimait l’eau, mais pas autant. On le gronde un peu, bien sûr, pour la forme, on était si inquiet, mais quand on aime, on pardonne tout, surtout quand on est une mère !
Dictée 25
La grenouille
On trouve beaucoup de grenouilles au Québec. Les grenouilles habitent autant dans l’eau que sur la terre. Elles mangent des petits insectes. Il existe des grenouilles de plusieurs tailles. Les plus petites grenouilles mesurent environ trois centimètres. Les plus grandes grenouilles ont parfois vingt centimètres de long. Si par hasard une grenouille désire être aussi grosse qu’un bœuf, elle multipliera son poids par huit mille.
Dictée 26
Hector le hérisson
Pendant l’automne, Hector le hérisson passe son temps à jouer et à courir près de la jolie rivière. Un matin du mois de décembre, à sept heures, le vent hurle dans la cheminée, les grands arbres n’ont plus une seule feuille, il neige. Hector ferme sa porte. Il déjeune une dernière fois. Il va dans sa chambre. Il plonge sous sept couvertures bleues. Il reste dans son lit jusqu’au printemps.
Dictée 27
Les méchants chats
Il y a longtemps, dans un petit village, les gens avaient faim. Ils ne trouvaient plus rien à se mettre sous la dent. Une nuit, deux chats noirs regardent des petites bêtes sortir d’un trou. Ils attrapent une bête et ils la dévorent. Une fée surgit du trou, elle pleure. Elle crie que c’était son enfant et que les chats sont des animaux méchants ! Pour punir les misérables, elle les transforme en deux grosses pierres.
Dictée 28
La semaine
Aujourd’hui, nous sommes mardi. Hier, nous étions lundi, monsieur Duval coupait le gazon. Demain, nous serons mercredi, mes courageuses grands-mères ramasseront les feuilles. Jeudi, ma sœur préférée nourrira les poissons rouges. Vendredi, à minuit, mes jeunes cousins déménageront tous les meubles. Samedi, à midi, nos grandes filles laveront les vieux tapis. Dimanche, nos grands garçons joueront du violon.
Dictée 29
Les fées
Les fées sont des personnages étranges. On les rencontre dans les forêts profondes. Parfois, les fées ressemblent à des jeunes filles, parfois à des vieilles femmes. Elles ont des ailes et des cheveux longs. Souvent, elles portent une baguette magique. Les fées mangent des fruits rouges, des fleurs bleues, des nuages blancs. Les fées devinent l’avenir, elles transforment les souris en chevaux et les chasseurs en orignaux. Leurs activités préférées sont la danse et la musique.
Dictée 30
À la table
On ne parle pas la bouche pleine. On garde les mains sur la table, à côté de son assiette. On mange les frites avec une fourchette, jamais avec les doigts. On ne coupe pas le poisson, les carottes, les pommes de terre et la laitue avec un couteau. Même si on finit son repas avant tout le monde, la politesse demande que l’on reste à table pendant que les autres invités terminent leur repas.
Dictée 31
J’oublie tout
Je n’ai pas de mémoire, j’oublie tout. Le matin, quand j’ouvre les yeux, j’oublie toujours dans quelle maison je suis. Je vais souvent à l’école sans mes clés. L’hiver, si je joue dehors, j’oublie ma tuque dans la neige. L’été, si je voyage, mes valises restent dans l’autobus. Même quand je joue au hockey, j’oublie de passer la rondelle aux autres joueurs de mon équipe. Si je n’avais pas ce petit problème, je serais un garçon parfait !
Dictée 32
Bonne fête, Lili !
En septembre, ce sera la fête de Lili. Mon grand-père portera des habits neufs. Ma grand-mère apportera les décorations. Ma mère préparera de la limonade sucrée. Bonne fête, Lili ! Mon père te prêtera sa voiture bleue. Mes grandes sœurs te raconteront une jolie histoire. Mes petits frères t’embrasseront sur la joue. La voisine t’emmènera au cinéma. Je te donnerai deux beaux colliers. Est-ce que tu verseras quelques larmes de joie ?
Dictée 33
Beau temps, mauvais temps !
La lune rouge apporte le vent, la lune blanche apporte le froid. Si les oiseaux chantent toute la nuit, alors demain, le soleil sortira peut-être le bout de son nez, et le ciel sera bleu. Quand le chat passe sa patte derrière son oreille, quand les chiens mangent de l’herbe, la pluie arrivera bientôt. Si les vaches lèvent la queue, il y aura de l’orage. Si les coqs chantaient à quatre heures, le temps changerait.
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Dictées – Autodictées (CE2)
01 - Le matin
Chère petite maman, tu te lèves de bon matin, tu allumes le feu et tu balaies la cuisine, puis tu montes nous réveiller. Tu enfiles les chaussettes et les vêtements de mon petit frère. Tu prépares et tu verses le petit déjeuner.
02 - La poupée
Léa promène sa poupée dans ses bras. Elle la berce tout en marchant, puis la couche dans son petit lit et l'embrasse tendrement. Pendant que sa poupée repose, elle joue avec le chat. Elle le caresse et lui parle doucement. Minet ronronne de plaisir.
03 - En automne
En automne, les pommes et les marrons tombent. Les grappes de raisin mûrissent. Les noix roulent dans l'herbe. Les bergers rentrent leurs troupeaux dans les étables. Les hirondelles nous quittent pour les pays chauds.
04 - Une soupe aux choux
Pour faire une soupe aux choux vous coupez un chou en quatre, vous le lavez, vous le mettez dans l'eau bouillante, vous salez. Lorsque votre chou est cuit, vous ajoutez un morceau de beurre de la grosseur d'une noix et vous versez sur des tranches de pain coupées bien minces.
05 - Les dons de livres
Dans ma chambre, j'ai de nombreux livres. Tu as des bandes dessinées. Notre camarade Lucie a des romans d'aventure. Vous avez peut-être des revues. Si nous donnons chacun un ou deux livres pour la bibliothèque de l'école, les enfants qui n'ont rien auront de la lecture.
06 - Les vignes.
Les vignes sont belles cette année, les grappes de raisin sont grosses, juteuses, mordorées. Hélas, les oiseaux entrent sous les feuilles, secouent les grappes, roulent un grain au fond de leur bec et repartent rapidement. Les grives vont, viennent, se croisent. Les vendangeurs doivent se hâter de cueillir ces belles grappes !
07 - Mes parents
Ils ont trois enfants. J'ai donc deux frères et soeurs. Marie a trois ans. C'est la plus jeune et Guillaume est plus âgé que moi , il a neuf ans. On est tous très unis et on joue beaucoup ensemble le soir après l'école. Quand mes parents ont envie parfois d'être au calme, on va alors dans notre chambre. Ils ont souvent une rude journée !
08 - Nils
Quelle journée splendide ! Pas un nuage, dans un ciel d'un bleu pur ! Bien installé entre les ailes du Jars, Nils se laissait aller à la griserie du vol. Un instant, il se pencha. Avait-il le vertige ? Martin volait-il le ventre en l'air ? Mais non ! Ce n'était que son reflet, dans l'eau lisse comme un miroir.
Nils Holgersson et Smirre le renard de Selma Lagerlöf
09 - Jour de foire
Soudain, des vaches, des génisses, des veaux, des taureaux et des chevaux débouchent de toutes les portes de la ville. Les agneaux se serrent contre leurs mères. Les animaux envahissent la place du village. Les enfants sont heureux et regardent avec amusement les petits. Les fermiers rangent leurs bestiaux et attendent avec impatience le début de la vente.
10 - La caravane
De loin, la caravane est apparue, nombreuse et lente, sur la piste. C'est une longue file de piétons, de cavaliers et d'animaux mêlés. Je compte une trentaine de chameaux, quarante ânes chargés de ballots de toutes sortes, de cageots, d'agneaux et de poules, de fagots et d'ustensiles de ménage. Hommes, femmes, enfants cheminent près des bêtes.
Vers l'oasis en Algérie de Emile Henriot
11 - La pêche
Nous partons de bonne heure. Nous descendons en riant le chemin qui mène à la rivière. Nous nous installons près du moulin. Nous déplions nos lignes et nous commençons aussitôt notre pêche. Nous attendons que le poisson morde à l'hameçon.
12 - Un village dans la montagne
Le village est bâti très haut. Il est à près de deux mille mètres. Il n'y a de pierre que l'église, les autres maisons sont en bois. Elles sont petites, serrées, toutes tournées vers le soleil, et elles sont noires, étant vieilles. Sous leurs toits avançants et leurs bonnets bleus de fumée, leurs petits yeux brillants regardent. Elles se ressemblent toutes.
D'après Charles-Ferdinand Ramuz
13 - L'eau du ruisseau
Joli petit ruisseau, tu descends de la montagne. Tu franchis des gorges sauvages. Tu serpentes dans la vallée, tu arroses les prés et les champs, tu fais tourner la roue du moulin, puis tu disparais à mes yeux. Plus loin, tu reçois des affluents, tu deviens une rivière large et profonde qui se jette dans le fleuve.
14 - L'omelette
Fanchon regarde avec intérêt l'omelette au lard qui se dore et chante à la flamme. Sa grand-mère sait mieux que personne faire les omelettes au lard et conter des histoires. Fanchon, assise sur la bancelle, le menton à la hauteur de la table, mange l'omelette qui fume et boit le cidre qui pétille.
Nos enfants d'Anatole France
15 - La mère poule
La poule grise a dix petits poussins. Quand il fait beau, elle les promène dans la cour de la ferme. Si ses poulets s'éloignent, elle les rappelle et les rassemble autour d'elle. Minet s'approche. Il voudrait bien croquer un poussin. Mais courageusement, la mère défend ses petits et les préserve de la griffe du gourmand carnivore.
16 - La pluie
Il pleut une petite pluie rageuse, irritée puis apaisée sans motif, lardée des flèches du soleil, battue par la rude main du vent, mais têtue. Et ses pieds chauds ont écrasé l'avoine. Le peuple des hirondelles et des merles bruit dans les arbres.
Colline de Jean Giono
17 - Matin d'école
Je me lève tôt et je déjeune. Je me lave et je m'habille. J'emporte avec moi mon cartable et je me dirige vers l'école de mon village. Je rentre dans la cour, mes camarades me saluent et nous parlons de notre soirée. La cloche sonne, c'est l'heure de la rentrée, nous allons vers notre maîtresse et nous nous rangeons en silence. Nous déballons nos affaires dans les cases et écoutons les leçons.
18 - A l'école
J'approchais de mes six ans et j'allais à l'école dans la classe enfantine que dirigeait mademoiselle Guimard. Elle était très grande, avec une jolie petite moustache brune, et quand elle parlait, son nez remuait. Pourtant je la trouvais laide, parce qu'elle était jaune comme un Chinois, et qu'elle avait de gros yeux bombés.
La gloire de mon père de Marcel Pagnol
19 - A la veillée
Ma grand-mère s'assoupissait dans son fauteuil. Ma mère ouvrait un livre ou tricotait et moi je jouais avec mon frère aux dominos. Une lampe projetait une douce lumière sur les visages aimés. Je regardais de temps en temps la cheminée. Dans l'âtre, le feu flambait, les bûches craquaient.
20 - Promenade en forêt
Le bois était silencieux et une odeur de feuilles mortes montait du sol humide. Les rayons du soleil éclairaient les troncs rouges des pins et les feuilles rousses des fougères. Des champignons apparaissaient sur de vieilles souches, au pied des grands chênes.
21 - Les vacances
Julien jouait chaque jour au bord d'un ruisseau qui coule au fond d'une prairie. Il lançait des petits bateaux qu'il regardait voguer au fil de l'eau. Son père les avait fabriqués les jours précédents. Il écoutait le chant des oiseaux qui nichaient dans les buissons ou dans les grands arbres de la forêt.
22 - Au printemps
Nous pêchions les grenouilles et les écrevisses. Nous courions après les papillons et les libellules. Nous cherchions les nids dans les taillis. Nous ramassions du bois mort dont nous faisions des fagots. Nous construisions des moulins que nous placions au travers des rigoles. Le bon soleil nous brunissait la peau.
23 - Construction d'une maison
Le propriétaire a choisi le terrain où s'élève sa maison. L'architecte a tracé le plan. Les maçons ont construit les murs. Le charpentier a posé la toiture. Le plâtrier a fait les plafonds. Le menuisier a mis les portes et les fenêtres. Un peintre a blanchi les murs et a posé les papiers peints aux vives couleurs.
24 - Le printemps
Le ciel est bleu, l'air est tiède. C'est le printemps qui succède à l'hiver. Les primevères et les jonquilles poussent. Les pommiers sont tout rose, les cerisiers sont blancs comme la neige. Ces fleurs sont jolies sur les arbres. Je suis heureuse que le beau temps arrive !
25 - Le joueur de flûte
L'homme descendit sur la place et tirant une flûte de roseau d'un petit sac, il la porta à ses lèvres. De toutes les caves voisines, des rats sortirent et le suivirent. Le joueur de flûte les conduisit vers le fleuve où tous périrent noyés.
D'après Prosper Mérimée
26 - Le chat et la souris
Notre chat joue avec une souris, je le regarde faire. Il saisit parfois la petite bête dans sa gueule, puis la relâche. La souris a peur, elle essaie de s'enfuir, mais il la rattrape. Dix minutes plus tard, le chat est fatigué et il laisse partir sa proie.
27 - La peur
J'étais allé dans la forêt, je revenais à la nuit tombée. Tout à coup, j'entendis derrière moi des pas précipités, une sorte de galop. La peur me prit. Je me mis à courir à toutes jambes. Dans ma fuite, je me heurtai à une pierre et je tombai. Le galop s'arrêta net... L'âne de mon grand-père était arrêté à deux pas de moi.
D'après Louis Liard
28 - Le nid
Un jour, avec des amis, nous étions dans la forêt et nous avons aperçu un nid, un beau nid de merle. Tremblant d'émotion, je m'approchai doucement, le cou et la main tendus en avant. En me retournant, je découvris la mère perchée à peu de distance et qui nous regardait. Mon coeur se serra. Je m'éloignai les mains vides.
29 - Rêve de vacances
Quand je serai en vacances, j'irai au bord de la mer, je ferai des châteaux de sable, je ramasserai des coquillages pour les décorer. Je me baignerai chaque jour et me sécherai au soleil. Je pêcherai des crevettes, je détacherai les moules des rochers. Je contemplerai les vagues qui viennent mourir sur la plage.
30 - La leçon de bicyclette
Tiens bien le guidon, sans raideur, ne serre pas trop, veille à ce que tes pieds ne quittent pas la pédale, ne t'agite pas sur ta selle, regarde toujours à dix mètres devant toi, n'aie pas peur, roule hardiment sans crainte de tomber.
31 - Au supermarché
Ce soir, c'est vendredi et nous irons faire les courses au supermarché. Maman prendra sa liste et nous partirons en voiture. Nous prendrons un caddie et nous passerons dans tous les rayons du magasin. Nous regarderons attentivement les produits, les étiquettes et les prix. Je pourrai choisir des gâteaux. Ma mère ne prendra que le nécessaire : viande, légumes, fruits, produits laitiers.
32 - Le sommeil
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n'avais pas le temps de me dire : «je m'endors.» Et une demi-heure après, la pensée qu'il était temps de chercher le sommeil m'éveillait.
Marcel Proust
33 - Mon village
Il est tout petit, mon village. Il se blottit au pied de la colline, non loin de la rivière poissonneuse, aux eaux calmes et limpides, qui serpente dans la vallée. Ses maisons en pierre de taille, noircies par le temps, se pressent les unes contre les autres. Une route goudronnée le traverse en son milieu. Sur la place, se dresse une petite fontaine. Mais, c'est le toit de la vieille église qui le domine.
34 - Robinson Crusoé
Un jour, en allant à mon canot, je découvris très distinctement sur le sable les marques d'un pied nu. Jamais je ne fus saisi d'une telle frayeur. Je m'arrête tout court comme devant une apparition. Je me mets aux écoutes et regarde, sans rien voir, sans rien entendre. J'examine de nouveau : il s'agit bien d'un pied nu, avec les orteils et le talon.
35 - La ruse du renard
Renard est étendu sur la route. Le marchand de poisson le voit et descend de sa charrette. Son compagnon le rejoint aussitôt. Quand ils sont près de Renard, ils le retournent, le pincent pour voir s'il est bien mort. Renard les laisse faire et ne bouge pas. Ils le chargent sur leurs paniers.
D'après Le Roman de Renard
36 - La boutique aux pains d'épice
Sur les étagères étaient disposées des boîtes de sucre d'orge, des bocaux de bonbons acidulés et de vieilles petites pommes au caramel. A l'intérieur, on distinguait dans la pénombre un comptoir à dessus de verre. A travers la plaque de verre on découvrait des rangées innombrables de pains d'épice ornés d'une multitude de petites étoiles d'or.
Mary Poppins de Pamela Lyndon
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Dictée 1
Pour les 6ème AP
Un mystère
Ce matin, comme tous les jours depuis le début de l’été, les enfants s’habillent, se préparent et partent pour la plage avec leurs moniteurs. Soudain, sur le chemin, David s’arrête net. Il appelle Antoine et Sandrine. D’habitude, à l’heure où ils s’en vont, la mystérieuse villa bleue dort encore. Aujourd’hui, par la grille ouverte, ils aperçoivent portes cassées et vitres brisées. Que se passe-t-il ?
Dictée 2
CM2 Dictées Collections chouette Hatier
Le professeur Sic
Mais qui donc habitait la mystérieuse villa bleue ? Trois personnes dont les enfants de la colonie voisine ne savaient pas grand-chose. L’homme, un savant, s’appelait le professeur Sic. Il était grand, blond, et portait d’énormes lunettes cerclées de fer. On ne le voyait que le soir, allant promener son chien. Il interdisait à sa fille de jouer sur la plage. Et la cuisinière, Maria, elle, ne parlait pas français !
Dictée 3
CM2 Dictées Collections chouette Hatier
Un enlèvement
- Voici comment nous ferons, dit Pierre, le moniteur à qui les enfants viennent de tout raconter. D’abord, il faudra savoir où sont le savant et sa fille : sept d’entre vous viendront avec moi dans la maison pendant que sept autres iront avec la monitrice examiner l’extérieur de la villa.
Pierre vient à peine de terminer sa phrase que Julia appelle tout le monde : elle vient de voir partir, dans une voiture verte, deux hommes en noir emmenant le professeur Sic.
Dictée 4
CM2 Dictées Collections chouette Hatier
La lettre d’Antoine
(Antoine écrit régulièrement à ses parents pour leur raconteur son séjour en colonie)
Hier, on a enlevé le professeur Sic, ce savant dont je vous ai parlé dans ma dernière lettre. Quand on est entré dans sa villa, on a vu toutes les pièces en désordre et, dans le bureau, tous les tiroirs renversés. J’ai délivré sa fille en enfonçant une porte fermée à clef. Elle a expliqué que son père était le seul homme au monde à connaître les secrets d’un livre très ancien de science magique. C’est pour le faire parler qu’on l’a emmené.
Dictée 5
CM2 Dictées Collections chouette Hatier
Un livre étrange
Les enfants se réunirent pour décider ensemble de la marche à suivre. Ariane, la fille du professeur Sic, donna tous les détails afin de les aider. Elle commença ainsi :
- Mon père possède un livre unique au monde. Ce livre est dans une langue que lui seul peut comprendre et contient des recettes magiques donnant des pouvoirs extraordinaires. Mais mal utilisés, ils provoquent des catastrophes.
Dictée 6
CM2 Dictées Collections chouette Hatier
Un plan
- Quand vous serez tous attentifs, dit Jean aux enfants, je proposerai un plan. Voilà, pour savoir où est le professeur Sic, il faudrait d’abord interroger toutes les personnes du village. Vous irez par groupe de trois, et vous demanderez la direction prise par la voiture. Vous demanderez aussi des renseignements sur les deux hommes en noir. Ma camarade Alice et moi irons, pendant ce temps, avec Maria dans le bureau du professeur pour voir quels papiers manquent. Mais voici Ariane, qui pourrait peut-être nous en dire plus.
Dictée 7
CM2 Dictées Collections chouette Hatier
Le secret
C’est vrai, les enfants voulaient en apprendre davantage. Quel était le secret du curieux livre qui mêlait science et magie ? Ariane, la fille du professeur, ne savait pas tout.
- Je peux seulement vous dire que lorsqu’on
sait les formules magiques, si on le veut, on peut accomplir des choses prodigieuses. Je sais aussi que, malheureusement, avec les mêmes recettes, on peut faire le bien ou le mal. Or, les hommes en noir qui veulent ces pouvoirs sont des êtres méchants et dangereux. Je veux donc évidemment, comme vous, les retrouver et libérer mon père.
Dictée 8
CM2 Dictées Collections chouette Hatier
Une réponse
(Antoine vient de recevoir une lettre de ses parents. Il en lit le contenu à ses camarades.)
Chère Antoine,
Dans ta dernière lettre, tu as raconté une étrange histoire. Ton « livre magique » nous a fait penser à ceci : on a dit que les habitants d’un pays qui a existé il y a des millions d’années, possédaient de tels secrets. J’ai regardé plusieurs ouvrages anciens et j’ai appris que sur cette terre, sans doute située au milieu de l’océan Atlantique, les hommes ont eu, en effet, des pouvoirs extraordinaires. Mais ils ont perdu ces dons en même temps que leur vie parce qu’ils ont voulu mal les utiliser.
Dictée 9
CM2 Dictées Collections chouette Hatier
L’enquête
A la sortie du village, on perd soudain la trace de la voiture verte. Où se rend-elle ? Comment poursuivre l’enquête ? Jean et les enfants décident de prévenir les gendarmes.
- Très bien, dit le chef de la police, je suspends immédiatement mes activités habituelles et je me rends a Paris, car il faut agir vite. Je prends avec moi le dossier. Heureusement, grâce a vous, j’ai beaucoup de renseignements, et surtout le numéro de la voiture. Mais attention ! Pendant mon absence, je défends a tous de parler aux journalistes !
Dictée 10
CM2 Dictées Collections chouette Hatier
Un appel
(Pierre possède un équipement spécial d’émetteur-récepteur radio, qui permet de lancer et de recevoir des messages, a des distances parfois très lointaines)
Pierre vient d’avoir une idée : il va utiliser la machine achetée alors qu’il était encore au lycée. Comme Ariane lui a révélé que son père avait un moyen pour recevoir des messages, il appelle les enfants :
- Il faut faire savoir au professeur Sic que nous sommes à sa recherche. Nous allons composer un appel.
Toi, Alice, tu liras le message. Toi, Louis viens à côté d’elle : tu épelleras et répéteras les mots difficiles. Au travail !
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101 dictées
Dictées CM2 et 6ème AP
1 - Dans la jungle - Je continue ma marche, une marche toujours pénible. J'enfonce dans la boue, je trébuche sur des branches. J'ai mal au dos et aux reins. Je commence à douter d'avoir pris la bonne direction. Soudain, je crois distinguer une forme rouge à travers les feuilles : des Indiens ! Pourvu qu'ils ne me prennent pas pour un quelconque gibier. Je lance un appel et m'approche d'eux. Trois hommes et une femme sont en train de manger. Ils me rassurent : je ne me suis pas perdu, mais ils m'engagent à revenir avec eux, car ils affirment que je n'ai aucune chance d'atteindre les sources du Tamouri. Bien entendu, je refuse et nous nous séparons.
Richard Chapelle
2 - Incendie dans les Landes - Le feu progressait sur un large front, et un épais nuage noir visible à plus de cent kilomètres à la ronde couvrait la forêt. À Bordeaux, c'était la nuit en plein après-midi, tandis que parvenait jusqu'à Cognac l'odeur des résines en flammes. De tout le sud-ouest, les sauveteurs affluaient.
3 - La petite fille et les oiseaux - Tous les oiseaux aimaient la petite fille parce qu'elle était bonne pour eux. Ainsi un soir, elle put voir la belette qui rampait dans le sillon, vers le nid de l'alouette. Elle se mit aussitôt à crier, à taper dans ses mains, pour mettre en fuite la bête au poil jaune. Elle la chassa, la poursuivit au loin et les petites alouettes du nid furent sauvées. Un autre jour, elle sauva le rossignol que la grande couleuvre allait dévorer.
Maurice Genevoix
4 - Le vieux noyer et les oiseaux - Dans mon jardin, il y a un vieux noyer presque mort qui fait peur aux petits oiseaux. Seul, un oiseau noir habite ses dernières feuilles. Mais le reste du jardin est plein de jeunes arbres fleuris où nichent des oiseaux gais, vifs et de toutes les couleurs. Et il semble que ces jeunes arbres se moquent du vieux noyer.
5 - La biche - La semaine passée, nous avons marché longtemps, sous un soleil matinal, dans le bois. Au détour d'une allée déserte, nous nous arrêtâmes, nez à museau, devant une biche toute jeune qui s'arrête au lieu de s'enfuir. Elle haletait d'émotion et ses jambes fines tremblaient ; mais ses longs yeux exprimaient plus d'embarras que de peur. J'aurais voulu toucher ses oreilles pelucheuses et son doux museau de velours cotonneux. Quand j'étendis la main, elle tourna le front d'un mouvement sauvage et disparut.
Colette
6 - Pauvre minet - Un de nos petits chats s'est endormi sur le foin de la grange. Il ne s'est pas réveillé au retour des hommes. Et ils ont déchargé la charrette sur lui sans faire attention. On l'entend miauler de détresse, la voix étouffée par trois mètres de foin.
7 - La chasse du renard - Depuis deux mois, les petits renards sont nés. Alors, commence pour le père une vie dure et dangereuse. Au petit jour, il quitte sa retraite et passe la rivière pour venir rôder près d'une maison isolée, au milieu d'une sapinière. Caché dans les fougères, il attend patiemment le passage des volailles imprudentes.
8 - Deux skieurs - Élisabeth vit partir Jacques, les jambes raides, le dos rond, les coudes au corps, dans une attitude crispée. Il tomba dans un virage, se releva et continua sa descente plus lentement. Élisabeth était meilleure skieuse que lui. Elle s'engagea résolument dans le chemin poli et durci par des centaines de passages.
9 - Bataille de boules de neige - On se guette à l'angle des maisons, sous le porche des granges, derrière la murette des cours. De chaque côté, les renforts arrivent, l'escarmouche devient combat. C'est là qu'on voit les braves et les malins. Les petits, accroupis, font des boules, les projectiles se croisent. De temps en temps, un coup heureux tape sec sur un oeil, une oreille; ailleurs, cela ne compte pas. On s'enhardit, on se découvre, bientôt ce sera la charge, on se fusillera à bout portant, on pillera les arsenaux, on se fera manger de la neige à poignées.
J. Cressot
10 - L'enfant malade - Roger demeurait immobile durant des heures, les yeux levés vers le plafond triste de sa chambre, l'oreille attentive aux bruits mystérieux qui montaient parfois du rez-de-chaussée comme du fond d'un puits. Il ne savait plus quelle heure il était... Il lui semblait qu'une bête énorme pesait sur sa poitrine pour l'empêcher de respirer. Il suppliait vainement sa mère d'ouvrir la fenêtre et de lui donner un peu d'air.
11 - Drame en montagne - Toute la nuit, la tempête balaya la vallée avec la même violence. Les petits ruisseaux devenaient des torrents furieux qui se précipitaient dans la rivière écumante. Les scieurs de la vallée coururent à leurs scieries pour empêcher leur stock de bois d'être emporté. Les gardes, postés auprès des ponts, devaient assister, impuissants, à la ruée du flot.
12 - Impatience - Le jour du spectacle, Jean-Christophe allait regarder cinquante fois l'horloge, il croyait que le soir n'arriverait jamais; enfin n'y tenant plus, il partait dans la peur de ne pas trouver de place, et comme il était le premier dans la salle déserte, il commençait à s'inquiéter. ... Le chef d'orchestre était à son poste. Tout semblait enfin prêt. On ne commençait pas ! Que se passait-il donc ? Jean-Christophe bouillait d'impatience.
Romain Rolland
13 - La rivière - Ton nom aimable et léger, je ne le connaissais pas, mais toi, je te connaissais si bien ! Tu viens d'une source vive, sous la roche, là-haut ; tu te hâtes de descendre et puis tu entres dans nos prés. Alors, tu es nôtre pendant près d'une lieue ; à tous les détours de ta fuite, je t'ai accompagnée. Je sais maintenant pourquoi tu coules d'abord dans une large prairie, pourquoi tu t'étrangles ensuite dans l'étroit vallon que dominent nos maisons.
14 - Avant le repas - La table était mise dans une grande salle du rez-de-chaussée servant à la fois de salle à manger et de cuisine : une grande table comme pour une noce. Des invités venus des villages voisins, des paysans riches, des fermiers vêtus de blouses bleues ornées de broderies blanches aux poignets et aux épaules secouaient la tête d'un air de satisfaction devant les préparatifs du repas. La nappe de linge blanc attirait les regards.
15 - Un coiffeur novice - Paul fut donc installé sur une chaise surmontée d'une petite caisse. On lui mit la serviette au cou. J'avais été chargé d'aller voler à la cuisine une casserole d'une taille convenable et, pour plus de sûreté, j'en avais pris deux. Je lui mis la plus juste comme un chapeau et j'en tins le manche : pendant ce temps, avec une paire de ciseaux, mon père trancha les boucles au ras du bord ; ce fut fait avec une rapidité magique, mais le résultat ne fut pas satisfaisant, car, la casserole ôtée, la chevelure du patient apparut curieusement crénelée. Marcel Pagnol
16 - Avant l'orage - Des nuages violets passaient sur nos têtes, et la lumière bleuâtre baissait de minute en minute, comme celle d'une lampe qui meurt. Je n'avais pas peur, mais je sentais une inquiétude étrange, une angoisse profonde, animale. Les parfums de la colline étaient devenus des odeurs et montaient du sol, presque visibles. Plusieurs lapins passèrent, aussi pressés que devant les chiens, puis des perdrix surgirent sans bruit du vallon, et se posèrent à trente pas sur notre gauche... Marcel Pagnol
17 - Le loup - Vers le milieu de l'hiver, les froids furent excessifs et les loups devinrent féroces. Ils attaquaient même les paysans attardés, rôdaient la nuit autour des maisons, hurlaient du coucher du soleil à son lever et dépeuplaient les étables. Et bientôt une rumeur circula. On parlait d'un loup colossal, au pelage gris, presque blanc, qui avait mangé deux enfants, dévoré le bras d'une femme, étranglé tous les chiens de garde du pays, et qui pénétrait sans peur dans les enclos pour venir flairer sous la porte. Une panique courut par toute la province. Personne n'osait sortir dès que tombait le soir. Les ténèbres semblaient hantées par l'image de cette bête.
18 - Le repas d'un paysan - La barrière de bois s'ouvrit ; un homme entra, âgé de quarante ans peut-être, mais qui semblait vieux de soixante, marchant à grands pas alourdis par le poids de ses lourds sabots, pleins de paille. L'homme entra dans la cuisine, ouvrit le buffet, prit un pain de six livres, en coupa soigneusement une tranche, recueillit dans le creux de sa main les miettes tombées sur la tablette et se les jeta dans la bouche pour ne rien perdre. Puis il se mit à manger son pain lentement. Guy de Maupassant
19 - La leçon d'histoire - Les classes d'histoire avaient toujours lieu l'après-midi. On entendait parfois des soupirs de satisfaction et les bras se croisaient tout seuls sur les tables. Le maître descendait de son estrade et venait s'asseoir parmi nous. Le maître ne lisait pas : il parlait, il racontait. Il lui arrivait de se lever, de tirer d'un coffre une carte qu'il suspendait au mur pour nous montrer les endroits où s'étaient passées les grandes choses qu'il nous enseignait. Nous étions suspendus à ses lèvres.
Louis Guilloux
20 - La petite école de campagne - Une seule maîtresse, jeune fille de vingt ans environ, s'occupait des enfants de tous âges. La discipline était souple. Après le déjeuner, si le temps le permettait, l'institutrice descendait avec les enfants jusqu'à la rivière. Parfois, un inspecteur montait jusqu'à la petite école et interrogeait les enfants. On voyait de loin venir sa voiture et, si l'on s'était attardé, on rentrait vite et chacun se trouvait à sa place quand l'inspecteur entrait. L'inspection se passait bien ; la maîtresse était souriante ensuite, ce qui prouvait qu'elle avait reçu des compliments.
André Maurois
21 - Victoire - Plus que dix mètres... Mes jambes commencent à s'alourdir, mais qu'importe ! Je suis en tête et le fil blanc est là, à quelques foulées. Je sens mon coeur battre et retentir dans ma poitrine sous le coup de l'émotion devant la victoire si proche. J'ai besoin de respirer. J'ouvre la bouche toute grande, car ce que j'aspire, ce n'est pas seulement l'air qui emplit mes poumons, c'est le stade entier qui s'engouffre en moi... Gagné ! J'ai gagné !
R. Boisset
22 - Jardinage - Pécuchet passait des heures délicieuses à éplucher les graines, à écrire des étiquettes, à mettre en ordre ses petits pots. Pour se reposer, il s'asseyait devant la porte, sur une caisse, et alors projetait des embellissements.
Il avait créé, au bas du perron, deux corbeilles de géraniums ; entre les cyprès et les quenouilles ; il planta des tournesols ; et, comme toutes les plates-bandes étaient couvertes de boutons d'or, et toutes les allées de sable neuf, le jardin éblouissait par une abondance de couleur jaune.
Gustave Flaubert
23 - À travers champs - Après le déjeuner, Catherine s'en est allée dans les prés avec Jean, son petit frère. Quand ils sont partis, le jour semblait jeune et frais comme eux. Le ciel n'était pas tout à fait bleu, il était plutôt gris, mais d'un gris plus doux que tous les bleus du monde. Justement, les yeux de Catherine sont de ce gris-là et semblent faits d'un peu de ciel matinal. Anatole France
24 - Peur d'enfant - J'avais une douzaine d'années ; j'étais allé, à une lieue de la ville, prendre des nouvelles de mon oncle qui était malade. Je revenais par la forêt. À la tombée de la nuit, la route était déserte. Tout à coup, j'entends derrière moi des pas précipités, une sorte de galop que je ne connaissais pas. La peur me prit ; je me figurais une bête monstrueuse à ma poursuite. Je me mis à courir à toutes jambes. Plus je courais, plus le galop semblait se rapprocher, plus les formes de la bête, que je ne voyais pas pourtant, me paraissaient grandir et devenaient effrayantes.
Louis Liard
25 - La chute des feuilles - Les feuilles couleur d'or se détachent mollement des grands arbres et se laissent aller, sans révolte, dans l'herbe qui est leur tombeau. Elles s'agitent un instant dans le vide comme pour chercher leur chemin ; un souffle les tient immobiles dans le soleil un court moment, puis les agite, les froisse, les tourne, brunes d'un côté, brillantes de l'autre, pareilles à des champignons qu'une flamme a brûlés. M. Davet
26 - L'écureuil - Je n'oublierai jamais le petit écureuil que je vis un matin descendre d'un hêtre pour aller dans les noisetiers faire sa provision d'hiver... Il venait par bonds légers et peureux, la queue en trompette. On entendait le bruit sec de la cueillette, et c'était une fuite brusque vers l'arbre qui est sa forteresse. Arrache-t-il les noix avec ses dents ou avec ses pattes, je n'en sais rien ; peut-être avec ses pattes, car les rongeurs mangent à peu près comme nous...
Rémy de Gourmont
27 - La chatte - Elle ne sortait que la nuit par peur des chiens et des hommes, et elle fouillait les poubelles. Quand il pleuvait, elle se glissait derrière la grille d'une cave, mais la pluie gagnait tout de suite son refuge et elle serrait sous elle ses maigres pattes de chatte errante, fines et dures comme celles d'un lièvre. Elle restait là de longues heures. Elle connaissait ma figure, mais elle ne mendiait pas et je ne pouvais lire dans son regard que l'ennui d'avoir faim, d'avoir froid et d'être mouillée. Colette
28 - Une fleur unique ? - Sa fleur lui avait raconté qu'elle était seule de son espèce dans l'univers. Et voici qu'il en était cinq mille, toutes semblables, dans un seul jardin ! " Elle serait bien vexée, se dit-il, si elle voyait ça... elle tousserait énormément et ferait semblant de mourir pour échapper au ridicule. Et je serais bien obligé de faire semblant de la soigner, car, sinon, pour m'humilier moi aussi, elle se laisserait vraiment mourir..."
Antoine de Saint Exupéry
29 - Le renard curieux - Filliou, le renard, avait aperçu deux hommes dans la clairière et il s'était caché sous un buisson pour les observer sans être vu. Que faisaient-ils là ? Pourquoi se fatiguaient-ils à frapper contre un arbre avec de longs bâtons terminés par des masses étincelantes ? Comme il n'avait jamais vu de hache, Filliou ne pouvait deviner que ces deux chercheurs d'or coupaient du bois pour se chauffer. La curiosité est le plus gros défaut des renards. C'était à ce vice que Filliou devait la plupart de ses mésaventures. Une course folle à travers les bois lui suffisait pour oublier le passé. George C. Franklin
30 - L'ourson s'éveille à la vie - C'est vers la fin du mois de mars, au déclin de la lune, que Nioua, l'ourson noir, vit réellement le monde pour la première fois. Sa mère, Nouzak, était âgée, accablée de rhumatismes et, comme les vieilles gens, elle aimait dormir longtemps. Elle avait choisi sa caverne sur une cime élevée et stérile. C'est là que Nioua jeta son premier coup d'oeil sur la vallée. Depuis quinze jours, un printemps précoce avait transformé la région.
James Olivier Curwood
Jean-Luc Madoré – juin 2008 Orthographe 5 – 101 dictées - 4 / 17
31 - Au verger - Dans l'herbe, de grands cerisiers, posés avec sagesse, de distance en distance, dressent leurs têtes rondes. Derrière des haies de roseaux, s'abritent des abricotiers. Plus haut, la poire en espalier et la pêche mûrissent lentement au bon soleil. En avril, tous les arbres sont en fleurs. J'étais enchanté. Un paysan émondait quelques branches sans hâte ; il travaillait : tantôt, il coupait un rejet sauvage et tantôt, d'un air réfléchi, il examinait son arbre. On entendait partout le bruit du sécateur. Les abeilles paraissaient ivres ; elles dansaient partout. De temps en temps sans raison, une grande poignée de pétales partait à l'aventure et s'éparpillait.
Henri Bosco
32 - La vipère - Je m'étais assis contre le mur de pierres sèches qui borde le pré. Le soleil de juillet tombant à pic m'écrasait d'une sorte de torpeur, lorsque je vis la vipère. Je ne l'avais pas entendue arriver. Elle avait dû longer le pied du mur et, rencontrant cet obstacle que je représentais pour elle, elle s'était arrêtée. Trouvant sans doute l'endroit propice à un bain de soleil, elle s'était lovée à quelques centimètres de moi et, sa tête camuse posée sur l'un de ses anneaux, elle me regardait des deux perles noires de ses yeux.
D'après J Proal
33 - Une crue - Grossie par les pluies d'automne, la Seine avait fait tomber les barrages et se ruait vers la mer comme une bête échappée. Le fleuve roulait déjà au ras des quais et les dépêches annonçaient de mauvaises nouvelles. On disait que les affluents rompaient leurs digues, inondaient la campagne, et la crue montait. Des camions emportaient des caisses de sucre. Les quais se vidaient et la file des chariots, gravissant la pente des rampes, fuyait la crue comme une armée en marche.
Alphonse Daudet
34 - Un fleuve - Soudain au détour d'un coteau, il reçoit son premier affluent. Deux fois plus large et plus profond, il mérite maintenant d'être appelé fleuve. Il va calme et laborieux. Sur sa berge, le long des peupliers frémissants, les chevaux tirent à plein collier, en amont, les chalands vides ; et, sur les péniches aux vives couleurs, qui descendent en aval, les mariniers chantent. Il va traçant de gracieux méandres. Il va, absorbant une rivière puis une autre. Il traverse des cités illustres. Puis il s'élance de nouveau dans la libre campagne et présente son miroir à toutes les fééries du ciel.
François Coppée
35 - Le sanglier - Il faisait presque nuit. J'étais encore dans le ravin. Tout à coup, d'un hallier, à vingt mètres à peine devant moi, a débouché un sanglier. Il était lourd, trapu, et de sa hure noire, sortaient deux grands boutoirs. En me voyant, il s'est arrêté et j'ai compris qu'il était d'humeur sauvage. J'ai hésité à continuer mon chemin. L'animal, le groin bas, a grogné et soufflé dans les feuilles sèches. Je me suis écarté vers un petit rocher et j'ai attendu. Le sanglier m'a observé un long moment, puis il a remonté la sente, sans daigner, en passant, me jeter un regard.
Henri Bosco
36 - Le jour de la rentrée - C'est la rentrée. Les petits qui viennent de l'école maternelle, découvrent de nouveaux bâtiments scolaires. Je crois bien qu'ils ont un peu peur ! Nous, les grands, nous faisons quelques exercices de révision, et l'après-midi, nous allons visiter le gymnase. L'institutrice explique que tous les élèves devront avoir une tenue d'éducation physique. Le soir, les premières leçons marquent vraiment la fin des vacances.
37 - La course - Jamais je n'ai fait une première moitié de course aussi rapide. L'essoufflement pareil à une angoisse se noue déjà à ma gorge. Coude à coude, je gagne un mètre, le reperds, le regagne. Je passe : je fonce tout seul. Voilà le fil d'arrivée, enfin le fil. Là, ça y est, j'ai gagné. Je ne suis plus fatigué. Je fais encore une dizaine de foulées. J'ai gagné, gagné ! J'exulte.
Jean-Luc Madoré – juin 2008 Orthographe 5 – 101 dictées - 5 / 17
Georges Magnante
38 - Les qualités d'un pilote de course - Le pilote automobile doit posséder en course, à tout moment, la totalité d'un sang-froid supérieur à la moyenne. Il peut se trouver brusquement, en pleine vitesse, devant une route barrée par un obstacle, ou assis dans une voiture en flamme. Il doit alors calmement déterminer, en une fraction de seconde, la manoeuvre à accomplir. Une erreur de jugement peut lui coûter la vie ; elle peut entraîner la mort de concurrents ou de spectateurs...
J-A Grégoire
39 - Le collège - Après les vacances, je suis entré au collège. Quelle différence avec l'école ! Au lieu d'une seule maîtresse, nous avons un professeur différent pour chaque matière, ou presque. Bien sûr, tout était nouveau pour moi, mais cela n'a pas été aussi terrible que je le redoutais. Et puis avoir déjà un frère au collège, cela m'a bien facilité les choses.
D'après C. Jacobsen
40 - Une panne - L'auto s'essouffle. Le moteur cogne. On sent peiner toute cette vieille machine, secouée de frissons comme un vieux cheval. Sûrement, elle n'ira plus loin... La voiture épuisée n'avance plus, elle se traîne. Parfois, dans une descente, elle retrouve un peu de force et s'élance en pétaradant. Mais tout de suite à bout de souffle, elle ralentit et j'entends son coeur battre avec un bruit de ferraille... Un râle. L'auto s'arrête. Roland Dorgelès
41 - La vipère - Redressée, furieuse, enroulée autour de ma cheville, la vipère frappait avec rage de sa tête triangulaire, le cuir jaune de mes souliers montants. J'étais terrifiée ! J'essayais bien, du bout de mon autre pied, de rabattre sa tête sur le sol mais, sur ce terrain glissant, c'était difficile. Rapide comme l'éclair, l'animal esquivait mes attaques et continuait à cribler mes souliers de coups rageurs. Elle parvint à se dégager et à gagner quelques centimètres. Alors, elle se mit à frapper d'une ardeur renouvelée presque au niveau de ma jambe nue. Je n'osais plus faire un mouvement. D'une voix tremblante d'abord, puis de plus en plus désespérée, je me mis à crier.
42 - Au bord de la mer - La jeune fille s'arrêta dans les rochers pour écouter la mer. Elle connaissait bien son bruit, l'eau qui clapote et se déchire, puis se réunit en faisant exploser l'air. Elle aimait bien cela, mais aujourd'hui, c'était comme si elle l'entendait pour la première fois. Il n'y avait rien d'autre que les rochers blancs, la mer, le vent, le soleil. C'était comme être sur un bateau, loin au large... Jean-Marie G Le Clézio
43 - Seul à travers l'Atlantique - Quand venait la nuit, j'étais mort de fatigue. Je réduisais la voilure de ma grand'voile. Je préparais mon deuxième repas de la journée, qui consistait habituellement en boeuf salé et en pommes de terre bouillies dans l'eau de mer. L'air marin me donnait un appétit féroce et, naturellement, je ne pouvais pas me plaindre de mon cuisinier.
Alain Gerbault
44 - En route pour la Lune - Au crépuscule, j'ouvris le panneau et n'eus aucun mal à le mouvoir. Je me levai dans le noir et je pus jeter mon premier bon coup d'oeil sur l'univers qui s'étendait autour de moi. À l'intérieur de Gémini, la vue était limitée par les minuscules hublots, mais à présent, je pouvais regarder en haut et en bas, à gauche et à droite. Il y avait des étoiles partout, au-dessus de moi et de tous les côtés, et même en dessous près de l'invisible horizon.
M. Collins
Jean-Luc Madoré – juin 2008 Orthographe 5 – 101 dictées - 6 / 17
45 - Seul dans l'Annapurna - Avec la neige qui brille au soleil et saupoudre le moindre rocher, le décor est d'une radieuse beauté qui me touche infiniment. La transparence est absolue. Je suis dans un univers de cristal. Les sons s'entendent mal. L'atmosphère est ouatée. Une joie m'étreint. Je ne peux la définir. Tout ceci est tellement nouveau et tellement extraordinaire ! Une coupure immense me sépare du monde. Ici la présence de l'homme n'est pas prévue, ni peut-être souhaitée. Et pourtant, c'est sans aucune crainte que nous nous élevons.
Maurice Herzog
46 - Lettre d'un père à sa fille - Je suis seul, lisant tes chères petites lettres avec les larmes aux yeux. Dans une quinzaine de jours, je vous reverrai, je vous embrasserai ; nous en aurons pour longtemps à être ensemble, et je serai bien heureux. Continue d'être bonne et douce et de faire ma joie ; sois attentive et tendre avec ton excellente mère. Elle vous aime tant et est si digne d'être aimée ! Toutes les nuits, je regarde les étoiles comme nous faisions le soir sur le balcon et je pense à toi. Je vois avec plaisir que tu aimes et que tu comprends la nature.
Victor Hugo
47 - La passion de la lecture - Je dévorais l'un après l'autre les beaux volumes de la bibliothèque. Ils racontaient les aventures captivantes de personnages imaginaires ou réels et, peu à peu, les caractères et les illustrations du livre semblaient s'animer. J'étais tour à tour chasseur de grands fauves ou agent secret, Indien d'Amérique ou prince d'une cité oubliée. Bien installé dans mon lit, je voyageais au bout du monde et, quand je devais refermer le roman, c'était à chaque fois avec un peu de tristesse que je quittais cet univers magique.
48 - La recherche scientifique - À travers les journaux ou la télévision, nous apprenons régulièrement que les scientifiques ont obtenu de nouveaux résultats : chaque jour, on fabrique un meilleur médicament ou un ordinateur plus performant, on perce un peu plus les mystères de la vie ou l'on invente une arme plus terrifiante. Mais toutes ces découvertes, où nous conduisent-elles ? Au bonheur ou à la tragédie? Un jour viendra où il faudra répondre à ces questions pour savoir où se cache le progrès.
49 - L'enfant et le chardonneret - Posé sur son perchoir, le chardonneret agitait la tête avec une extraordinaire vivacité. Il m'examinait en tous sens et il frétillait de toutes ses plumes. Je le regardais sans bouger, pour bien lui inspirer confiance, car il paraissait d'humeur sociable. Aiguisant son bec contre le perchoir, il commençait déjà à émettre de petits cris. Son audace me plut. Comme je continuais à rester immobile, je dus lui plaire moi aussi et il gazouilla. Nous étions devenus les meilleurs amis du monde. Henri Bosco
50 - Guide - À la descente, je crevai un pont de neige et je tombai dans la crevasse. Pendu au bout de ma corde, je fis connaissance avec la vie intérieure du glacier tandis que passait un courant d'air gelé. Tout de suite il fit très froid : j'avais de la neige dans le cou et elle fondait le long de mon dos. Au-dessus de moi, un trou, celui que j'avais fait en crevant le pont de neige, me permettait d'entrevoir un rond de ciel. J'étais dans une tirelire de glace, la corde sciait la neige, s'enfonçant sous les bords des crevasses. Gaston Rebuffat
51 - Une partie de pêche - Un jeudi, de grand matin, debout sur une roche, je laissai flotter ma ligne dans le tourbillon des belles eaux claires. Ah ! Quel bonheur quand, au bout de quinze à vingt minutes, en allongeant et retirant lentement l'amorce sur l'eau agitée, tout à coup une secousse répétée m'avertit que le poisson avait mordu et qu'ensuite le bouchon descendit comme une flèche habilement lancée... C'était un gros ! Je le laissai filer, et puis, relevant la gaule à la force du poignet, une truite colorée fila dans les airs et se mit à sauter au milieu des ronces coupées et des herbes pleines de rosée. Erckmann Chatrian
Jean-Luc Madoré – juin 2008 Orthographe 5 – 101 dictées - 7 / 17
52 - L'enfant et le chien - Félix, qui était maçon, ne rentrait pas avant le soir ; mais, en son absence, sa maison était gardée par un chien immense qui bondissait sur les passants en s'étranglant au bout d'une chaîne. Sans la moindre hésitation apparente, je m'avançai vers le fauve. Ma vue sembla surexciter l'animal : je m'arrêtai au bord du demi-cercle qu'avaient tracé ses allées et venues. Du fond de sa niche, il bondit, mais d'un élan si prodigieux que la boucle du collier céda.
53 - Comme un radar - Les orques ne consomment pas uniquement des proies attrapées sur les côtes. Ils chassent surtout au large en pleine eau. Ils émettent alors des sons très brefs qu'on appelle des clics. Ces sons ne sont pas destinés au bavardage : ils servent à détecter des animaux que les orques ne voient pas encore. Les clics se réfléchissent et reviennent vers l'orque, lui indiquant la présence de sa victime. Wapiti, mars 92
54 - Quel caractère ! - La taupe s'active en général quatre heures durant, puis dort trois heures pour digérer tout ce qu'elle a avalé. Elle a très mauvais caractère. Pas question de se laisser envahir par les voisins : à chacun son territoire ! La femelle taupe met au monde quatre ou cinq petits. Leur mère les allaite pendant environ un mois. À un mois et demi, ils sont déjà grands et leur mère les chasse. Alors, chacun prend son indépendance et part en quête d'une prairie inhabitée.
Wapiti, mars 92
55 - Une jeune danseuse - Une petite fille de dix ans s'avance et alors les cuivres commencent une valse lente. La petite élève mollement ses bras et se met à danser. Le mouvement s'accélère. Pareille à une toupie, la petite danseuse tournoie sur les pointes jointes de ses pieds, les bras étendus. Puis elle bondit et retombe au grand écart, immobile, la tête penchée sur l'épaule comme un pantin cassé. D'après P.A. Lesort
56 - Souvenirs d'enfance - Le soir, lorsqu'il faisait noir, que les chiens de la ferme voisine commençaient à hurler et que la vitre de notre petite cuisine s'illuminait, je rentrais enfin. Ma mère avait commencé de préparer le repas. Je montais trois marches de l'escalier du grenier : je m'asseyais sans rien dire et, la tête appuyée aux barreaux froids de la rampe, je la regardais allumer son feu dans l'étroite cuisine où tremblait la flamme d'une bougie… Nous étions une famille heureuse à la nuit lorsque mon père avait accroché les volets de bois aux portes vitrées.
Alain Fournier
Le grand Meaulnes
57 - Hiver en montagne - On était au début de janvier. Le soleil paresseux éclairait une campagne enneigée, des forêts sombres tachées de blanc, des torrents pris sous la glace. Les villages enfoncés sous la neige ne se distinguaient qu'à peine. On les devinait cependant à la fumée qui montait des toits. Hommes et bêtes vivaient serrés les uns contre les autres. Dans l'étable, la tiédeur était uniforme. On travaillait à la clarté des lampes plus longtemps qu'à la lumière du soleil.
C. Sainte-Soline
58 - Pas de soupe - Il s'étrangle, tousse, éternue, crache et hurle, empoigne à pleine(s) main(s) son verre qu'il lance contre la bonne. Alors, énervée, elle prend sous son bras la tête du moutard et commence à lui entonner coup sur coup des cuillerées de soupe dans le gosier. Il les vomit à mesure, trépigne, se tord, suffoque, bat de ses mains, rouge comme s'il allait mourir étouffé.
Guy de Maupassant
59 - Le vieux jeune homme - Il avait trente ans et il passait pour vieux et usé ; sa taille était haute mais courbée comme celle d'un vieillard ; ses cheveux étaient longs mais blancs, ses mains étaient fortes et nerveuses, mais desséchées et couvertes de rides ; son costume était misérable et déguenillé, il avait l'air gauche et embarrassé ; sa physionomie était pâle, triste, laide et même insignifiante. Gustave Flaubert
Jean-Luc Madoré – juin 2008 Orthographe 5 – 101 dictées - 8 / 17
60 - Une enquête de Sherlock Holmes - Le train s'arrêta à une petite gare et nous descendîmes. Dehors, derrière la barrière basse, une voiture attelée attendait. Notre arrivée prit l'allure d'un grand événement : le chef de gare et les porteurs se disputèrent nos bagages. Mais je m'étonnai de voir près de la porte deux militaires appuyés sur leurs fusils qui nous dévisagèrent attentivement quand nous passâmes devant eux. Le cocher salua Sir Henry Baskerville et mit nos bagages dans la voiture qui démarra aussitôt. Nous nous engageâmes sur la route large et blanche qui menait au château.
Sir Arthur Conan Doyle
61 - Les fleurs sauvages - On les appelle vaguement les mauvaises herbes. Elles ne servent à rien… Personne ne les sème, personne ne les cueille. On leur fait une guerre sans merci, le paysan les craint, la charrue les poursuit, le jardinier les hait… Le long du grand chemin, le passant les écrase et le chariot les broie. Malgré tout, les voilà : assurées, tranquilles. Pas une ne manque à l'appel du soleil. Elles suivent les saisons sans dévier d'une heure. Elles ignorent l'homme qui s'épuise à les vaincre et, dès qu'il se repose, elles poussent dans ses pas.
M. Maeterlinck
62 - L'orange de Noël - Noël, dans mon enfance, c'était le jour où on me donnait une orange. C'était un grand événement. Sous la forme de cette pomme d'or, parfaite et brillante, je pensais tenir dans mes mains tout le bonheur du monde. Je regardais ma belle orange. Ma mère la tirait de son papier de soie. Tous les deux, nous en admirions la grosseur, la rondeur et l'éclat. Je prenais dans le buffet un beau verre à pied en cristal. Je le renversais, le mettais à droite, au bout de la cheminée, et ma mère posait dessus la belle orange. Je ne me souviens pas d'avoir, une seule fois, mangé l'orange de Noël. Per JakezHélias
63 - Préparation du journal télévisé - Le journal se prépare durant des conférences au cours desquelles les informations sont données, triées et préparées. La première réunion permet déjà de faire un premier choix parmi les informations et d'envoyer sur place les équipes de journalistes ; la deuxième sélectionne, parmi les informations recueillies, celles qui seront diffusées ; la troisième réunion consiste à organiser minutieusement le journal télévisé.
64 - Un requin-baleine - Le monstre est un requin-baleine. Sa tête atteint une telle grosseur et une telle laideur qu'elle nous impressionne. Elle est large et plate comme celle d'une grenouille, avec des petits yeux placés latéralement et des mâchoires de crapaud d'un mètre d'ouverture, agrémentées de longues franges aux coins. Un corps énorme la prolonge, mais la longue queue pointue et la mince nageoire caudale, dressée en l'air, prouvent que l'animal n'appartient à aucune espèce de baleine.
D'après Thor Heyerdhal L'expédition du Kon-Tiki
65 - Victoire à 8000 mètres - C'est l'arête terminale. L'alpiniste se sent soudain plus grand, plus fort. Ses jambes le poussent en avant. Malgré l'air raréfié et le froid perçant, malgré l'extrême fatigue, il sait qu'il va réussir. Et bientôt, il atteint le sommet. Ses yeux s'ouvrent sur ce spectacle inoubliable, sur ces glaciers immenses, sur ces sommets majestueux et enneigés. Il songe à ses amis disparus pour cette conquête. Il les voit. Doucement, il murmure : « Cette victoire, ces moments intenses, c'est à vous que je les offre. »
66 - Neige tardive - Nous n'avions pas eu d'hiver cette année-là, tout au plus un temps maussade, humide, mais pas de frimas, ni de gelées. Les températures étaient restées douces. Le printemps, alors, s'était installé sans bruit, avec son cortège d'odeurs et de couleurs. Et puis, un soir de la mi-avril, alors que la météo annonçait un net refroidissement, il s'était mis à neiger. Quelle catastrophe pour la nature, mais quel bonheur pour nous, les enfants ! Très excités, nous ne nous étions pas endormis très vite.
Jean-Luc Madoré – juin 2008 Orthographe 5 – 101 dictées - 9 / 17
67 - Les marmottes - Les marmottes vivent dans l'alpage, sur les versants bien exposés au soleil. Elles choisissent un terrain bien meuble pour creuser leur terrier. Les galeries sont juste assez larges pour laisser passer l'animal. Elles forment un réseau de plusieurs dizaines de mètres dont les entrées sont souvent dissimulées sous une grosse pierre. Le fond du terrier est occupé par une vaste chambre. Tous les membres de la famille y passeront l'hiver en hibernation, serrés les uns contre les autres.
68 - Soir d'automne - Brusquement, la pluie avait cessé. La bise venue du nord avait balayé les rues boueuses, séchant les flaques et les toits. Le ciel était net, d'une pâleur intense où ls étoiles accrochaient des feux tremblotants. Le temps des gelées était proche. Les dernières feuilles rouges demeurées dans les vignobles allaient tomber dans les sillons, se craqueler et se tordre sous le froid piquant des matins, tandis que les champs dénudés prendraient leurs teintes grises et brunes de la saison d'hiver.
P. Gamarra
69 - Coucher de soleil en mer - Le soleil se couchait, la marée montait au fond sur les roches qui s'effaçaient dans le brouillard bleu du soir blanchi par l'écume des vagues rebondissantes ; à l'autre partie de l'horizon, le ciel rayé de longues lignes orange avait l'air balayé comme par de grands coups de vent. Sa lumière reflétée sur les flots les dorait d'une moire chatoyante ; se projetant sur le sable, elle faisait briller dessus un semis d'acier.
Gustave Flaubert
70 - Deux amis - On n'a jamais fini de s'amuser avec un chien. Le mien gambade follement ; je le caresse, il se remet à courir ; j'essaie vainement de le rattraper. Il s'arrête soudain ; il a aperçu un oiseau qui s'est caché dans la haie ; puis le voilà intéressé par un vieil os avec lequel il jongle. Et pendant que je suis occupé à chercher des plantes, il joue aux quatre coins avec un papillon, tout en mordillant les fleurs que j'ai cueillies. R. Cotard
71 - Souvenir d'enfance - Je n'étais pas depuis cinq minutes devant un livre que, gentiment, les souris accouraient pour me distraire. Chaque jour, je leur apportais des friandises et je les rassurais si bien qu'elles venaient grignoter les miettes sur la table même où je travaillais. Elles n'étaient que deux, mais je me persuadais qu'elles auraient bientôt des petits. Chaque matin avec des battements de coeur, j'espérais l'apparition des souriceaux. Il y avait un trou dans le mur : c'est là qu'était leur gîte.
72 - L'aventure de Maïa - Maïa volait entre les ronces qui portaient encore des fleurs lorsque, tout à coup, quelque chose se posa sur sa tête et sur ses épaules. Ses ailes se trouvèrent paralysées et pourtant Maïa ne tomba pas. Elle poussa un cri d'épouvante ; elle était dans une toile d'araignée. Elle criait, elle bourdonnait, elle appelait au secours, mais elle s'entortillait toujours plus dans la toile. Et elle aperçut, tout près d'elle, sous une feuille de ronce, l'araignée elle-même.
W. Bonssels
73 - Le pêcheur - Bargabot tira de sa poche un long couteau. Il se tailla une énorme miche de pain, y plaça deux poissons et traça une croix avec sa lame au-dessus de sa nourriture. Puis il mangea. Nous le regardions. Il ne disait mot... Nous ne pensions pas à manger. Il s'en aperçut. Nos yeux se rencontrèrent : - Il faut manger, fiston, murmura-t-il. J'ai pêché ce poisson pour vous.
Henri Bosco
74 - Mon ami Lili - Avec l'amitié de Lili, une nouvelle vie commença pour moi. Nous restions souvent étendus sous les sapins, nous bavardions à voix basse pendant des heures. Lili savait tout : le temps qu'il ferait, les sources cachées, les ravins où l'on trouve des champignons. Avec un roseau, il fabriquait une flûte à trois trous... En échange de tant de secrets, je lui racontais la ville : les
Jean-Luc Madoré – juin 2008 Orthographe 5 – 101 dictées - 10 / 17
magasins où l'on trouve de tout, les expositions de jouets à Noël, les fêtes foraines.
Marcel Pagnol
75 - Le loup et la bergère - Au milieu du troupeau, je vis un chien jaune qui emportait un mouton dans sa gueule. Je pensai tout d'abord que Castille était devenue enragée ; mais dans le même instant, Castille se jeta dans mes jupes en poussant des hurlements plaintifs. Aussitôt, je devinai que c'était un loup. Il emportait le mouton à pleine gueule par le milieu du corps. Il grimpa sans effort sur le talus et, quand il sauta le large fossé qui le séparait du bois, ses pattes de derrière me firent penser à des ailes. Marguerite Audoux
76 - Au jardin - Les enfants avaient aperçu le jardin : rien ne put les retenir. Ils s'en emparèrent à l'instant même, courant, s'appelant, ravis, se croyant égarés. Il y avait des fleurs autant qu'on en pouvait rêver. Il y avait surtout des coins qu'on n'avait pas cultivés depuis longtemps et où poussaient buissons, arbustes, herbes. Il y avait tant de fruits qu'on ne ramassait pas ceux qui tombaient. Le propriétaire autorisa le pillage des treilles. Les garçons étaient ivres de raisins.
Victor Hugo.
77 - Un déjeuner en plein air - Nous construisîmes un foyer en rapprochant trois grosses pierres, puis, au-dessus d'une crépitante braise de romarin, Lili installa, sur un carré de grillage qu'il avait apporté, trois côtelettes et trois saucisses. Elles pleurèrent de grésillantes larmes de graisse, dont la fumée lourde et nourrissante me fit saliver comme un jeune chien. Ce déjeuner fut délicieux. Lili taillait ses bouchées de pain avec son couteau et il mangeait gravement, la joue gonflée, dans un silence presque solennel.
Marcel Pagnol.
Le temps des secrets.
78 - Au bord de l'eau - L'enfant arriva tout près de l'eau. Quelques poissons folâtraient, rapides, dans le courant clair. Une petite grenouille verte sauta sous ses pieds. Il essaya de la prendre. Elle lui échappa. Il la poursuivit et la manqua trois fois de suite. Enfin, il la saisit par l'extrémité de ses pattes et se mit à rire en voyant les efforts que faisait la bête pour s'échapper. Elle se ramassait sur ses grandes jambes, puis d'une détente brusque, les allongeait subitement tandis que, l'oeil tout rond, avec un cercle d'or, elle battait l'air de ses pattes de devant qui s'agitaient comme des mains.
Guy de Maupassant.
79 - Les écoliers de Panama - De chaque côté de la chaussée, se dressaient des cabanes, hautes sur pattes, avec des régimes de bananes pendus à la porte et des nègres assoupis sur le seuil. Une grande pancarte, plantée sur le talus, accrocha mon regard: "Messieurs les automobilistes sont priés de vouloir bien charger au passage les enfants qui se rendent à l'école." Nous recueillîmes trois gamines de huit ou dix ans, noires, souriantes, des anneaux de cuivre aux oreilles, les cheveux nattés en petits boudins et piqués de rubans roses.
Henri Troyat.
80 - Chemin de Provence - Il était, bien joli, ce chemin de Provence. Il se promenait entre deux murailles de pierres cuites par le soleil, au bord desquelles se penchaient vers nous de larges feuilles de figuier, des buissons de clématites et des oliviers centenaires. Au pied des murs une bordure d'herbes folles et de ronces prouvait que le zèle du cantonnier était moins large que le chemin. J'entendais chanter les cigales et sur le mur couleur de miel de petits lézards gris, immobiles, la bouche ouverte, buvaient le soleil.
Marcel Pagnol.
La Gloire de mon Père.
81 - Départ au crépuscule - Au moment du départ, tout va bien. Le postillon fait claquer son fouet, les grelots des chevaux babillent joyeusement ; le mouvement de la voiture donne à l'esprit de la
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gaîté et le crépuscule de la mélancolie. Peu à peu, la nuit tombe, la conversation des voisins languit, on sent ses paupières s'alourdir, les lanternes s'allument... Il fait tout à fait nuit, on s'endort. C'est précisément ce moment-là que la route choisit pour devenir affreuse ; les bosses et les fondrières s'enchevêtrent, la malle se met à danser...
Victor Hugo.
82 - Un violent orage - Un ciel noir pesait maintenant sur le village et une pluie serrée noyait déjà la lisière des bois. Arsène avait à peine roulé deux cents mètres que l'orage éclatait avec un bruit fracassant. En quelques minutes, la nuit s'était faite, mais les éclairs se suivaient si pressés qu'ils entretenaient une clarté d'aurore. La pluie tombait dru et Arsène, qui s'était engagé dans un chemin de traverse, dut descendre de sa machine pour chercher un abri.
Marcel Aymé,
La Vouivre.
83 - Au restaurant - Profitant d'une accalmie dans le service, elle regarda la salle. Il y avait un contraste étrange entre la fièvre qui régnait aux cuisines et la tranquillité des clients. Assemblés autour des tables, des visages se penchaient sur la nourriture avec appétit. Le bruit des fourchettes et des couteaux, le tintement des verres, le murmure des conversations croisées réjouissaient Amélie comme une musique. Elle avait plaisir à constater que tous ces gens appréciaient le confort de sa maison au point de l'avoir choisie pour leurs vacances.
Henri Troyat
84 - Le lionceau - Il y a par terre, au milieu du salon, un lionceau de trois semaines. Sur un corps long de trente centimètres, il a déjà une grosse tête de vieux lion avec deux oreilles en peluche. Les indigènes l'ont pris au nid, tandis que la mère chassait ainsi qu'ils font toujours. Je lui donne le biberon ; il suce avec avidité, puis ses yeux se mouillent de plaisir comme ceux des petits chats, se ferment, et il s'endort sur le dos, le ventre en l'air, les quatre pattes ouvertes. Cinq chiens de chasse l'entourent et le regardent d'un oeil terrifié, respectueux devant celui qui sera le maître.
P. Morand.
85 - Sombre dimanche - J'ai retourné ma chaise et je l'ai placée comme celle du marchand de tabac parce que j'ai trouvé que c'était plus commode. J'ai fumé deux cigarettes, je suis rentré pour prendre un morceau de chocolat et je suis revenu le manger à la fenêtre. Peu après, le ciel s'est assombri et j'ai cru que nous allions avoir un orage. Il s'est découvert peu à peu cependant. Mais le passage des nuées avait laissé sur la rue comme une promesse de pluie... Je suis resté longtemps à regarder le ciel. À cinq heures, des tramways sont arrivés dans le bruit.
Albert Camus.
L'Étranger.
86 - La danseuse et la chèvre - Dans un vaste espace laissé libre parmi la foule, une bohémienne dansait. Elle tournait, elle tourbillonnait sur un vieux tapis, jeté négligemment sous ses pieds ; et, chaque fois qu'en tournoyant sa rayonnante figure passait devant nous, ses grands yeux noirs jetaient un éclair. Autour d'elle tous les regards étaient fixes, toutes les bouches ouvertes. La jeune fille s'arrêta enfin, et le peuple applaudit avec amour. Alors, Pierre vit arriver une jolie petite chèvre alerte, éveillée. Victor Hugo,
Notre-Dame de Paris.
87 - Le phoque - Il avait un joli corps brun, bien dodu et luisant. Entre deux plongeons, on voyait émerger sa petite tête maligne, ornée de belles moustaches de gros chat ; il soufflait, alors, en s'ébrouant, comme font les enfants qui se baignent, pour débarrasser leur nez des gouttelettes d'eau. Les matelots s'étaient mis à lui lancer des débris de poissons qu'il attrapait au vol. Pour les remercier, il se livrait alors à une quantité de sauts et de gentilles farces.
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Pierre Loti.
Un jeune officier pauvre.
88 - Le bel été se meurt. - Déjà j'ai vu les hirondelles s'assembler pour le départ ; voici déjà dans les prés les mauves ciboires des colchiques ; au pied des arbres morts, voici les premiers champignons. Les ombres, plus longues, tournent plus vite autour des peupliers. Chaque soir le soleil disparaît un peu plus tôt. On entend marteaux et maillets enfoncer les cercles des tonneaux. C'est la saison des fruits et des vendanges, des labours et des semailles. Le bel été n'est pas mort et cependant je sens qu'il va mourir.
Gabriel Faure,
Automne.
89 - La baguette magique. - Longue et droite, elle devenait une lance ou peut-être une épée ; il suffisait de la brandir pour faire surgir des armées. Christophe en était le général ; il marchait devant elles, leur donnait I'exemple, montait à l'assaut des talus. Quand la branche était flexible, elle se transformait en fouet. Christophe se faisait chef d'orchestre ; il dirigeait et il chantait ; et ensuite il saluait les buissons dont le vent agitait les petites têtes vertes.
Romain Rolland.
Jean-Christophe, L'aube.
90 - Un étalage féérique. - C'était l'exposition des ombrelles. Toutes ouvertes, arrondies comme des boucliers, elles couvraient le hall, de la baie vitrée du plafond à la cimaise de chêne verni. Autour des arcades des étages supérieurs, elles dessinaient des festons ; le long des colonnes, elles descendaient en guirlandes ; sur les balustrades des galeries, jusque sur les rampes des escaliers, elles filaient en lignes serrées ; et partout, rangées symétriquement bariolant les murs de rouge, de vert et de jaune, elles semblaient de grandes lanternes vénitiennes, allumées pour quelque fête colossale.
Émile Zola.
Au bonheur des dames.
91 - Les copains. - Les copains, un sac sur l'épaule ou une musette en bandoulière, s'avançaient à la file. Ils étaient contents d'une foule de choses, d'avoir une bande de ciel clair sur leur tête, d'être engagés profondément dans une forêt si ténébreuse et d'aller où ils allaient. Ils étaient contents d'être sept bons copains marchant à la file, de porter sur le dos ou sur le flanc de la boisson et de la nourriture et de trébucher contre une racine ou de fourrer le pied dans un trou d'eau. Ils étaient contents d'avoir agi ensemble, et d'être ensemble dans un même lieu de la terre pour s'en souvenir. Jules Romains.
Les copains.
92 - Un travail d'équipe. - On venait de terminer une superbe machine à vapeur de la force de mille chevaux... Elle s'arrêta un moment comme pour prendre haleine et se laisser admirer. Parmi les deux mille ouvriers de 1'usine, il ne s'en trouvait pas un peut-être qui n'eût coopéré à ce beau travail dans la mesure de son talent et de ses forces... Maintenant ils la voyaient, leur machine, debout, dans son ensemble, ajustée pièce à pièce. Et ils étaient fiers. Ils l'admiraient en connaisseurs, la flattaient de leurs grosses mains rugueuses, la caressaient, lui parlaient leur rude langage,
Alphonse Daudet.
Jack.
93 - Dans une classe il y a cent ans. - Aux petits, j'enseignais à déchiffrer les syllabes, aux moyens j'apprenais à tenir correctement la plume pour écrire quelques mots de dictée sur les genoux ; aux grands, je dévoilais les secrets des fractions.Et pour tenir en respect ce monde remuant, donner à chaque intelligence un travail suivant ses forces, tenir en éveil l'attention, chasser enfin l'ennui de la
Jean-Luc Madoré – juin 2008 Orthographe 5 – 101 dictées - 13 / 17
sombre salle, dont les murailles suaient la tristesse encore plus que l'humidité, j'avais pour unique ressource la parole, pour unique mobilier le bâton de craie.
J-H Fabre.
Les Abeilles maçonnes.
94 - Le jeu de la diligence. - Aussitôt, Haugard organise le jeu. En un instant, les chevaux sont attelés, les postillons font claquer leur fouet, les brigands s'arment de couteaux et de tromblons, les voyageurs bouclent leurs bagages et emplissent d'or leurs sacs et leurs poches. Les cailloux de la cour et les lilas qui bordaient le jardin de M. le Directeur nous avaient fourni le nécessaire. On partit. Les brigands nous attendaient dans une gorge d'une montagne affreuse, formée par le perron vitré qui conduisait au parloir. L'attaque fut surprenante et terrible.
Anatole France.
95 - Nuit de printemps en forêt. - La forêt était déjà en pleine joie magique. Elle avait commencé sa fête nocturne de printemps. Un aulne avait ouvert brusquement ses bourgeons et déplié ses feuilles et, de noir, il était devenu neigeux et frissonnant. Un érable venait de fendre ses bourgeons à fleurs. Il était allumé d'une lumière mate comme un arbre de farine. Chaque fois qu'il ouvrait un bourgeon, un petit éclair sautait, tout luisant et l'odeur de sucre coulait. Des érables s'allumaient dans toutes les salles de la forêt... Partout, des bourgeons s'ouvraient, tous les arbres allumaient des feuilles neuves. Jean Giono.
Que ma joie demeure.
96 - En vendange - Tout le vignoble est en fête. Chaussé de grosses bottes, l'oncle Frédéric dirige le travail des vendangeurs. Le bruit sec des ciseaux se mêle aux chants, aux rires sonores, aux appels des gamins barbouillés de jus de raisin. Les femmes coupent inlassablement les lourdes grappes dorées qui tombent, avec un bruit sourd, au fond des baquets et des paniers. Quand les récipients sont pleins, on va les vider dans les grandes hottes de bois que les hommes chargent, par des bretelles de cuir, sur leurs robustes épaules.
Irénée Desban
97 - L'école en plein air - Garcons et filles portent des cartables, des paniers. Ils apprennent ensemble la figure et le nom des plantes, la vie de la forêt, les habitudes des animaux. Ils grimpent aux arbres et en redescendent avec des nids dans leurs poches. Dans le fond d'eau des fossés, les têtards transparents fuient. Les rainettes bondissent lourdement, les oiseaux sautillent et s'envolent. Parfois ils découvrent au milieu de la route une peau abandonnée par un serpent qui muait. L'été, ils cassent des branches pendantes de châtaigniers pour s'abriter du soleil et boivent dans le filet des fontaines
Paul Nizan
98 - Départ pour une croisière - Les hommes embarquaient l'ancre. Je pris la barre et le bateau pareil à un grand fantôme blanc glissa sur l'eau tranquille. Dès que nous fûmes dans la passe, le yacht accéléra sa marche et sembla s'animer. Je fis route pour doubler le cap. Le jour naissait, les étoiles s'éteignaient, le phare de Villefranche ferma pour la dernière fois son oeil tournant et j'aperçus, dans le ciel lointain, au-dessus de Nice encore invisible, des lueurs roses : c'étaient les glaciers des Alpes dont l'aurore allumait les cimes.
Guy de Maupassant
99 - La souris prisonnière - Papa attrapait les souris toutes vivantes dans une espèce de boîte qui se fermait sur elles en claquant et dont elles ne pouvaient sortir. J'allais les regarder là, par leur petite fenêtre grillagée. Je voyais une jolie petite bête avec de jolis petits yeux vifs, et j'aurais bien voulu la tenir dans ma main. Mais, dans la boîte, elle courait de tous les côtés pour trouver la porte, de plus en plus folle de terreur.
M. Noël
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100 - Une jeune pianiste - Isabelle jouait et des deux mains en même temps ! Les petits doigts bruns couraient sur les touches, un mince bracelet d'argent dansait autour de son poignet. Parfois, elle levait très haut une main qui restait suspendue en l'air une seconde puis retombait, avec une vitesse incroyable, sur plusieurs notes à la fois, comme un épervier sur des hirondelles. Je ne bougeais pas plus qu'une statue. Je regardais la crispation des fragiles épaules, et la petite nuque pâle entre deux tresses de soie brillante.
Marcel Pagnol.
101 - La visite du docteur - Tout en parlant, il relevait ses lunettes sur son front d'un geste machinal et lançait un regard aigu qui vous entrait jusqu'au ventre. Il ausculta Marthe, la palpa, l'examina soigneusement. Par moment, il hochait la tête comme pour approuver des réflexions qu'il se faisait à part lui. Quand il eut fini son examen, il borda soigneusement la malade. Puis il se mit à rédiger minutieusement une longue ordonnance où il prescrivait du repos, des fortifiants, une bonne nourriture.
E. Moselly
SOURCE :
Jean-Luc Madoré – juin 2008 Orthographe 5 – 101 dictées.
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Dictées CE1
[i] / (i)
❶ Il y a une souris sur le tapis.
❷ Il y a une petite souris sur le tapis gris.
❸ Il y a une souris grise sur le petit tapis.
[a] / (a)
❶ Il y a un parc avec un arbre.
❷ Devant la classe, il y a un parc avec un arbre.
❸ Devant la classe, il y a un parc avec des arbres.
[wa] / (oi)
❶ Le soir, il y a une étoile dans le noir.
❷ Le soir, l’étoile fait un voyage dans la nuit noire.
❸ Le soir, la petite étoile fait un joyeux voyage dans la nuit noire.
[l] / (l)
❶ • Il y a une voiture dans la rue. / • J’ai un livre.
❷ • Il y a une voiture blanche dans la rue. / • À l’école, j’ai un livre.
❸ • Il y a une belle voiture blanche dans la rue. / • À l’école, j’ai un livre avec des leçons.
[r] / (r)
❶ • Avant, en France, il y avait un roi. / • J’ai un frère et une sœur.
❷ • Avant, en France, il y avait des rois et des reines. / • J’ai un frère et deux sœurs.
❸ • Aujourd’hui, en France, il n’y a plus de roi ni de reine. / • J’ai trois frères et une sœur.
[u] / (u)
❶ Je suis dans ma voiture. J’écoute de la musique.
❷ Je suis dans ma voiture. Je n’écoute pas de musique.
❸ Je suis dans ma voiture blanche. Je n’écoute plus de musique.
[…] / (ou)
❶ Aujourd’hui, c’est une belle journée.
❷ Aujourd’hui, c’est une belle journée. Je dis bonjour à tout le monde.
❸ Aujourd’hui, c’est une belle journée. Je dis bonjour à tout le monde, surtout à la maitresse.
[…] […] [e] / (eu)
❶ Ma sœur a les yeux bleus. Elle adore son cheval.
❷ Ma sœur a les yeux bleus et les cheveux noirs. Elle adore son cheval.
❸ Ma sœur a les yeux bleus et les cheveux noirs. Elle adore les chevaux.
[o] […] / (o)
❶ C’est l’automne. Il y a beaucoup de vent.
❷ C’est l’automne. Dehors il y a beaucoup de vent. Un chapeau s’envole.
❸ C’est l’automne. Dehors il y a beaucoup de vent. Alors le chapeau jaune d’un homme s’envole.
[p] / (p)
❶ La pluie tombe. Je fais du sport dehors. Alors je rentre vite.
❷ La pluie tombe encore. Comme je fais du sport dehors, je rentre vite.
❸ Une petite pluie fine tombe encore. Je fais du sport dehors. Mes parents m’appellent. Alors je rentre vite.
[t] / (t)
❶ Mon frère a beaucoup de travail. Comme il fait beau, il travaille dehors. Il porte des lunettes.
❷ Mes frères ont beaucoup de travail. Comme il fait beau, ils travaillent dehors. Ils portent des lunettes.
❸ Aujourd’hui, mes frères ont beaucoup de travail. Comme il fait beau, ils travaillent dehors. Ils portent toujours des lunettes.
[k] / (k)
❶ • A l’école, sa classe est à côté de celle de son ami Rémi. • Quand ce sont les vacances, elle fait du ski !
❷ • A l’école, sa classe est à côté de celle de son amie Karine. • Quand ce sont les vacances, elle fait du ski parce qu’elle adore ça !
❸ • A l’école, sa classe est à côté de celle de son amie Karine. • Quand ce sont les vacances, elles font du ski parce qu’elles adorent ça !
[é] / (é)
❶ Ce matin, Paul part très tôt de chez lui. Il est le premier élève qui arrive à l’école. Il lit une histoire.
❷ Ce matin, Paul part très tôt de chez lui. Il est le premier élève qui arrive à l’école. Il sort un livre de son cartable.
❸ Ce matin, Paul part très tôt de chez lui. Il est le premier élève qui arrive à l’école. Il sort un livre et un cahier de son cartable. Il lui tarde de découvrir la suite de l’histoire.
[…] / (an)
❶ Une orange pousse sur l’arbre. L’enfant ramasse le fruit. Il utilise un grand panier.
❷ Des oranges poussent sur l’arbre. Les enfants ramassent les fruits pendant les vacances. Ils utilisent un grand panier blanc.
❸ Des oranges poussent sur les arbres. Les enfantsramassent souvent les fruits pendant les vacances. Ils utilisent toujours des grands paniers blancs.
[…] / (on)
❶ Bonjour tout le monde ! Nous sommes des pompiers. Nous roulons très vite dans notre gros camion rouge.
❷ Bonjour tout le monde ! Nous sommes des pompiers. Nous avons un gros camion rouge. Nous roulons très vite quand on nous appelle.
❸ Bonjour tout le monde ! Nous sommes des pompiers. Nous avons un gros camion rouge. Nous roulons très vite quand on nous appelle. Nous sauvons les maisons du feu !
[d] / (d)
❶ Pendant que le docteur discute avec ma mère, je fais un dessin. J’ai de la température. Ce soir j’irai au lit tôt pour être en forme.
❷Je suis chez le docteur avec ma mère. Pendant qu’ils discutent, je fais un dessin. J’ai de la température mais rien de grave. Ce soir j’irai au lit très tôt pour être en forme.
❸ Aujourd’hui, je suis chez le docteur avec ma mère. Pendant qu’ils discutent, je fais un dessin. J’ai de la température mais ce n’est pas grave. Ce soir j’irai au lit très tôt pour être en forme demain.
[m] / (m)
❶ Monsieur et Madame Dupont ont une grande famille. Ils décident d’aller voir la maitresse. Elle leur explique tout. Les enfants sont heureux de venir à l’école.
❷ Monsieur et Madame Dupont se posent mille questions. Ils décident d’aller voir la maitresse. Elle leur explique tout. Les enfants sont toujours heureux de venir à l’école. Ils travaillent bien.
❸ Monsieur et Madame Dupont ont une grande famille. Comme ils se posent mille questions, l’homme et la femme décident d’aller voir la maitresse. Elle leur explique tout. Les enfants sont toujours heureux de venir à l’école. Ils travaillent très bien.
[n] / (n)
❶ Les animaux n’aiment pas la neige, elle est trop froide. Pendant l’hiver, ils ont plus de poils que l’été pour avoir chaud. La marmotte hiberne. L’ours hiverne.
❷ Les animaux n’aiment pas la neige, elle est trop froide. Pendant l’hiver, ils ont beaucoup plus de poils que l’été pour avoir bien chaud. La marmotte hiberne dans son terrier. L’ours hiverne dans un abri. Avant, ils mangent beaucoup pour stocker de la graisse.
❸ Les animaux n’aiment pas la neige, elle est trop froide. Pendant l’hiver, ils ont beaucoup plus de poils que l’été pour avoir bien chaud. Les marmottes hibernent dans des terriers. Les ours hivernent dans des abris. Avant, ils mangent beaucoup pour stocker de la graisse dans leur(s) corps.
[z] / (z)
❶ C’est l’été. Sur le mur de la maison, un lézard bronze au soleil. Dans la cuisine, mon père prépare des fraises. Dehors, mon frère et moi jouons.
❷ C’est l’été. Sur le mur de la maison, des lézards bronzent au soleil. Dans la cuisine, mon père prépare des fraises au sucre. Dehors, mon frère et moi jouons. Nous sommes des pirates.
❸ C’est l’été. Sur le mur de la maison, des lézards bronzent au soleil. Dans la cuisine, mes parents préparent des fraises au sucre. Dehors, mon frère et moi jouons. Nous sommes des pirates à la recherche d’un trésor.
[s] / (s)
❶ C’est le soir. Le soleil se couche. Il est temps d’aller au lit ! Je nourris mon poisson rouge. Je me brosse les dents. Puis je file dans ma chambre. Ma sœur me raconte une histoire.
❷ C’est le soir. Le soleil se couche. Il est temps d’aller au lit ! Avant, je nourris mes poissons rouges. Je me brosse les dents. Puis je file dans ma chambre. Ma sœur me raconte souvent une histoire.
❸ C’est le soir. Le soleil se couche. Il est temps d’aller au lit ! Avant, je nourris mes poissons rouges. Ensuite, je me brosse les dents. Puis je file dans ma chambre. Ma sœur me raconte souvent une histoire. Quand elle oublie, ça me rend triste.
[è] / (è)
❶ Ma grand-mère a une idée derrière la tête. Elle organise peut-être une fête surprise pour mon anniversaire ? Je vais avoir huit ans. Hier, elle cherchait des recettes de cuisine. Je me demande si c’est pour me faire un gâteau…
❷ Ma mère et ma grand-mère ont une idée derrière la tête. Elles organisent peut-être une fête surprise pour mon anniversaire ? Je vais bientôt avoir huit ans. Hier, elles cherchaient des recettes de cuisine sur l’ordinateur. Je me demande si c’est pour me faire un gâteau…
❸ Ma mère et ma grand-mère ont une idée derrière la tête. Elles organisent peut-être une fête surprise pour mon anniversaire ? Je vais bientôt avoir huit ans. Hier, elles cherchaient des recettes de cuisine sur l’ordinateur. Je me demande si c’est pour me faire un gâteau… J’aime les gâteaux au chocolat mais aussi les tartes à la crème.
[…] / (f)
❶ C’est l’automne. Sophie est chez elle. Elle regarde par la fenêtre. Des feuilles tombent d’un arbre. Une femme promène son chien. Des enfants jouent dans le parc. Ils portent des manteaux chauds. Elle reconnait son amie Léa.
❷ C’est l’automne. Sophie est chez elle, dans sa chambre. Elle regarde par la fenêtre. Des feuilles rousses tombent des arbres. Une femme promène son chien. Des enfants jouent dans le parc. Ils portent des manteaux chauds. Elle reconnait son amie Léa. Elle enroule une écharpe autour de son cou et ses bottes de pluie.
❸ C’est l’automne. Sophie est chez elle, dans sa chambre. Elle regarde par la fenêtre. Des feuilles rousses tombent des arbres. Dans la rue, une femme promène son chien. Des enfants jouent dans le parc. Ils portent des manteaux chauds. Elle reconnait son amie Léa. Elle enroule une grosse écharpe autour de son cou et ses bottes de pluie pour ne pas avoir froid.
[v] / (v)
❶ Mon voisin possède une vieille voiture. Le matin, il passe devant ma maison. Son automobile est belle. Ses phares sont puissants.
❷ Mon voisin possède une vieille voiture. Le matin, il emmène sa fille à l’école. Ils passent devant ma maison. L’automobile est très belle. Ses phares sont puissants et ses fenêtres automatiques.
❸ Mon voisin possède une vieille voiture. Chaque matin, il emmène sa fille à l’école. Ils passent toujours devant ma maison. L’automobile est très belle. Ses phares sont puissants et ses fenêtres automatiques. Un jour, peut-être que je ferai un tour avec eux.
[…] / (in)
❶ Aujourd’hui, je plante vingt tulipes dans mon jardin. J’arrose mes fleurs. Maintenant j’ai faim ! Au gouter, je mange du pain et de la confiture.
❷ Aujourd’hui, je plante vingt tulipes dans mon jardin. J’arrose mes fleurs. Maintenant j’ai faim ! Au gouter, je mangerai du pain et de la confiture. Mais c’est impossible, il n’y en a plus !
❸ Hier, j’ai planté vingt tulipes dans mon jardin. Ce matin, j’ai arrosé mes fleurs. Maintenant j’ai faim ! Au gouter, je mangerai du pain et de la confiture. Mais c’est impossible, il n’y en a plus ! Demain, j’irai au magasin.
[b] / (b)
❶ Cet été, nous allons à la plage. Mon cousin et moi jouons au ballon. Nous faisons du bateau. Nous dormons dans la même chambre. Nous partageons la même table de nuit.
❷ Cet été, nous allons à la plage. Mon cousin et moi jouons au ballon. Nous faisons aussi du bateau. Nous dormons dans la même chambre et nous partageons la même table de nuit. Dans l’herbe, nous cherchons des petites bêtes.
❸ Cet été, nous irons à la plage. Mon cousin et moi jouerons au ballon. Nous ferons aussi du bateau. Nous dormirons dans la même chambre et nous partagerons la même table de nuit. Dans l’herbe, nous chercherons des petites bêtes.
[g] / (g)
❶ Aujourd’hui, les enfants vont à la fête foraine. Un petit garçon mange un gâteau. Une petite fille déguste une glace. Tout le monde se régale ! Quand soudain, une guêpe se pose sur le bras de Gabin. Il crie. Ses amis le rassurent.
❷ Aujourd’hui, les enfants vont à la fête foraine. Ils sont très joyeux. Les petits garçons mangent un gâteau. Les petites filles dégustent une glace. Tout le monde se régale ! Quand soudain, une guêpe se pose sur le bras de Gabin. Il crie. Mais ses amis le rassurent.
❸ Aujourd’hui, les enfants vont à la fête foraine. Ils sont très joyeux. Les petits garçons mangent des gâteaux. Les petites filles dégustent des glaces. Tout le monde se régale ! Quand soudain, une guêpe se pose sur le bras de Gabin. Il crie. Mais ses amis le rassurent. Si il ne fait pas de mouvement brusque, l’insecte s’envolera.
[j] / (j)
❶ Dans ma chambre, j’ai un jeu et un jouet. J’emporte mes trésors dehors. Je suis toujours heureux quand je joue dans mon jardin. J’invente des histoires. Parfois j’imagine que j’ai une baguette magique.
❷ Dans notre chambre, nous avons des jeux et des jouets. Nous emportons nos trésors dehors. Nous sommes toujours heureux quand nous jouons dans notre jardin. Nous inventons des histoires. Parfois j’imagine que j’ai une baguette magique. Je transforme la jambe de mon frère en jambe de bois. L’arbre est un bateau. L’herbe devient de l’eau de mer. J’ai de l’imagination !
❸ Dans notre chambre, nous avons des jeux et des jouets. Nous emportons nos trésors dehors. Nous sommes toujours heureux quand nous jouons dans notre jardin. Nous inventons des histoires. Parfois j’imagine que j’ai une baguette magique. Je transforme la jambe de mon frère en jambe de bois. Les arbres sont des bateaux. L’herbe devient de l’eau de mer. Nous naviguons sur un navire mais soudain, il coule. Nous nageons jusqu’à la rive. J’ai beaucoup d’imagination !
[…] / (ch)
❶ Aujourd’hui, nous allons à la ferme. Je suis très heureuse parce que j’adore les animaux. Il y a un cheval, un cochon, dix vaches, un chat et aussi un petit chien. Le tracteur de l’agriculteur a un puissant moteur. Des enfants font un tour sur l’énorme machine.
❷ Aujourd’hui, nous allons à la ferme. Je suis très heureuse parce que j’adore les animaux. Il y a des chevaux, un cochon, dix vaches, trois chats et aussi un tout petit chien. Le tracteur de l’agriculteur a un puissant moteur. Des enfants font un tour sur l’énorme machine. Pendant ce temps nous allons voir l’agricultrice.
❸ Aujourd’hui, nous allons à la ferme. Je suis très heureuse parce que j’adore les animaux. Il y a des chevaux, des cochons, dix vaches, trois chats et aussi un tout petit chien. Le tracteur de l’agriculteur a un puissant moteur. Des enfants font un tour sur l’énorme machine. Pendant ce temps nous allons voir l’agricultrice. Elle est en train de traire une vache dans l’étable.
[…] / (gn)
❶ Pendant les vacances, tu vas à la montagne ou à la campagne. Tu ramasses souvent des champignons à l’automne. Tu places ta récolte dans un panier, puis ton père les cuisine. Tes petits frères grognent parce qu’ils n’aiment pas ça.
❷ Pendant les vacances, vous allez à la montagne ou à la campagne. Vous ramassez souvent des champignons et des châtaignes à l’automne. Vous placez votre récolte dans des paniers, puis votre grand-père les cuisine. Vos petits frères grognent toujours parce qu’ils n’aiment pas ça.
❸ Pendant les vacances, nous allons à la montagne ou à la campagne. Nous ramassons souvent des champignons et des châtaignes à l’automne. Nous plaçons notre récolte dans des paniers, puis notre grand-mère les cuisine. Mes petites sœurs grognent toujours parce qu’elles n’aiment pas ça.
[…] / (ui)
❶ Il fait nuit. Toute la famille est là. Dehors, la pluie tombe. Les gouttes frappent les vitres de la maison. J’aime ce petit bruit. Mes parents ont allumé un grand feu dans la cheminée.
❷ Il fait nuit. Toute la famille est là. Dehors, la pluie tombe. Les gouttes frappent les vitres de la maison. J’aime ce petit bruit. Mes parents ont allumé un grand feu dans la cheminée. Ce soir, nous avons joué à des jeux tous ensemble. C’était très amusant.
❸ Il fait nuit. Toute la famille est là. Dehors, la pluie tombe. Les gouttes frappent les vitres de la maison. J’aime ce petit bruit. Mes parents ont allumé un grand feu dans la cheminée. Ce soir, nous avons joué à des jeux tous ensemble. C’était très amusant. Nous poursuivrons demain. Maintenant c’est l’heure de dormir. Bonne nuit !
[j] / (ill)
❶ Monsieur Dubois a adopté un vieux chien qui est toujours joyeux. Il a des longues oreilles et des yeux bruns. Hier, l’homme a décidé de prendre l’avion pour Paris. Pendant son voyage, son voisin gardera son animal. Il aime beaucoup les bêtes. Le brave toutou ne manquera de rien !
❷ Monsieur Dubois a adopté un vieux chien qui est toujours joyeux. Il a des longues oreilles et des yeux bruns. Hier, l’homme a décidé de prendre l’avion pour Paris. Pendant son voyage, ses voisins garderont son animal. Ils aiment beaucoup les bêtes. Le brave toutou ne manquera de rien !
❸ Monsieur Dubois a adopté trois vieux chiens qui sont toujours joyeux. Ils ont tous des longues oreilles et des yeux bruns. Hier, l’homme a décidé de prendre l’avion pour Paris. Sa famille y habite. Pendant son voyage, ses voisins garderont ses animaux. Ils aiment beaucoup les bêtes. Les braves toutous ne manqueront de rien !
[w…] / (oin)
❶ Ce matin, j’ai trouvé un pingouin dans un coin de son jardin. Comment ? Ce n’est pas possible ? Mais si ! Mon voisin est témoin !
❷ Ce matin, Romain a trouvé un petit pingouin dans un coin de son jardin. Comment ? C’est impossible ? Mais si ! Je suis témoin ! Il y avait bien un oiseau marin chez mon copain. Et vous savez quoi ? C’est son jouet préféré !
❸ Ce matin, Romain a trouvé huit petits pingouins dans un coin de son jardin. Comment ? C’est impossible ? Mais si ! Je suis témoin ! Il y avait bien huit oiseaux marins chez mon copain. Et vous savez quoi ? Ce sont ses jouets préférés !
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Exercices à trous
A-Complétez les phrases avec les mots proposés.
coton laine bois plastique verre cuir argent
1. En été je porte tous les jours un t-shirt en ……… un short et des sandales.
2. Tiens, je vais te donner un sac en ……………………pour mettre tout ça.
3. Mémé m'a acheté un magnifique pull en ……………… en Irlande.
4. Je voudrais m'acheter une veste en ………mais je n'ai pas assez d'argent
5. Maman adore les vieux meubles en ……………surtout les vieilles chaises.
6. Je préfère les bouteilles en ………………- je n'aime pas le plastique.
7. J'adore les bijoux, surtout les bagues en ……………..
A-les réponses :1. coton 2. plastique 3. laine 4. cuir 5. bois 6. verre 7. argent
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B-Lisez la lettre de Clara et puis complétez la réponse de Virginie.
Salut,
Je m'appelle Clara, j'ai 13 ans et demi et j'habite dans la région parisienne (France). J'ai une grande soeur et 2 chats. J'adore faire du vélo et jouer au handball. Et toi, qu'est-ce que tu aimes faire comme sport ? Écris-moi !
Canada 14 ans Grenoble soeur cinéma Italie montagneuse
ski randonnée frères escalade guitare télé Antilles
Coucou Clara !
Je m'appelle Virginie et j'ai ………... Je suis née aux ………….., mais j'habite à ……….., dans les Alpes. C'est une région très …………. J'adore faire du ……….. en hiver, et puis en été je fais de la ………... Beaucoup de gens font de l' …………, mais je ne peux pas - j'ai trop peur des hauteurs ! J'aime beaucoup la musique et je joue de la ……….., mais je ne suis pas très bonne. Je déteste la …………mais j'aime bien le ………., surtout les films australiens. J'ai deux petits …….., mais pas de ……J'adore voyager aussi - j'ai été au …………l'année dernière, et puis bien sûr je suis allée plusieurs fois en ……….. Et toi, est-ce que tu aimes voyager ? Quels pays est-ce que tu as visités ?
Ciao !
Virginie
B-les réponses 1. a. 14 ans b. Antilles c. Grenoble d. montagneuse e. ski f. randonnée g. escalade h. guitare i. télé j. cinéma k. frères l. soeur m. Canada n. Italie
Qu'est-ce qu'ils ont ?
C-Complétez les phrases avec” soif-faim-envie-sommeil-chaud-froid “
1. Vous avez ………… ? Venez, on va dîner.
2. Tiens, chéri, tu as …….. ? Où est ton manteau ?
3. Mais oui, tu as ……… . Attends, j'enlève ton pull.
4. Tiens, tu dois avoir …….. . Voilà du jus d'orange.
5. Oh, qu'est-ce que je vais bien dormir, moi ! J'ai …………..
6. Ah, du chocolat ! J'ai …………. de manger tout le paquet ! Vous avez raison ...D- Complétez les mini-dialogues.
D-AVOIR... besoin, raison, tort, mal, faim, soif, chaud, froid, sommeil, envie
1. - Tu …………….. ? Tu veux manger quelque chose ?
- Non, merci, mais j' …………….. Il y a de l'eau fraîche au frigo ?
2. - On doit se lever tôt demain.
- Nous ……………de dormir, alors.
- Oui, mais je (ne pas avoir) ………….., voilà le problème.
3. - Le professeur : La capitale de l'Espagne , c'est ...?
-Céline : Barcelone !
- Le professeur : Ah non, Céline, vous …………... C'est Madrid.
Mes vacances d'été
E- Complétez les phrases avec l'expression de fréquence qui convient.
à la fin toujours deux mois une fois tous les jours une semaine
L'année dernière, j'ai passé …………… à Chicago chez une famille américaine. C'était super - il y avait ………… quelque chose à faire. Il faisait très chaud, alors on allait nager dans le lac presque ………... …………nous sommes allés voir un match de base-ball à Wrigley Field ! ……….de mon séjour nous avons passé ……….. dans le nord chez des amis de la famille. Je veux y retourner l'année prochaine !
E-les réponses 1. a. deux mois b. toujours c. tous les jours d. Une fois e. À la fin f. une semaine
Raconter un souvenir - François dans le métro
F- Complétez l'histoire de François avec les verbes proposés au passé composé ou à l'imparfait.
avoir aimer être commencer emmener entendre naître perdre retrouver s'arrêter
Moi, je …………à Paris. Quand j(e) ………petit, je (ne pas) ………… le métro, car j(e) ………….peur de tout ce monde. Mais tous les jours, maman m(e) ………… à l'école en métro. Un jour, le train ………… tout d'un coup, et tout le monde ………… bousculé dans le wagon. J(e) …………. ma mère dans la foule. J(e) ……….complètement paniqué et j(e) ………… à pleurer. Maman m(e) …………pleurer, et elle m(e) …………... Maintenant je prends le métro presque tous les jours, et tout seul, et c'est bizarre quand je pense à combien j(e) ………………… peur quand j(e) …………… petit.
F-les réponses 1. a. suis né b. étais c. n'aimais pas d. avais e. emmenait f. s'est arrêté g. a été h. ai perdu i. étais ou ai j. ai commencé k. a entendu l. a retrouvé m. avais n. étais
Ah ... si j'étais riche !
G- Complétez les phrases avec les verbes de la liste à l'imparfait ou au conditionnel.
avoir savoir connaître aller manger
jouer faire grossir être travailler
1. Si j(e) ……………. plus, j(e) ………………. de meilleures notes.
2. Si j(e) …………….. moins timide j(e) ………. plus de gens.
3. Si j(e) ………… assez d'argent, j(e) ……… au cinéma tous les soirs.
4. Si j(e) ……………. plus de sport, j(e) ……………… plus en forme.
5. Si j(e) …………jouer de la guitare, j(e) ……………….. dans un groupe de rock.
6. Si j(e) …………….. des frites tous les jours, j(e) …………………….
G-les réponses 1. a. travaillais b. aurais 2. a. étais b. connaîtrais 3. a. avais b. irais 4. a. faisais b. serais 5. a. savais b. jouerais 6. a. mangeais b. grossirais
Une très mauvaise journée
H- Xavier en a assez. Complétez son histoire avec le subjonctif ou l'infinitif des verbes de la liste.
pouvoir jouer ranger aller faire venir
être laisser travailler tondre sortir
J'en ai trop marre. Tout le monde veut que j(e) ………quelque chose de différent. Ma mère veut que j(e) ……. ma chambre, tandis que mon père dit qu'il faut ……….. la pelouse*. Mes profs veulent que j(e) ………… nuit et jour, et mon petit frère veut que j(e) …….. avec lui. Mes amis veulent que j(e) ………. au cinéma avec eux mais je n'ai pas envie de …….. ce soir. Je ne crois pas que j(e) ………. plaire à tout le monde en même temps et j'ai peur qu'ils ……… fâchés contre moi. Moi, je voudrais qu'on me ……….tranquille !
tondre la pelouse = couper l'herbe du jardin
H-les réponses a. fasse b. range c. tondre d. travaille e. joue f. aille ou vienne g. sortir h. puisse i. soient , j. laisse
Les mois et les saisons
I.Complétez les phrases avec un mois ou une saison.
le printemps l'été l'automne l'hiver
mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre janvier février
1. J'aime ………………. parce que j'adore les fleurs.
2. J'adore la neige, c'est pour ça que …………. est ma saison préférée.
3. Je déteste le mois de …………parce que j'ai horreur de la Saint-Valentin.
4. Tu veux aller voir le feu d'artifice pour le 14 ……… ? Pour la grande fête nationale ils font un spectacle magnifique !
5. En France, beaucoup de familles sont en vacances au mois d' ………….
6. ………….., c'est la meilleure saison parce qu'on ne va pas à l'école !
7. Mon anniversaire est le même jour qu'Halloween, le 31 ……………..
8. Pour moi, Noël est la meilleure période du mois de ……………….
9. En ……, pour la fête des rois, on mange une galette où on a caché une fève.
10. La fête de la musique est toujours le 21 ………….le premier jour de l'été.
11. On rentre à l'école après les grandes vacances au mois de ………………
J-Complétez les phrases avec les mots proposés.
bien - aimez - adore - déteste
1. Je visite souvent la France, j'………….. Paris.
2. Moi, j'aime ………… d'autres villes aussi.
3. Je ……….. la pluie et le froid.
4. Vous ………….. la Côte d'Azur ?
K-Complétez ces deux cartes postales à l'aide des expressions ci-dessous.
ratatouille - magnifique - beaucoup - jusqu'au - soleil - délicieux - restaurant - s'amuse
Saint-Tropez, le 4 avril
Région …………, beaucoup de ………..et, surtout, plats ……………. Nous resterons ici ……………9.
A bientôt
Votre fille adorée
Jasmine
M. et Mme Ramy
14, rue Lecourbe
75015 Paris
Antibes, le 3 mars
On …………..comme des fous, on mange …………….. Hier, on est allés au ………… pour manger une ……………...
Bises
Marc
M. Raymond Duvos
1, place Dumas
37000 Tours
Les réponses :1.a. magnifique b. soleil c. délicieux d. jusqu'au 2. a. s'amuse b. beaucoup c. restaurant d. ratatouille
avais cheveux costume dernier fois jaunes maison marchons retrouvés venu vie votre
Voir Quoi
C'est à dix-sept ans que je l'ai rencontré pour la première . Le surveillant général du collège Saint-Antoine, de Bordeaux, est [?] me prévenir qu'on m'attendait au parloir. Un inconnu à la peau basanée, au de flanelle sombre est qui se leva lorsqu'il m'aperçut.
-Je suis papa….
Nous nous sommes dehors, par un après-midi de juillet qui marquait la fin de l'année scolaire. Il me souriait. J'ai jeté un regard sur les murs [?] de l'internat où j' moisi huit ans.
Si je fouille plus loin dans mes souvenirs, que vois-je? Une dame aux [?] gris à laquelle il m'avait confié. Cette personne tenait avant la guerre les vestiaires du Frolic's (un bar, rue Grammont) et s'était retirée à Libourne. C'est là, dans sa que j'ai grandi.
Ensuite le collège à Bordeaux.
Il pleut. Mon père et moi nous [?] côte à côte, sans dire un mot, jusqu'au quai des Chartons où habitent mes correspondants, les Pessac. Les après-midi passés chez eux comptent parmi les plus tristes de ma , je n'en parlerai pas.
P. Modiano " les boulevards de ceinture "
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Exercices à trous
A-Complétez les phrases avec les mots proposés.
coton laine bois plastique verre cuir argent
1. En été je porte tous les jours un t-shirt en ……… un short et des sandales.
2. Tiens, je vais te donner un sac en ……………………pour mettre tout ça.
3. Mémé m'a acheté un magnifique pull en ……………… en Irlande.
4. Je voudrais m'acheter une veste en ………mais je n'ai pas assez d'argent
5. Maman adore les vieux meubles en ……………surtout les vieilles chaises.
6. Je préfère les bouteilles en ………………- je n'aime pas le plastique.
7. J'adore les bijoux, surtout les bagues en ……………..
A-les réponses :1. coton 2. plastique 3. laine 4. cuir 5. bois 6. verre 7. argent
B-Lisez la lettre de Cara et puis complétez la réponse de Virginie.
Salut,
Je m'appelle Cara, j'ai 13 ans et demi et j'habite dans la région parisienne (France). J'ai une grande soeur et 2 chats. J'adore faire du vélo et jouer au handball. Et toi, qu'est-ce que tu aimes faire comme sport ? Écris-moi !
Canada 14 ans Grenoble soeur cinéma Italie montagneuse
ski randonnée frères escalade guitare télé Antilles
Coucou Cara !
Je m'appelle Viriginie et j'ai ………... Je suis née aux ………….., mais j'habite à ……….., dans les Alpes. C'est une région très …………. J'adore faire du ……….. en hiver, et puis en été je fais de la ………... Beaucoup de gens font de l' …………, mais je ne peux pas - j'ai trop peur des hauteurs ! J'aime beaucoup la musique et je joue de la ……….., mais je ne suis pas très bonne. Je déteste la …………mais j'aime bien le ………., surtout les films australiens. J'ai deux petits …….., mais pas de ……J'adore voyager aussi - j'ai été au …………l'année dernière, et puis bien sûr je suis allée plusieurs fois en ……….. Et toi, est-ce que tu aimes voyager ? Quels pays est-ce que tu as visités ?
Ciao !
Virginie
B-les réponses 1. a. 14 ans b. Antilles c. Grenoble d. montagneuse e. ski f. randonnée g. escalade h. guitare i. télé j. cinéma k. frères l. soeur m. Canada n. Italie
Qu'est-ce qu'ils ont ?
C-Complétez les phrases avec” soif-faim-envie-sommeil-chaud-froid “
1. Vous avez ………… ? Venez, on va dîner.
2. Tiens, chéri, tu as …….. ? Où est ton manteau ?
3. Mais oui, tu as ……… . Attends, j'enlève ton pull.
4. Tiens, tu dois avoir …….. . Voilà du jus d'orange.
5. Oh, qu'est-ce que je vais bien dormir, moi ! J'ai …………..
6. Ah, du chocolat ! J'ai …………. de manger tout le paquet ! Vous avez raison ...D- Complétez les mini-dialogues.
D-AVOIR... besoin, raison, tort, mal, faim, soif, chaud, froid, sommeil, envie
1. - Tu …………….. ? Tu veux manger quelque chose ?
- Non, merci, mais j' …………….. Il y a de l'eau fraîche au frigo ?
2. - On doit se lever tôt demain.
- Nous ……………de dormir, alors.
- Oui, mais je (ne pas avoir) ………….., voilà le problème.
3. - Le professeur : La capitale de l'Espagne , c'est ...?
-Céline : Barcelone !
- Le professeur : Ah non, Céline, vous …………... C'est Madrid.
Mes vacances d'été
E- Complétez les phrases avec l'expression de fréquence qui convient.
à la fin toujours deux mois une fois tous les jours une semaine
L'année dernière, j'ai passé …………… à Chicago chez une famille américaine. C'était super - il y avait ………… quelque chose à faire. Il faisait très chaud, alors on allait nager dans le lac presque ………... …………nous sommes allés voir un match de base-ball à Wrigley Field ! ……….de mon séjour nous avons passé ……….. dans le nord chez des amis de la famille. Je veux y retourner l'année prochaine !
E-les réponses 1. a. deux mois b. toujours c. tous les jours d. Une fois e. À la fin f. une semaine
Raconter un souvenir - François dans le métro
F- Complétez l'histoire de François avec les verbes proposés au passé composé ou à l'imparfait.
avoir aimer être commencer emmener entendre naître perdre retrouver s'arrêter
Moi, je …………à Paris. Quand j(e) ………petit, je (ne pas) ………… le métro, car j(e) ………….peur de tout ce monde. Mais tous les jours, maman m(e) ………… à l'école en métro. Un jour, le train ………… tout d'un coup, et tout le monde ………… bousculé dans le wagon. J(e) …………. ma mère dans la foule. J(e) ……….complètement paniqué et j(e) ………… à pleurer. Maman m(e) …………pleurer, et elle m(e) …………... Maintenant je prends le métro presque tous les jours, et tout seul, et c'est bizarre quand je pense à combien j(e) ………………… peur quand j(e) …………… petit.
F-les réponses 1. a. suis né b. étais c. n'aimais pas d. avais e. emmenait f. s'est arrêté g. a été h. ai perdu i. étais ou ai j. ai commencé k. a entendu l. a retrouvé m. avais n. étais
Ah ... si j'étais riche !
G- Complétez les phrases avec les verbes de la liste à l'imparfait ou au conditionnel.
avoir savoir connaître aller manger
jouer faire grossir être travailler
1. Si j(e) ……………. plus, j(e) ………………. de meilleures notes.
2. Si j(e) …………….. moins timide j(e) ………. plus de gens.
3. Si j(e) ………… assez d'argent, j(e) ……… au cinéma tous les soirs.
4. Si j(e) ……………. plus de sport, j(e) ……………… plus en forme.
5. Si j(e) …………jouer de la guitare, j(e) ……………….. dans un groupe de rock.
6. Si j(e) …………….. des frites tous les jours, j(e) …………………….
G-les réponses 1. a. travaillais b. aurais 2. a. étais b. connaîtrais 3. a. avais b. irais 4. a. faisais b. serais 5. a. savais b. jouerais 6. a. mangeais b. grossirais
Une très mauvaise journée
H- Xavier en a assez. Complétez son histoire avec le subjonctif ou l'infinitif des verbes de la liste.
pouvoir jouer ranger aller faire venir
être laisser travailler tondre sortir
J'en ai trop marre. Tout le monde veut que j(e) ………quelque chose de différent. Ma mère veut que j(e) ……. ma chambre, tandis que mon père dit qu'il faut ……….. la pelouse*. Mes profs veulent que j(e) ………… nuit et jour, et mon petit frère veut que j(e) …….. avec lui. Mes amis veulent que j(e) ………. au cinéma avec eux mais je n'ai pas envie de …….. ce soir. Je ne crois pas que j(e) ………. plaire à tout le monde en même temps et j'ai peur qu'ils ……… fâchés contre moi. Moi, je voudrais qu'on me ……….tranquille !
tondre la pelouse = couper l'herbe du jardin
H-les réponses a. fasse b. range c. tondre d. travaille e. joue f. aille ou vienne g. sortir h. puisse i. soient , j. laisse
Les mois et les saisons
I. Complétez les phrases avec un mois ou une saison.
le printemps l'été l'automne l'hiver
mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre janvier février
1. J'aime ………………. parce que j'adore les fleurs.
2. J'adore la neige, c'est pour ça que …………. est ma saison préférée.
3. Je déteste le mois de …………parce que j'ai horreur de la Saint-Valentin.
4. Tu veux aller voir le feu d'artifice pour le 14 ……… ? Pour la grande fête nationale ils font un spectacle magnifique !
5. En France, beaucoup de familles sont en vacances au mois d' ………….
6. ………….., c'est la meilleure saison parce qu'on ne va pas à l'école !
7. Mon anniversaire est le même jour qu'Halloween, le 31 ……………..
8. Pour moi, Noël est la meilleure période du mois de ……………….
9. En ……, pour la fête des rois, on mange une galette où on a caché une fève.
10. La fête de la musique est toujours le 21 ………….le premier jour de l'été.
11. On rentre à l'école après les grandes vacances au mois de ………………
J- Complétez les phrases avec les mots proposés.
bien - aimez - adore - déteste
1. Je visite souvent la France, j'………….. Paris.
2. Moi, j'aime ………… d'autres villes aussi.
3. Je ……….. la pluie et le froid.
4. Vous ………….. la Côte d'Azur ?
K- Complétez ces deux cartes postales à l'aide des expressions ci-dessous.
ratatouille - magnifique - beaucoup - jusqu'au - soleil - délicieux - restaurant - s'amuse
Saint-Tropez, le 4 avril
Région …………, beaucoup de ………..et, surtout, plats ……………. Nous resterons ici ……………9.
A bientôt
Votre fille adorée
Jasmine
M. et Mme Ramy
14, rue Lecourbe
75015 Paris
Antibes, le 3 mars
On …………..comme des fous, on mange …………….. Hier, on est allés au ………… pour manger une ……………...
Bises
Marc
M. Raymond Duvos
1, place Dumas
37000 Tours
Les réponses :1.a. magnifique b. soleil c. délicieux d. jusqu'au 2. a. s'amuse b. beaucoup c. restaurant d. ratatouille
avais cheveux costume dernier fois jaunes maison marchons retrouvés venu vie votre
Voir Quoi
C'est à dix-sept ans que je l'ai rencontré pour la première . Le surveillant général du collège Saint-Antoine, de Bordeaux, est [?] me prévenir qu'on m'attendait au parloir. Un inconnu à la peau basanée, au de flanelle sombre est qui se leva lorsqu'il m'aperçut.
-Je suis papa….
Nous nous sommes dehors, par un après-midi de juillet qui marquait la fin de l'année scolaire. Il me souriait. J'ai jeté un regard sur les murs [?] de l'internat où j' moisi huit ans.
Si je fouille plus loin dans mes souvenirs, que vois-je? Une dame aux [?] gris à laquelle il m'avait confié. Cette personne tenait avant la guerre les vestiaires du Frolic's (un bar, rue Grammont) et s'était retirée à Libourne. C'est là, dans sa que j'ai grandi.
Ensuite le collège à Bordeaux.
Il pleut. Mon père et moi nous [?] côte à côte, sans dire un mot, jusqu'au quai des Chartons où habitent mes correspondants, les Pessac. Les après-midi passés chez eux comptent parmi les plus tristes de ma , je n'en parlerai pas.
P. Modiano " les boulevards de ceinture "
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Compléter les blancs
Compléter le texte avec les connecteurs suivants. Chaque connecteur est utilisé une seule
fois, un connecteur n’est pas utilisé. Malgré, pourtant, or, cependant, faute de quoi, en outre,
bien que, alors que, en effet
…….....................il puisse quitter son emploi, il ne le fera pas. …….......................la bonne ambiance dans l’entreprise, il n’est plus épanoui dans son travail. Il a ……......................reçu d’autres offres ailleurs. ……..........................il les a toujours déclinées. ……..........................tout le monde l’encourage à changer, il refuse. Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il doit prendre des vacances en urgence, ….................... il va tomber malade. Il ne demande rien, ………………....... son patron serait prêt à lui accorder une augmentation. Il va attendre que la situation empire, c’est ……...........................quelqu’un de très passif.
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Compléter le texte en conjuguant les verbes aux différents temps du passé : (imparfait, passé
composé, plus que parfait, conditionnel passé, infinitif passé, etc.) Utilisez à chaque fois la
forme qui vous paraît produire le meilleur sens pour l’ensemble du texte.
Vols: un couple de faux policiers arrêté
FAIT DIVERS |
Deux voleurs à l'astuce …………………….………. (être arrêté) jeudi après …………………….………. (commettre) plusieurs larcins en ville, informe la police genevoise. Pour parvenir à leurs fins, ils …………………….………. (mettre) au point un jeu de rôle : Les deux hommes …………………….………. (se présenter) comme des policiers. Ils…………………….………. (exiger) de fouiller les personnes en invoquant un trafic de drogue et ils en …………………….………. (profiter) pour détrousser l'individu. Formellement reconnus par des témoins à deux reprises, les complices …………………….………. (admettre) avoir ainsi volé plusieurs couples. L'un des coupables …………………….………. (préciser) qu'il …………………….………. (être) "gentil" avec ses victimes car il …………………….………. (pouvoir) leur voler bien plus d’argent!
croisière excursion expédition itinéraire randonnée tournée traversée
Mes grands parents se sont offert une ................ sur le Nil pour leur anniversaire de mariage.
Le groupe de chanteurs que nous sommes allés écouter part en ................. en Europe.
Emeric a été malade pendant la .................. entre Brest et l’île d’Ouessant.
Dimanche prochain, nous ferons une ................ en forêt de Fontainebleau.
L’autocar emmène les vacanciers faire une .................. dans le marais poitevin.
Les alpinistes préparent soigneusement une................. dans l’Himalaya.
Quentin et Bastien tracent leur ................ sur une carte.
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Un extrait de « Le temps des secrets »
(Marcel Pagnol 1895-1974)
Dans le texte suivant, plusieurs mots ont été supprimés.
Après t'être bien imprégné du texte, essaie de combler ces lacunes en proposant des mots qui peuvent convenir tant au point de vue du sens qu'au point de vue grammatical.
Une jeune pianiste
Isabelle jouait et des deux ____________ en même temps ! Ses petits doigts bruns couraient sur les _____________, un mince bracelet d'argent dansait autour de son _________________.
Parfois, elle ______________ très haut une main qui restait suspendue en l'air une seconde puis retombait, avec une ________________ incroyable, sur plusieurs _______________ à la fois, comme un épervier sur des hirondelles. Je ne _________________ pas plus qu'une statue.
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Un extrait de « Le temps des secrets »
(Marcel Pagnol 1895-1974)
Dans le texte suivant, plusieurs mots ont été supprimés.
Après t'être bien imprégné du texte, essaie de combler ces lacunes en proposant des mots qui peuvent convenir tant au point de vue du sens qu'au point de vue grammatical.
Une jeune pianiste
Isabelle jouait et des deux ____________ en même temps ! Ses petits doigts bruns couraient sur les _____________, un mince bracelet d'argent dansait autour de son _________________.
Parfois, elle ______________ très haut une main qui restait suspendue en l'air une seconde puis retombait, avec une ________________ incroyable, sur plusieurs _______________ à la fois, comme un épervier sur des hirondelles. Je ne _________________ pas plus qu'une statue.
Corrigé
Une jeune pianiste
Isabelle jouait et des deux mains en même temps ! Ses petits doigts bruns couraient sur les touches, un mince bracelet d'argent dansait autour de son poignet.
Parfois, elle levait très haut une main qui restait suspendue en l'air une seconde puis retombait, avec une vitesse / rapidité incroyable, sur plusieurs touches à la fois, comme un épervier sur des hirondelles. Je ne bougeais / remuais pas plus qu'une statue.
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Complète le texte avec le bon verbe de la liste ci-dessous et conjugue-le au futur.
rafraîchir, fêter, avoir, être, disparaître, faire, échapper, profiter, souffler, afficher, profiter, faire.
Les températures chaudes pour la saison, surtout dans le sud où il 25°C à Nice, à Marseille, à Perpignan et en Corse. Les rares nuages matinaux rapidement. Le vent, qui sur les côtes de l’Océan Atlantique, légèrement l’atmosphère : il 22°C à Bordeaux et 23°C à Biarritz. Le mercure 21°C à Lyon et à Clermont-Ferrand. Le Nord et l’Est n’ pas à cette douceur avec 20°C à Lille et Strasbourg. Seuls les Bretons d’un peu de fraîcheur avec 17°C à Brest. Les Parisiens 19°C. Nous Saint Marc et vous
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Corrigé
Une jeune pianiste
Isabelle jouait et des deux mains en même temps ! Ses petits doigts bruns couraient sur les touches, un mince bracelet d'argent dansait autour de son poignet.
Parfois, elle levait très haut une main qui restait suspendue en l'air une seconde puis retombait, avec une vitesse / rapidité incroyable, sur plusieurs touches à la fois, comme un épervier sur des hirondelles. Je ne bougeais / remuais pas plus qu'une statue.
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Déclaration des droits de l'enfant
20 novembre 1959
(Texte intégral)
Afin de répondre pleinement aux besoins spécifiques de l'enfance, la communauté internationale adopte, à l'unanimité, lors de l'Assemblée générale des Nations Unies du 20 novembre 1959, la Déclaration des droits de l'enfant. Le texte commence par le rappel des grands thèmes qui ont présidé à la rédaction de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration des droits de l'homme. Référence est faite ensuite à la Déclaration de Genève. Le texte énonce 10 principes.
Préambule
Considérant que, dans la Charte, les peuples des Nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme et dans la dignité et la valeur de la personne humaine, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que, dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, les Nations unies ont proclamé que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation,
Considérant que l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance,
Considérant que la nécessité de cette protection spéciale a été énoncée dans la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l'enfant et reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi que dans les statuts des institutions spécialisées et des organisations internationales qui se consacrent au bien-être de l'enfance,
Considérant que l'humanité se doit de donner à l'enfant le meilleur d'elle-même,
L'Assemblée générale
Proclame la présente Déclaration des droits de l'enfant afin qu'il ait une enfance heureuse et bénéficie, dans son intérêt comme dans l'intérêt de la société, des droits et libertés qui y sont énoncés; elle invite les parents, les hommes et les femmes à titre individuel, ainsi que les organisations bénévoles, les autorités locales et les gouvernements nationaux a reconnaître ces droits et à s'efforcer d'en assurer le respect au moyen de mesures législatives et autres adoptées progressivement en application des principes suivants :
Principe premier :
L'enfant doit jouir de tous les droits énoncés dans la présente Déclaration. Ces droits doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans distinction ou discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l es opinions politiques ou autres, l'origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance, ou sur toute autre situation, que celle-ci s'applique à l'enfant lui-même ou à sa famille.
Principe 2 :
L'enfant doit bénéficier d'une protection spéciale et se voir accorder des possibilités et des facilités par l'effet de la loi et par d'autres moyens, afin d'être en mesure de se développer d'une façon saine et normale sur le plan physique, intellectuel, moral, spirituel et social, dans des conditions de liberté et de dignité. Dans l'adoption de lois à cette fin, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être la considération déterminante.
Principe 3 :
L'enfant a droit, dès sa naissance, à un nom et à une nationalité.
Principe 4 :
L'enfant doit bénéficier de la sécurité sociale, il doit pouvoir grandir et se développer d'une façon saine; à cette fin, une aide et une protection spéciales doivent lui être assurées ainsi qu'à sa mère, notamment des soins prénatals et postnatals adéquats. L'enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs et à des soins médicaux adéquats.
Principe 5 :
L'enfant physiquement, mentalement ou socialement désavantagé doit recevoir le traitement, l'éducation et les soins spéciaux que nécessite son état ou sa situation.
Principe 6 :
L'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d'amour et de compréhension. Il doit, autant que possible, grandir sous la sauvegarde et sous la responsabilité de ses parents et, en tout état de cause, dans une atmosphère d'affection et de sécurité morale et matérielle; l'enfant en bas âge ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, être séparé de sa mère. La société et les pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui n'ont pas de moyens d'existence suffisants. Il est souhaitable que soient accordées aux familles nombreuses des allocations de l'État ou autres pour l'entretien des enfants.
Principe 7 :
L'enfant a droit à une éducation qui doit être gratuite et obligatoire au moins aux niveaux élémentaires. Il doit bénéficier d'une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permette, dans des conditions d'égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société.
L'intérêt supérieur de l'enfant doit être le guide de ceux qui ont la responsabilité de son éducation et de son orientation; cette responsabilité incombe en priorité à ses parents.
L'enfant doit avoir toutes possibilités de se livrer à des jeux et à des activités récréatives, qui doivent être orientés vers les fins visées par l'éducation; la société et les pouvoirs publics doivent s'efforcer de favoriser la jouissance de ce droit.
Principe 8 :
L'enfant doit, en toutes circonstances, être parmi les premiers à recevoir protection et secours.
Principe 9 :
L'enfant doit être protégé contre toute forme de négligence, de cruauté et d'exploitation, il ne doit pas être soumis à la traite, sous quelque forme que ce soit.
L'enfant ne doit pas être admis à l'emploi avant d'avoir atteint un âge minimum approprié; il ne doit en aucun cas être astreint ou autorisé à prendre une occupation ou un emploi qui nuise à sa santé ou à son éducation, ou qui entrave son développement physique, mental ou moral.
Principe 10 :
L'enfant doit être protégé contre les pratiques qui peuvent pousser à la discrimination raciale, à la discrimination religieuse ou à toute autre forme de discrimination. Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d'amitié entre les peuples, de paix et de fraternité universelle, et dans le sentiment qu'il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses semblables.
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Poil de Carotte
Avant de lire
Cette autobiographie relate les mésaventures d'un enfant martyr et de sa famille, les Lepic.
Cet enfant est surnommé Poil de Carotte à cause des cheveux roux (ocre), et de ses taches de rousseurs (de la même couleur). Il est sans cesse raillé et humilié, victime d'une mère méchante, autoritaire, aigre, d'un père distrait et veule, de son frère Felix
Ce garçon à tous les défauts aux yeux de sa mère: sournois, cruel avec les animaux, sale. Mais aussi les corvées sont-ellles pour lui.
Au fil du livre on decouvre un enfant sensible qui rêve d'être un jour aimé.
Cet enfant est Jules Renard.
Cette histoire est celle de tous les enfants mal-aimés.
Résumé Poil de Carotte
Dans chaque chapitre Poil de carotte est emmenée dans une autre petite histoire, un autre lieu, ou bien quelque jour plus tard, et qui parle de différente chose, alors j'ai fais quelques lignes pour chaque chapitre, mais vue qu'il y a 49 chapitres, je fais de quelques chapitres du début et quelques chapitres de la fin.
1er [les poules]: Poil de carotte a peur d'aller fermer la porte du poulailler, mais il y est obligé par sa mère, elle sait très bien qu'il a peur d'y aller, après l'avoir fait la mère de Poil de carotte: "Tu iras les fermer tous les soirs.
2ème [les perdrix]: Toute la famille a une tâche à faire quand M. Lepic ramène les perdrix à la maison, Poil de carotte doit les tuer, mais il n'aime pas le faire, il le dit à sa mère qui ne l'écoute pas, lui répond toujours que ce n'est pas des choses pour lui soit qu'il est trop petit.
3ème [c'est le chien]: Tout le monde [la famille] est dans le "salon", et est occupé, Poil de carotte lui par terre se rappelle des choses, Pyrame, le chien, pousse un grognement, ils lui disent de se taire, mais il grogne encore plus fort, et toute la famille sursaute, Mme Lepic lui donne des claques et M. Lepic le frappe avec son journal, Poil de carotte va voir ce qui se passe, il voit par la porte un chemineau, après il rentre, chacun c'était calmé et repris sa place Poil de carotte dit tout de même: "C'est le chien qui rêvait".
4ème [le cauchemar]: Poil de carotte n'aime pas les amis de la maison, parce-qu'ils le dérangent, lui prennent son lit et l'obligent à dormir avec sa mère, or il a un défaut celui de ronfler, il ronfle exprès sans aucun doute, avant de s'endormir il toussote sous le drap pour déblayer sa gorge, mais dès qu'il dort il ronfle, et aussitôt Mme Lepic lui entre deux ongles jusqu'au sang dans le plus gras d'une fesse, elle a fait choix de ce moyen, le cri réveille brusquement M. Lepic qui demande: "Qu'est-ce que tu as?", "il a le cauchemar" dit madame Lepic, et elle chantonne à la manière des nourrices un air berceur.
Je ne met que les 4 premiers et là je vais faire les 4 derniers parce-qu'il y a trop de chapitres.
46ème [la tempête des feuilles]: Il y a longtemps que Poil de Carotte rêveur observe la plus haute feuille du grand peuplier, il attend qu'elle remue, elle semble détachée de l'arbre, depuis midi elle garde une immobilité de morte, et Poil de Carotte perd patience, lorsque enfin elle fait signe, une feuille proche fait le même signe, d'autres feuilles répètent le même signe, et c'est un signe d'alarme car l'horizon paraît l'ourlet d'une calotte brune [partie couvrante]. Elle voûte peu à peu le ciel, elle refoule l'azur, bouche les trous qui laisseraient pénétrer l'air, elle s'arrête à la pointe du clocher dans la crainte de s'y déchirer. La voilà si près que la panique commence les clameurs s'élèvent. Elle bouge Poil de carotte le sait, il ferme les yeux et fourre ses doigts dans ses oreilles, mais la tempête entre chez lui. Elle ramasse son coeur comme un papier de rue, elle froisse le chiffonne le roule le réduit, et Poil de carotte n'a bientôt plus qu'une boulette de coeur.
47ème [la révolte]: Mme Lepic dit (poliment ce qu'elle ne fait pas toujours) à Poil de carotte d'aller chercher un livre de beurre au moulin, Poil de carotte lui répond "Non, maman", Mme Lepic lui dit pourquoi il répond non, il lui dit "Non, maman, je n'irai pas au moulin", après elle le lui ordonne: "Voyons, Poil de carotte, je n'y suis plus. Je t'ordonne d'aller tout de suite chercher une livre de beurre au moulin", Poil de carotte lui répond: "j'ai entendu. Je n'irai pas". Mme Lepic lui dit: "Tu refuses d'obéir à ta mère", et Poil de carotte toujours lui répond "à ma mère, oui, maman", Mme Lepic très étonnée qu'il ne lui obéisse pas car si il était occupé à jouer ou autre elle comprendrait mais là il ne faisait rien il était assis par terre à se tourner les pouces, elle n'y comprend rien, elle appelle du monde, elle leur explique et chacun lui parle, et après Mme Lepic dit qu'elle va se retirer et laisser place au fils et au père (Grand frère Félix et M. Lepic) Poil de carotte dit: "Papa, si tu exiges que j'aille chercher cette livre de beurre au moulin j'irais pour toi, pour toi seulement. Je refuse d'y aller pour ma mère".
48ème [le mot de la fin]: Le soir après le dîner où Mme Lepic, malade et couchée, n'a point paru, où chacun s'est tu, M. Lepic noue sa serviette et dit: "Personne ne vient se promener avec moi jusqu'au biquignon [sommet], sur la vieille route?". Poil de carotte comprend que M. Lepic a choisi cette manière de l'inviter, il sort de table et rejoint son père qui lui dit: "Qu'est-ce que tu attends pour m'expliquer ta dernière conduite qui chagrine ta mère ?" Poil de carotte lui répond qu'il n'aime plus sa mère M. Lepic lui dit "Ah! A cause de quoi ? Depuis quand ?" Poil de carotte lui dit: "A cause de tout. Depuis que je la connais" Son père lui dit que c'est malheureux, mais il veut savoir ce qu'elle lui a fait. Poil de carotte lui répond: "Ce serait long. D'ailleurs tu ne t'aperçois-tu de rien ?" il lui dit que si, et qu'il avait remarquer qu'il boudait souvent, et Poil de carotte lui raconte qu'il n'aime pas quand tout le monde le prend à part qu'on le laisse dans son coin, M. Lepic lui dit qu'il oubliera tout ça, mais ce n'est pas le cas pour Poil de carotte, et son père ne peut pas tout savoir car il n'est presque jamais à la maison, et son père lui dit qu'il est obligé de voyager. Après tous deux entament une discussion sur cela, et que Poil de carotte voudrait quitter sa mère il demande conseil à son père, ensuite M. Lepic dit que Poil de carotte ne comprend pas tout cela. Il arrête de parler et Poil de carotte dit qu'il déteste sa mère.
49ème [L'album de Poil de carotte]: Ce chapitre présente Poil de carotte sous tous ses aspect ça le décrit mais en même temps le critique beaucoup, qu'il n'est pas comme les autres, pourquoi sa famille l'appelle Poil de carotte et beaucoup d'autres choses sur lui, mais pas que sur Poil de carotte en réalité [vers la page 165] ça parle aussi des défauts de toute la famille, et repasse des moments de leur vie ou qui se passe au moment [en quelques lignes].
Biographie de Jules Renard
Jules Renard est né le 22 février 1864, à Châlons-du-Maine (Mayenne); dès l'âge de deux ans toutefois, il arriva dans la Nièvre à Chitry-les-Mines, pays de son père. Il pourra donc, plus tard, écrire fort justement : "J'ai le droit de me dire enfant, enfant par le coeur, de Chitry-les-Mines. C'est bien là que sont nées mes premières impressions".
"Poil de Carotte" vivra à Chitry son enfance, dans une maison qui existe encore et qu'il décrira comme "la plus belle, la plus frappante du village". C'est toujours là qu'ensuite, de 1875 à 1881, pensionnaire à Nevers, il passera ses vacances scolaires.
De fin 1881 à 1910, année de sa mort, Jules Renard résidera principalement à Paris. Il séjournera cependant le plus fréquemment possible dans la Nièvre, surtout à partir de 1886, date à laquelle il loue à Chaumot, commune limitrophe de Chitry, une maison, que l'on peut toujours voir, surplombant l' Yonne et le Canal du Nivernais, et qu'il baptisera "la Gloriette ".
L'attachement de Jules Renard pour "sa petite patrie" le conduira à être élu conseiller municipal de Chaumot en 1899 puis maire de Chitry de 1904 à sa mort.
Si sa vie est inséparable de Chaumot et de Chitry, son oeuvre littéraire en est tout autant imprégnée. Qu'il s'agisse de "Poil de Carotte", son livre le plus connu, du "Vigneron dans sa vigne", d' "Histoires naturelles", de "Bucoliques" ou de son célèbre "Journal", Renard puisera très souvent son inspiration dans la campagne nivernaise et parmi ses "frères farouches".
C'est enfin à Chitry que, mort à 46 ans, il sera inhumé le 24 mai 1910
Ecrivain éminemment classique, membre de l'Académie Goncourt, ses livres, empreints d'humour et de poésie, ont fait et font l'objet de nombreuses éditions tant en France qu'à l'étranger. Ses oeuvres complètes ont été notamment publiées, en trois volumes, par la N.R.F. dans la Bibliothèque de la Pléiade.
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Le 22 février 1864 à 9 heures, Pierre-Jules Renard naît à Châlons-du-Maine en Mayenne.
Il est le fils de François Renard (né le 22 octobre 1824), entrepreneur de travaux, et de Anna-Rose Colin (née le 7 novembre 1836).
Le mariage de François Renard et d'Anna-Rose Colin eut lieu le 8 octobre 1854 et de cette union naquirent quatre enfants : Amélie, morte en bas âge en 1858; une seconde Amélie en 1859; Maurice né en 1862 et enfin Pierre-Jules.
En 1866, la famille Renard s'installe à Chitry-les-Mines, à 3 kilomètres de Corbigny, dans une maison qui existe toujours.
A partir de 1875 et jusqu'en 1881, Jules Renard suit les cours du lycée de Nevers ( qui prendra son nom par la suite).
Après avoir échoué à la première partie du baccalauréat, il suit les cours de rhétorique du lycée Charlemagne à Paris, en fin d'année il obtiendra la première partie du baccalauréat, ce qui lui permettra de suivre les cours de philosophie dans ce même lycée.
Renard obtient la deuxième partie de son baccalauréat en 1883 mais renonce à préparer l'Ecole Normale Supérieure.
Il écrit, lit énormément, fréquente les cafés littéraires de Paris où il rencontre Danièle Davyle pensionnaire de la Comédie Française (elle lui inspirera le personnage de Blanche dans "Le Plaisir de rompre"; il commence à collaborer à de petites revues.
En 1884, le "Gil Blas" et "La Presse" commencent à faire paraître des articles sur lui, en 1885 il travaille à l'écriture de "Crime de village", le 4 novembre de la même année il entame une année de service militaire à Bourges.
A 22 ans, Renard fait plusieurs tentatives pour trouver du travail et collabore à divers journaux et revues. Août 1887, il est invité à Barfleur par les époux Galbrun et commence à travailler au roman "Les Cloportes" (paraîtra à titre posthume en 1919).
Le 28 avril 1888, il épouse Marie Morneau. Dans son "Journal" il donnera à Marie les prénoms de Marinette, Marinon ou Rinette. Le couple s'installe 44 rue du Rocher à Paris.
En février 1889 Jean-François Renard dit Fantec naît de cette union. Renard et Vallette fondent le "Mercure de France". Jules écrit des articles, des critiques littéraires et des textes pour le "Mercure de France" qui paraîtront en 1890 sous le titre de "Sourires pincés".
Il fréquentera désormais de nombreux écrivains et artistes célèbres.
En décembre 1891, il commence sa collaboration au "Gil Blas".
Marinette et Jules passent les périodes de vacances à Chitry-les-Mines, et le 22 mars 1892
Julie-Marie Renard voit le jour, appelée Baïe dans le "Journal".
En février 1896 Jules Renard loue une maison à Chaumot (à côté de Chitry-les-Mines) qu'il appelera "la Gloriette", il y passera désormais plusieurs mois par an.
Le 19 juin 1897, son père François Renard se tue d'un coup de fusil, Renard engage le ménage Chalumeau (Ragotte et Philippe dans son oeuvre) pour l'entretien de la maison de famille, que possède Mme François Renard, et de la Gloriette.
Le 22 janvier 1900, c'est son frère, Maurice, qui meurt d'une crise cardiaque, il est enterré civilement à Chitry.
Le 6 mai de la même année, Jules Renard est élu conseiller municipal à Chaumot et obtient la Légion d'Honneur en août.
Renonçant à Chaumot il devient conseiller municipal de Chitry en avril 1904 puis maire en mai 1904 et réélu en 1908.
En décembre 1908, la Gloriette, dont il est locataire, est mise en vente; il envisage alors de s'installer dans la maison de famille de Chitry-les-Mines.
Le 5 août 1909, la mère de Jules Renard (Madame Lepic dans "Poil de Carotte") meurt sans que l'on sache si ce fût un accident ou un suicide.
Le 22 mai 1910 Renard meurt au 44 rue du Rocher à Paris, il sera enterré civilement le 24 mai 1910 à Chitry-les-Mines.
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CONVENTION INTERNATIONALE
DES DROITS DE L'ENFANT
ONU : 20 novembre 1989
(Texte intégral)
Préambule
Les États parties à la présente Convention, Considérant que, conformément aux principes proclamés dans la Charte des Nations Unies, la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humains ainsi que l'égalité et le caractère inaliénable de leurs droits dont le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
Ayant présent à l'esprit le fait que les peuples des Nations Unies ont, dans la Charte des Nations Unies, proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme et dans la dignité et la valeur de la personne humaine, et qu'ils ont résolu de favoriser le progrès social et d'instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Reconnaissant que les Nations Unies, dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans les Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme, ont proclamé et sont convenues que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation,
Rappelant que, dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, les Nations Unies ont proclamé que l'enfance a droit à une aide et à une assistance spéciales,
Convaincus que la famille, unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres, et en particulier des enfants, doit recevoir la protection et l'assistance dont elle a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la communauté,
Reconnaissant que l'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial, dans un climat de bonheur, d'amour et de compréhension,
Considérant qu'il importe de préparer pleinement l'enfant à avoir une vie individuelle dans la société, et de l'élever dans l'esprit des idéaux proclamés dans la Charte des Nations Unies, et en particulier dans un esprit de paix, de dignité, de tolérance, de liberté, d'égalité et de solidarité,
Ayant présent à l'esprit que la nécessité d'accorder une protection spéciale à l'enfant a été énoncée dans la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l'enfant et dans la Déclaration des droits de l'enfant adoptée par les Nations Unies en 1959, et qu'elle a été reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, dans le pacte international relatif aux droits civils et politiques (en particulier aux articles 23 et 24) dans le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (en particulier à l'article 10) et dans les statuts et instruments pertinents des institutions spécialisées et des organisations internationales qui se préoccupent du bien-être de l'enfant,
Ayant présent à l'esprit que comme indiqué dans la déclaration des droits de l'enfant, adopté le 20 novembre 1959 par l'assemblée générale des Nations Unies, "l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant, comme après la naissance",
Rappelant les dispositions de la Déclaration sur les principes sociaux et juridiques applicables à la protection et au bien-être des enfants, envisagés surtout sous l'angle des pratiques en matière d'adoption et de placement familial sur les plans national et international (résolution 41/85 de l'Assemblée générale, en date du 3 décembre 1986) de l'Ensemble de règles minima des Nations Unies concernant l'administration de la justice pour mineurs ("Règles de Beijing"- résolution 40/33 de l'Assemblée générale, en date du 29 novembre 1985) et de la Déclaration sur la protection des femmes et des enfants en période d'urgence et de conflit armé (résolution 3318 (XXIX) de l'Assemblée générale, en date du 14 décembre 1974),
Reconnaissant qu'il y a dans tous les pays du monde des enfants qui vivent dans des conditions particulièrement difficiles, et qu'il est nécessaire d'accorder à ces enfants une attention particulière,
Tenant dûment compte de l'importance des traditions et valeurs culturelles de chaque peuple dans la protection et le développement harmonieux de l'enfant,
Reconnaissant l'importance de la coopération internationale pour l'amélioration des conditions de vie des enfants dans tous les pays, et en particulier dans les pays en développement,
Sont convenus de ce qui suit :
PREMIÈRE PARTIE
Article 1
Au sens de la présente convention, un enfant s'entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation qui lui est applicable.
Article 2
1. Les États parties s'engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou autre de l'enfant ou de ses parents ou représentants légaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacité, de leur naissance ou de toute autre situation.
2. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour que l'enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille.
Article 3
1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.
2. Les États parties s'engagent à assurer à l'enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs ou des autres personnes légalement responsables de lui, et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées.
3. Les États parties veillent à ce que le fonctionnement des institutions, services et établissements qui ont la charge des enfants et assurent leur protection soit conforme aux normes fixées par les autorités compétentes, particulièrement dans le domaine de la sécurité et de la santé et en ce qui concerne le nombre et la compétence de leur personnel ainsi que l'existence d'un contrôle approprié.
Article 4
Les États parties s'engagent à prendre toutes les mesures législatives, administratives et autres qui sont nécessaires pour mettre en œuvre les droits reconnus dans la présente Convention. Dans le cas des droits économiques, sociaux et culturels, ils prennent ces mesures dans toutes les limites des ressources dont ils disposent et, s'il y a lieu, dans le cadre de la coopération internationale.
Article 5
Les États parties respectent la responsabilité, le droit et le devoir qu'ont les parents ou, le cas échéant, les membres de la famille élargie ou de la communauté, comme prévu par la coutume locale, les tuteurs ou autres personnes légalement responsables de l'enfant, de donner à celui-ci, d'une manière qui corresponde au développement de ses capacités, l'orientation et les conseils appropriés à l'exercice des droits que lui reconnaît la présente Convention.
Article 6
1. Les États parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie.
2. Les États parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l'enfant.
Article 7
1. L'enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d'acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et être élevé par eux.
2. Les États parties veillent à mettre ces droits en œuvre conformément à leur législation nationale et aux obligations que leur imposent les instruments internationaux applicables en la matière, en particulier dans les cas où faute de cela l'enfant se trouverait apatride.
Article 8
1. Les États parties s'engagent à respecter le droit de l'enfant de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales, tels qu'ils sont reconnus par la loi, sans ingérence illégale.
2. Si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les États parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible.
Article 9
1. Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant.
2. Dans tous les cas prévus au paragraphe 1, toutes les parties intéressées doivent avoir la possibilité de participer aux délibérations et de faire connaître leurs vues.
3. Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à intérêt supérieur de l'enfant
4. Lorsque la séparation résulte de mesures prises par un État partie, telles que la détention, l'emprisonnement, l'exil, l'expulsion ou la mort (y compris la mort, quelle qu'en soit la cause, survenue en cours de détention) des deux parents ou de l'un d'eux, ou de l'enfant, l'État partie donne sur demande aux parents, à l'enfant ou, s'il y a lieu, à un autre membre de la famille les renseignements essentiels sur le lieu où se trouvent le membre ou les membres de la famille, à moins que la divulgation de ces renseignements ne soit préjudiciable au bien-être de l'enfant. Les États parties veillent en outre à ce que la présentation d'une telle demande n'entraîne pas en elle-même de conséquences fâcheuses pour la personne ou les personnes intéressées.
Article 10
1. Conformément à l'obligation incombant aux États parties en vertu du paragraphe 1 de l'article 9, toute demande faite par un enfant ou ses parents en vue d'entrer dans un État partie ou de le quitter aux fins de réunification familiale est considérée par les États parties. dans un esprit positif, avec humanité et diligence. Les États parties veillent en outre à ce que la présentation d'une telle demande n'entraîne pas de conséquences fâcheuses pour les auteurs de la demande et les membres de leurs familles.
2. Un enfant dont les parents résident dans des États différents a le droit d'entretenir, sauf circonstances exceptionnelles, des relations personnelles et des contacts directs réguliers avec ses deux parents. À cette fin, et conformément à l'obligation incombant aux États parties en vertu du paragraphe 2 de l'article 9, les États parties respectent le droit qu'ont l'enfant et ses parents de quitter tout pays, y compris le leur, et de revenir dans leur propre pays. Le droit de quitter tout pays ne peut faire l'objet que des restrictions prescrites par la loi qui sont nécessaires pour protéger la sécurité nationale, l'ordre public, la santé ou la moralité publiques, ou les droits et libertés d'autrui, et qui sont compatibles avec les autres droits reconnus dans la présente Convention.
Article 11
1. Les États parties prennent des mesures pour lutter contre les déplacements et les non-retour illicites d'enfants à l'étranger.
2. À cette fin, les États parties favorisent la conclusion d'accords bilatéraux ou multilatéraux ou l'adhésion aux accords existants.
Article 12
1. Les États parties garantissent à l'enfant qui est capable de discernement le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant, les opinions de l'enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité.
2. À cette fin, on donnera notamment à l'enfant la possibilité être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l'intéressant, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un représentant ou d'un organisme approprié, de façon compatible avec les règles de procédure de la législation nationale.
Article 13
1. L'enfant a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l'enfant.
2. L'exercice de ce droit ne peut faire l'objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires :
a) Au respect des droits ou de la réputation d'autrui ; ou
b) À la sauvegarde de la sécurité nationale, de l'ordre public, de la santé ou de la moralité publiques.
Article 14
1. Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion.
2. Les États parties respectent le droit et le devoir des parents ou, le cas échéant, des représentants légaux de l'enfant, de guider celui-ci dans l'exercice du droit susmentionné d'une manière qui corresponde au développement de ses capacités.
3. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut être soumise qu'aux seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires pour préserver la sûreté publique, l'ordre public, la santé et la moralité publiques, ou les libertés et droits fondamentaux d'autrui.
Article 15
1. Les États parties reconnaissent les droits de l'enfant à la liberté d'association et à la liberté de réunion pacifique.
2. L'exercice de ces droits ne peut faire l'objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires dans une société démocratique, dans l'intérêt de la sécurité nationale, de la sûreté publique ou de l'ordre public, ou pour protéger la santé ou la moralité publiques, ou les droits et libertés d'autrui.
Article 16
1. Nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.
2. L'enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Article 17
Les États parties reconnaissent l'importance de la fonction remplie par les médias et veillent à ce que l'enfant ait accès à une information et à des matériels provenant de sources nationales et internationales diverses, notamment ceux qui visent à promouvoir son bien-être social, spirituel et moral ainsi que sa santé physique et mentale. À cette fin, les États parties:
a) Encouragent les médias à diffuser une information et des matériels qui présentent une utilité sociale et culturelle pour l'enfant et répondent à l'esprit de l'article 29;
b) Encouragent la coopération internationale en vue de produire, d'échanger et de diffuser une information et des matériels de ce type provenant de différentes sources culturelles, nationales et internationales;
c) Encouragent la production et la diffusion de livres pour enfants;
d) Encouragent les médias à tenir particulièrement compte des besoins linguistiques des enfants autochtones ou appartenant à un groupe minoritaire;
e) Favorisent l'élaboration de principes directeurs appropriés destinés à protéger l'enfant contre l'information et les matériels qui nuisent à son bien-être, compte tenu des dispositions des articles 13 et 18.
Article 18
1. Les États parties s'emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d'élever l'enfant et d'assurer son développement. La responsabilité d'élever l'enfant et d'assurer son développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses représentants légaux. Ceux-ci doivent être guidés avant tout par l'intérêt supérieur de l'enfant.
2. Pour garantir et promouvoir les droits énoncés dans la présente Convention, les États parties accordent l'aide appropriée aux parents et aux représentants légaux de l'enfant dans l'exercice de la responsabilité qui leur incombe d'élever l'enfant et assurent la mise en place d'institutions. d'établissements et de services chargés de veiller au bien-être des enfants.
3. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour assurer aux enfants dont les parents travaillent le droit de bénéficier des services et établissements de garde d'enfants pour lesquels ils remplissent les conditions requises.
Article 19
1. Les États parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu'il est sous la garde de ses parents ou de l'un d'eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié.
2. Ces mesures de protection comprendront, selon qu'il conviendra, des procédures efficaces pour l'établissement de programmes sociaux visant à fournir l'appui nécessaire à l'enfant et à ceux à qui il est confié, ainsi que pour d'autres formes de prévention, et aux fins d'identification, de rapport, de renvoi, d'enquête, de traitement et de suivi pour les cas de mauvais traitements de l'enfant décrits ci-dessus, et comprendre également, selon qu'il conviendra, des procédures d'intervention judiciaire.
Article 20
1. Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l'État.
2. Les États parties prévoient pour cet enfant une protection de remplacement conforme à leur législation nationale.
3. Cette protection de remplacement peut notamment avoir la forme du placement dans une famille, de la "Kafala" de droit islamique, de l'adoption ou, en cas de nécessité, du placement dans un établissement pour enfants approprié. Dans le choix entre ces solutions, il est dûment tenu compte de la nécessité d'une certaine continuité dans l'éducation de l'enfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse, culturelle et linguistique.
Article 21
Les États parties qui admettent et/ou autorisent l'adoption s'assurent que l'intérêt supérieur de l'enfant est la considération primordiale en la matière, et :
a) Veillent à ce que l'adoption d'un enfant ne soit autorisée que par les autorités compétentes, qui vérifient, conformément à la loi et aux procédures applicables et sur la base de tous les renseignements fiables relatifs au cas considéré, que l'adoption peut avoir lieu eu égard à la situation de l'enfant par rapport à ses père et mère, parents et représentants légaux et que, le cas échéant, les personnes intéressées ont donné leur consentement à l'adoption en connaissance de cause, après s'être entourées des avis nécessaires ;
b) Reconnaissent que l'adoption à l'étranger peut être envisagée comme un autre moyen d'assurer les soins nécessaires à l'enfant, si celui-ci ne peut, dans son pays d'origine, être placé dans une famille nourricière ou adoptive ou être convenablement élevé ;
c) Veillent, en cas d'adoption à l'étranger, à ce que l'enfant ait le bénéfice de garanties et de normes équivalant à celles existant en cas d'adoption nationale ;
d) Prennent toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que, en cas d'adoption à l'étranger, le placement de l'enfant ne se traduise pas par un profit matériel indu pour les personnes qui en sont responsables ;
e) Poursuivent les objectifs du présent article en concluant des arrangements ou des accords bilatéraux ou multilatéraux, selon les cas, et s'efforcent dans ce cadre de veiller à ce que les placements d'enfants à l'étranger soient effectués par des autorités ou des organes compétents.
Article 22
1. Les États parties prennent les mesures appropriées pour qu'un enfant qui cherche à obtenir le statut de réfugié ou qui est considéré comme réfugié en vertu des règles et procédures du droit international ou national applicable, qu'il soit seul ou accompagné de ses père et mère ou de toute autre personne, bénéficie de la protection et de l'assistance humanitaire voulues pour lui permettre de jouir des droits que lui reconnaissent la présente Convention et les autres instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme ou de caractère humanitaire auxquels lesdits États sont parties.
2. À cette fin, les États parties collaborent, selon qu'ils le jugent nécessaire, à tous les efforts faits par l'Organisation des Nations Unies et les autres organisations intergouvernementales ou non gouvernementales compétentes collaborant avec l'Organisation des Nations Unies pour protéger et aider les enfants qui se trouvent en pareille situation et pour rechercher les père et mère ou autres membres de la famille de tout enfant réfugié en vue d'obtenir les renseignements nécessaires pour le réunir à sa famille. Lorsque ni le père, ni la mère, ni aucun autre membre de la famille ne peut être retrouvé, l'enfant se voit accorder, selon les principes énoncés dans la présente Convention, la même protection que tout autre enfant définitivement ou temporairement privé de son milieu familial pour quelque raison que ce soit.
Article 23
1. Les États parties reconnaissent que les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité.
2. Les États parties reconnaissent le droit des enfants handicapés de bénéficier de soins spéciaux et encouragent et assurent, dans la mesure des ressources disponibles, l'octroi, sur demande, aux enfants handicapés remplissant les conditions requises et à ceux qui en ont la charge, d'une aide adaptée à l'état de l'enfant et à la situation de ses parents ou de ceux à qui il est confié.
3. Eu égard aux besoins particuliers des enfants handicapés, l'aide fournie conformément au paragraphe 2 est gratuite chaque fois qu'il est possible, compte tenu des ressources financières de leurs parents ou de ceux à qui l'enfant est confié, et elle est conçue de telle sorte que les enfants handicapés aient effectivement accès à l'éducation, à la formation, aux soins de santé, à la rééducation, à la préparation à l'emploi et aux activités récréatives, et bénéficient de ces services de façon propre à assurer une intégration sociale aussi complète que possible et leur épanouissement personnel, y compris dans le domaine culturel et spirituel.
4. Dans un esprit de coopération internationale, les États parties favorisent l'échange d'informations pertinentes dans le domaine des soins de santé préventifs et du traitement médical, psychologique et fonctionnel des enfants handicapés, y compris par la diffusion d'informations concernant les méthodes de rééducation et les services de formation professionnelle, ainsi que l'accès à ces données, en vue de permettre aux États parties d'améliorer leurs capacités et leurs compétences et d'élargir leur expérience dans ces domaines. À cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement.
Article 24
1. Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s'efforcent de garantir qu'aucun enfant ne soit privé du droit d'avoir accès à ces services.
2. Les États parties s'efforcent d'assurer la réalisation intégrale du droit susmentionné et, en particulier, prennent des mesures appropriées pour:
a) Réduire la mortalité parmi les nourrissons et les enfants ;
b) Assurer à tous les enfants l'assistance médicale et les soins de santé nécessaires, l'accent étant mis sur le développement des soins de santé primaires ;
c) Lutter contre la maladie et la malnutrition, y compris dans le cadre des soins de santé primaires, grâce notamment à l'utilisation de techniques aisément disponibles et à la fourniture d'aliments nutritifs et d'eau potable, compte tenu des dangers et des risques de pollution du milieu naturel ;
d) Assurer aux mères des soins prénatals et postnatals appropriés ;
e) Faire en sorte que tous les groupes de la société, en particulier les parents et les enfants, reçoivent une information sur la santé et la nutrition de l'enfant, les avantages de l'allaitement au sein, l'hygiène et la salubrité de l'environnement et la prévention des accidents, et bénéficient d'une aide leur permettant de mettre à profit cette information ;
f) Développer les soins de santé préventifs, les conseils aux parents et l'éducation et les services en matière de planification familiale.
3. Les États parties prennent toutes les mesures efficaces appropriées en vue d'abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants.
4. Les États parties s'engagent à favoriser et à encourager la coopération internationale en vue d'assurer progressivement la pleine réalisation du droit reconnu dans le présent article. À cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement
Article 25
Les États parties reconnaissent à l'enfant qui a été placé par les autorités compétentes pour recevoir des soins, une protection ou un traitement physique ou mental, le droit à un examen périodique dudit traitement et de toute autre circonstance relative à son placement.
Article 26
1. Les États parties reconnaissent à tout enfant le droit de bénéficier de la sécurité sociale, y compris les assurances sociales, et prennent les mesures nécessaires pour assurer la pleine réalisation de ce droit en conformité avec leur législation nationale.
2. Les prestations doivent, lorsqu'il y a lieu, être accordées compte tenu des ressources et de la situation de l'enfant et des personnes responsables de son entretien, ainsi que de toute autre considération applicable à la demande de prestation faite par l'enfant ou en son nom.
Article 27
1. Les États parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental. spirituel, moral et social.
2. C'est aux parents ou autres personnes ayant la charge de l'enfant qu'incombe au premier chef la responsabilité d'assurer, dans les limites de leurs possibilités et de leurs moyens financiers, les conditions de vie nécessaires au développement de l'enfant.
3. Les États parties adoptent les mesures appropriées, compte tenu des conditions nationales et dans la mesure de leurs moyens, pour aider les parents et autres personnes ayant la charge de l'enfant à mettre en œuvre ce droit et offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d'appui, notamment en ce qui concerne l'alimentation, le vêtement et le logement.
4. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées en vue d'assurer le recouvrement de la pension alimentaire de l'enfant auprès de ses parents ou des autres personnes ayant une responsabilité financière à son égard, que ce soit sur leur territoire ou à l'étranger. En particulier, pour tenir compte des cas où la personne qui a une responsabilité financière à l'égard de l'enfant vit dans un État autre que celui de l'enfant, les États parties favorisent l'adhésion à des accords internationaux ou la conclusion de tels accords ainsi que l'adoption de tous autres arrangements appropriés.
Article 28
1. Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation, et en particulier, en vue d'assurer l'exercice de ce droit progressivement et sur la base de l'égalité des chances:
a) Ils rendent l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous ;
b) Ils encouragent l'organisation de différentes formes d'enseignement secondaire, tant général que professionnel, les rendent ouvertes et accessibles à tout enfant, et prennent des mesures appropriées telles que l'instauration de la gratuité de l'enseignement et l'offre d'une aide financière en cas de besoin ;
c) Ils assurent à tous l'accès à l'enseignement supérieur, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés ;
d) Ils rendent ouvertes et accessibles à tout enfant l'information et l'orientation scolaires et professionnelles ;
e) Ils prennent des mesures pour encourager la régularité de la fréquentation scolaire et la réduction des taux d'abandon scolaire.
2. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la discipline scolaire soit appliquée d'une manière compatible avec la dignité de l'enfant en tant être humain et conformément à la présente Convention.
3. Les États parties favorisent et encouragent la coopération internationale dans le domaine de l'éducation, en vue notamment de contribuer à éliminer l'ignorance et l'analphabétisme dans le monde et de faciliter l'accès aux connaissances scientifiques et techniques et aux méthodes d'enseignement modernes. À cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement.
Article 29
1. Les États parties conviennent que l'éducation de l'enfant doit viser à :
a) Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement de ses dons et des ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités ;
b) Inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies ;
c) Inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne ;
d) Préparer l'enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité entre les sexes et d'amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d'origine autochtone ;
e) Inculquer à l'enfant le respect du milieu naturel.
2. Aucune disposition du présent article ou de l'article 28 ne sera interprétée d'une manière qui porte atteinte à la liberté des personnes physiques ou morales de créer et de diriger des établissements d'enseignement, à condition que les principes énoncés au paragraphe 1 du présent article soient respectés et que l'éducation dispensée dans ces établissements soit conforme aux normes minimales que l'État aura prescrites.
Article 30
Dans les États où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d'origine autochtone, un enfant autochtone ou appartenant à une de ces minorités ne peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle, de professer et de pratiquer sa propre religion ou d'employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son groupe.
Article 31
1. Les États parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique.
2. Les États parties respectent et favorisent le droit de l'enfant de participer pleinement à la vie culturelle et artistique, et encouragent l'organisation à son intention de moyens appropriés de loisirs et d'activités récréatives, artistiques et culturelles, dans des conditions d'égalité.
Article 32
1. Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et de n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social.
2. Les États parties prennent des mesures législatives. administratives, sociales et éducatives pour assurer l'application du présent article. À cette fin, et compte tenu des dispositions pertinentes des autres instruments internationaux, les États parties, en particulier:
a) Fixent un âge minimum ou des âges minimums d'admission à l'emploi ;
b) Prévoient une réglementation appropriée des horaires de travail et des conditions d'emploi ;
c) Prévoient des peines ou autres sanctions appropriées pour assurer l'application effective du présent article.
Article 33
Les États parties prennent toutes les mesures appropriées, y compris des mesures législatives, administratives, sociales et éducatives, pour protéger les enfants contre l'usage illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, tels que les définissent les conventions internationales pertinentes, et pour empêcher que des enfants ne soient utilisés pour la production et le trafic illicites de ces substances.
Article 34
Les États parties s'engagent à protéger l'enfant contre toutes les formes d'exploitation sexuelle et de violence sexuelle. À cette fin, les États prennent en particulier toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher :
a) Que des enfants ne soient incités ou contraints à se livrer à une activité sexuelle illégale ;
b) Que des enfants ne soient exploités à des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales ;
c) Que des enfants ne soient exploités aux fins de la production de spectacles ou de matériel de caractère pornographique.
Article 35
Les États parties prennent toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher l'enlèvement, la vente ou la traite d'enfants à quelque fin que ce soit et sous quelque forme que ce soit.
Article 36
Les États parties protègent l'enfant contre toutes autres formes d'exploitation préjudiciables à tout aspect de son bien-être.
Article 37
Les États parties veillent à ce que :
a) Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants: ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans ;
b) Nul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire: l'arrestation, la détention ou l'emprisonnement d'un enfant doit être en conformité avec la loi, être qu'une mesure de dernier ressort et être d'une durée aussi brève que possible :
c) Tout enfant privé de liberté soit traité avec humanité et avec le respect dû à la dignité de la personne humaine, et d'une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge: en particulier, tout enfant privé de liberté sera séparé des adultes, à moins que l'on n'estime préférable de ne pas le faire dans intérêt supérieur de l'enfant, et il a le droit de rester en contact avec sa famille par la correspondance et par des visites, sauf circonstances exceptionnelles ;
d) Les enfants privés de liberté aient le droit d'avoir rapidement accès à l'assistance juridique ou à toute assistance appropriée, ainsi que le droit de contester la légalité de leur privation de liberté devant un tribunal ou une autre autorité compétente, indépendante et impartiale, et à ce qu'une décision rapide soit prise en la matière.
Article 38
1. Les États parties s'engagent à respecter et à faire respecter les règles du droit humanitaire international qui leur sont applicables en cas de conflit armé et dont la protection s'étend aux enfants.
2. Les États parties prennent toutes les mesures possibles dans la pratique pour veiller à ce que les personnes n'ayant pas atteint âge de 15 ans ne participent pas directement aux hostilités.
3. Les États parties s'abstiennent d'enrôler dans leurs forces armées toute personne n'ayant pas atteint âge de 15 ans. Lorsqu'ils incorporent des personnes de plus de 15 ans mais de moins de 18 ans, les États parties s'efforcent d'enrôler en priorité les plus âgées.
4. Conformément à l'obligation qui leur incombe en vertu du droit humanitaire international de protéger la population civile en cas de conflit armé, les États parties prennent toutes les mesures possibles dans la pratique pour que les enfants qui sont touchés par un conflit armé bénéficient d'une protection et de soins.
Article 39
Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour faciliter la réadaptation physique et psychologique et la réinsertion sociale de tout enfant victime de toute forme de négligence, d'exploitation ou de sévices, de torture ou de toute autre forme de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ou de conflit armé. Cette réadaptation et cette réinsertion se déroulent dans des conditions qui favorisent la santé, le respect de soi et la dignité de l'enfant.
Article 40
1. Les États parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d'infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l'homme et les libertés fondamentales d'autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci.
2. À cette fin. et compte tenu des dispositions pertinentes des instruments internationaux, les États parties veillent en particulier :
a) À ce qu'aucun enfant ne soit suspecté, accusé ou convaincu d'infraction à la loi pénale en raison d'actions ou d'omissions qui n'étaient pas interdites par le droit national ou international au moment où elles ont été commises ;
b) À ce que tout enfant suspecté ou accusé d'infraction à la loi pénale ait au moins le droit aux garanties suivantes:
I - à être présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie ;
II - à être informé dans le plus court délai et directement des accusations portées contre lui, ou, le cas échéant, par l'intermédiaire de ses parents ou représentants légaux, et à bénéficier d'une assistance juridique ou de toute autre assistance appropriée pour la préparation et la présentation de sa défense.
III - à ce que sa cause soit entendue sans retard par une autorité ou une instance judiciaire compétentes, indépendantes et impartiales, selon une procédure équitable aux termes de la loi, en présence de son conseil juridique ou autre et, à moins que cela ne soit jugé contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant en raison notamment de son âge ou de sa situation, en présence de ses parents ou représentants légaux ;
IV - à ne pas être contraint de témoigner ou de s'avouer coupable; à interroger ou faire interroger les témoins à charge, et à obtenir la comparution et l'interrogatoire des témoins à décharge dans des conditions d'égalité ;
V - s'il est reconnu avoir enfreint la loi pénale, à faire appel de cette décision et de toute mesure arrêtée en conséquence devant une autorité ou une instance judiciaire supérieure compétentes, indépendantes et impartiales, conformément à la loi ;
VI - à se faire assister gratuitement d'un interprète s'il ne comprend ou ne parle pas la langue utilisée ;
VII - à ce que sa vie privée soit pleinement respectée à tous les stades de la procédure.
3. Les États parties s'efforcent de promouvoir l'adoption de lois, de procédures, la mise en place d'autorités et d'institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d'infraction à la loi pénale, et en particulier :
a) D'établir un âge minimum au-dessous duquel les enfants seront présumés n'avoir pas la capacité d'enfreindre la loi pénale ;
b) De prendre des mesures, chaque fois que cela est possible et souhaitable, pour traiter ces enfants sans recourir à la procédure judiciaire, étant cependant entendu que les droits de l'homme et les garanties légales doivent être pleinement respectés.
4. Toute une gamme de dispositions, relatives notamment aux soins, à l'orientation et à la supervision, aux conseils, à la probation, au placement familial, aux programmes d'éducation générale et professionnelle et aux solutions autres qu'institutionnelles seront prévues en vue d'assurer aux enfants un traitement conforme à leur bien-être et proportionné à leur situation et à l'infraction.
Article 41
Aucune des dispositions de la présente Convention ne porte atteinte aux dispositions plus propices à la réalisation des droits de l'enfant qui peuvent figurer :
a) Dans la législation d'un État partie ;
b) Dans le droit international en vigueur pour cet État.
DEUXIÈME PARTIE
Article 42
Les États parties s'engagent à faire largement connaître les principes et les dispositions de la présente Convention, par des moyens actifs et appropriés, aux adultes comme aux enfants.
Article 43
1. Aux fins d'examiner les progrès accomplis par les États parties dans l'exécution des obligations contractées par eux en vertu de la présente Convention, il est institué un Comité des droits de l'enfant qui s'acquitte des fonctions définies ci-après.
2. Le Comité se compose de 10 experts de haute moralité et possédant une compétence reconnue dans le domaine visé par la présente Convention. Ses membres sont élus par les États parties parmi leurs ressortissants et siègent à titre personnel, compte tenu de la nécessité d'assurer une répartition géographique équitable et eu égard aux principaux systèmes juridiques.
3. Les membres du Comité sont élus au scrutin secret sur une liste de personnes désignées par les États parties. Chaque État partie peut désigner un candidat parmi ses ressortissants.
4. La première élection aura lieu dans les six mois suivant la date d'entrée en vigueur de la présente Convention. Les élections auront lieu ensuite tous les deux ans. Quatre mois au moins avant la date de chaque élection, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies invitera par écrit les États parties à proposer leurs candidats dans un délai de deux mois. Le Secrétaire général dressera ensuite la liste alphabétique des candidats ainsi désignés, en indiquant les États parties qui les ont désignés, et la communiquera aux États parties à la présente Convention.
5. Les élections ont lieu lors des réunions des États parties, convoquées par le Secrétaire général au Siège de l'Organisation des Nations Unies. À ces réunions, pour lesquelles le quorum est constitué par les deux tiers des États parties, les candidats élus au Comité sont ceux qui obtiennent le plus grand nombre de voix et la majorité absolue des voix des États parties présents et votants.
6. Les membres du Comité sont élus pour quatre ans. Ils sont rééligibles si leur candidature est présentée à nouveau. Le mandat de cinq des membres élus lors de la première élection prend fin au bout de deux ans. Les noms de ces cinq membres seront tirés au sort par le président de la réunion immédiatement après la première élection.
7. En cas de décès ou de démission d'un membre du Comité, ou si, pour toute autre raison, un membre déclare ne plus pouvoir exercer ses fonctions au sein du Comité, l'État partie qui avait présenté sa candidature nomme un autre expert parmi ses ressortissants pour pourvoir le poste ainsi vacant jusqu'à l'expiration du mandat correspondant. sous réserve de l'approbation du Comité.
8. Le Comité adopte son règlement intérieur.
9. Le Comité élit son bureau pour une période de deux ans
10. Les réunions du Comité se tiennent normalement au Siège de l'Organisation des Nations Unies, ou en tout autre lieu approprié déterminé par le Comité. Le Comité se réunit normalement chaque année. La durée de ses sessions est déterminée et modifiée, si nécessaire, par une réunion des États parties à la présente Convention, sous réserve de l'approbation de l'Assemblée générale.
11. Le Secrétaire général de l'organisation des Nations Unies met à la disposition du Comité le personnel et les installations qui lui sont nécessaires pour s'acquitter efficacement des fonctions qui lui sont confiées en vertu de la présente Convention.
12. Les membres du Comité institué en vertu de la présente Convention reçoivent, avec l'approbation de l'Assemblée générale, des émoluments prélevés sur les ressources de l'Organisation des Nations Unies dans les conditions et selon les modalités fixées par l'Assemblée générale.
Article 44
1. Les États parties s'engagent à soumettre au Comité, par l'entremise du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, des rapports sur les mesures qu'ils auront adoptées pour donner effet aux droits reconnus dans la présente Convention et sur les progrès réalisés dans la jouissance de ces droits :
a) Dans les deux ans à compter de la date de l'entrée en vigueur de la présente Convention pour les États parties intéressés,
b) Par la suite, tous les cinq ans.
2. Les rapports établis en application du présent article doivent, le cas échéant, indiquer les facteurs et les difficultés empêchant les États parties de s'acquitter pleinement des obligations prévues dans la présente Convention. Ils doivent également contenir des renseignements suffisants pour donner au Comité une idée précise de l'application de la Convention dans le pays considéré.
3. Les États parties ayant présenté au Comité un rapport initial complet n'ont pas, dans les rapports qu'ils lui présentent ensuite conformément à l'alinéa b) du paragraphe 1, à répéter les renseignements de base antérieurement communiqués.
4. Le Comité peut demander aux États parties tous renseignements complémentaires relatifs à l'application de la Convention.
5. Le Comité soumet tous les deux ans à l'Assemblée générale, par l'entremise du Conseil économique et social, un rapport sur ses activités.
6. Les Etats parties assurent à leurs rapports une large diffusion dans leur propre pays.
Article 45
Pour promouvoir l'application effective de la Convention et encourager la coopération internationale dans le domaine visé par la Convention :
a) Les institutions spécialisées, l'UNICEF et d'autres organes des Nations Unies ont le droit de se faire représenter lors de l'examen de l'application des dispositions de la présente Convention qui relèvent de leur mandat. Le Comité peut inviter les institutions spécialisées, l'UNICEF et tous autres organismes compétents qu'il jugera appropriés à donner des avis spécialisés sur l'application de la Convention dans les domaines qui relèvent de leur mandat respectif. Il peut inviter les institutions spécialisées, l'UNICEF et d'autres organes des Nations Unies à lui présenter des rapports sur l'application de la Convention dans les secteurs qui relèvent de leur domaine d'activité.
b) Le Comité transmet, s'il le juge nécessaire, aux institutions spécialisées, à l'UNICEF et aux autres organismes compétents tout rapport des États parties contenant une demande ou indiquant un besoin de conseils ou d'assistance techniques, accompagné, le cas échéant, des observations et suggestions du Comité touchant ladite demande ou indication.
c) Le Comité peut recommander à l'Assemblée générale de prier le Secrétaire général de procéder pour le Comité à des études sur des questions spécifiques touchant les droits de l'enfant.
d) Le Comité peut faire des suggestions et des recommandations d'ordre général fondées sur les renseignements reçus en application des articles 44 et 45 de la présente Convention. Ces suggestions et recommandations d'ordre général sont transmises à tout État partie intéressé et portées à l'attention de l'Assemblée Générale, accompagnées, le cas échéant, des observations des États parties.
TROISIÈME PARTIE
Article 46
La présente Convention est ouverte à la signature de tous les États.
Article 47
La présente Convention est sujette à ratification. Les instruments de ratification seront déposés.
Article 48
La présente Convention restera ouverte à l'adhésion de tout État. Les instruments d'adhésion seront déposés auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies.
Article 49
1. La présente Convention entrera en vigueur le trentième jour qui suivra la date du dépôt auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies du vingtième instrument de ratification ou d'adhésion.
2. Pour chacun des États qui ratifieront la présente Convention ou y adhéreront par le dépôt du vingtième instrument de ratification ou d'adhésion, la Convention entrera en vigueur le trentième jour qui suivra le dépôt par cet État de son instrument de ratification ou d'adhésion.
Article 50
1. Tout État partie peut proposer un amendement et en déposer le texte auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. Le secrétaire général communique alors la proposition d'amendement aux États parties, en leur demandant de lui faire savoir s'ils sont favorables à la convocation d'une conférence des États parties en vue de l'examen de la proposition et de sa mise aux voix. Si, dans les quatre mois qui suivent la date de cette communication, un tiers au moins des États parties se prononcent en faveur de la convocation d'une telle conférence, le Secrétaire général convoque la conférence sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies. Tout amendement adopté par la majorité des États parties présents et votants à la conférence est soumis pour approbation à l'Assemblée générale des Nations Unies.
2. Tout amendement adopté conformément aux dispositions du paragraphe 1 du présent article entre en vigueur lorsqu'il a été approuvé par l'Assemblée générale des nations Unies et accepté par une majorité des deux tiers des États parties.
3. Lorsqu'un amendement entre en vigueur, il a force obligatoire pour les États parties qui l'ont accepté, les autres États parties demeurant liés par les dispositions de la présente Convention et par tous amendements antérieurs acceptés par eux.
Article 51
1. Le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies recevra et communiquera à tous les États le texte des réserves qui auront été faites par les États au moment de la ratification ou de l'adhésion.
2. Aucune réserve incompatible avec l'objet et le but de la présente Convention n'est autorisée.
3. Les réserves peuvent être retirées à tout moment par notification adressée au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, lequel en informe tous les États parties à la Convention. La notification prend effet à la date à laquelle elle est reçue par le Secrétaire général.
Article 52
Tout État partie peut dénoncer la présente Convention par notification écrite adressée au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. La dénonciation prend effet un an après la date à laquelle la notification a été reçue par le Secrétaire général.
Article 53
Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies est désigné comme dépositaire de la présente Convention.
Article 54
L'original de la présente Convention, dont les textes anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe font également foi, sera déposé auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies.
En foi de quoi les plénipotentiaires soussignés, dûment habilités par leurs gouvernements respectifs, ont signé la présente Convention.
ANNEXE
Déclaration et réserve de la République Française
1 - Le Gouvernement de la République déclare que la présente Convention, notamment l'article 6, ne saurait être interprétée comme faisant obstacle à l'application des dispositions de la législation française relative à l'interruption volontaire de grossesse.
2 - Le Gouvernement de la République déclare, compte tenu de l'article 2 de la Constitution de la République Française, que l'article 30 n'a pas lieu de s'appliquer en ce qui concerne la République.
3 - Le Gouvernement de la République Française interprète l'article 40, paragraphe 2, b, v, comme posant un principe général auquel la loi peut apporter des exceptions limitées. Il en est ainsi, notamment, pour certaines infractions relevant en premier et dernier ressort du tribunal de police ainsi que pour les infractions de nature criminelle. Au demeurant, les décisions rendues en dernier ressort peuvent faire l'objet d'un recours devant la cour de cassation qui statue sur la légalité de la décision intervenue.
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L’adjectif qualificatif au féminin.
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