Programmations
PÉRIODE 6 : LA NOUVELLE
Séquence 1 : Evaluation diagnostique (6h)
Séquence 2 :
Rédiger le synopsis d’une nouvelle (10h)
Lecture Dégager la structure narrative en cinq étapes (1h)
Lecture Identifier les caractéristiques d’un personnage principal (1h)
Langue Justifier un choix en utilisant l’expression de la cause (1h)
Oral Négocier le projet (2h)
Langue Utiliser l’expression du but pour fixer un objectif à propos du projet (1h)
Oral Lire et résumer les événements d’une nouvelle (2h)
Écrire/Projet Rédiger le synopsis d’une nouvelle (2h)
Séquence 3 :
Rédiger le début d’une nouvelle (11h)
Lecture Identifier les caractéristiques du début d’une nouvelle (1h)
Langue Utiliser l’imparfait et le passé simple (1h)
Lecture Identifier les caractéristiques de la situation stable (1h)
Langue Décrire les personnages en utilisant une expression de comparaison (1h)
Oral Décrire oralement pour exprimer un sentiment et créer une impression (2h)
Lecture Identifier les caractéristiques d’un événement inattendu (1h)
Oral Raconter oralement le début d’une nouvelle (2h)
Écrire/Projet Rédiger le début d’une nouvelle (2h) Arrêt-bilan 4h
Evaluation 1 en Compréhension – Langue - Ecriture (2h) Remédiation et soutien (4h)
Séquence 4 :
Produire l’étape « événements » d’une nouvelle (13h)
Lecture Identifier des événements dans une nouvelle (1h)
Langue Utiliser une énumération pour créer une impression (1h)
Lecture Identifier des événements dans un récit (1h)
Langue Mettre en valeur une action en utilisant une concession (1h)
Oral Développer le para-verbal (2h)
Lecture Identifier la valeur du dialogue dans un récit (1h)
Langue Utiliser l’expression de la condition (1h)
Langue Utiliser une proposition incise dans un dialogue (1h)
Oral Imaginer des événements successifs (2h)
Écrire/Projet Produire l’étape « événements » d’une nouvelle (2h)
Séquence 5 :
Produire la fin d’une nouvelle (12h)
Lecture Identifier la fin d’une nouvelle (la solution) (1h)
Langue Exprimer une hypothèse sur ce que fait un personnage (1h)
Oral Développer l’écoute (2h)
Oral Imaginer des actions, des événements ou des réactions possibles (2h)
Lecture Identifier la fin d’une nouvelle (la situation finale) (1h)
Langue Exprimer une conséquence à partir d’une action ou d’une réaction d’un personnage (1h)
Oral Imaginer une situation finale (2h)
Écrire/Projet Produire la fin d’une nouvelle (2h)
Séquence 6 :
Affiner la nouvelle produite par le groupe (4h)
Arrêt-bilan (4h)
Evaluation 2 en Compréhension – Langue - Ecriture (2h) Remédiation et soutien (4h)
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Exprimer l'opposition et la concession
L'opposition et la concession sont deux notions très proches. L'opposition intervient entre deux idées indépendantes qui ne se contredisent pas a priori (l'une n'empêche pas l'autre). La concession intervient entre deux idées liées qui sont en principe opposées (l'une devrait empêcher l'autre).
→ L'opposition permet de frapper les esprits : dans une argumentation, elle servira à relier des parties (le pour, le contre), à envisager des aspects différents dans un paragraphe, à montrer ce qui semble peu logique. Dans une argumentation, le fait de concéder une idée à l'adversaire montrera votre ouverture d'esprit et donnera plus d'importance à l'argument introduit.
Exprimer l'opposition
• Opposer permet de mettre en relief une idée, de la valoriser :
Vous ne me croyez pas et pourtant j'ai raison.
• L'opposition peut être exprimée de différentes manières.
Préposition ou locution prépositionnelle ( nom/infinitif) au lieu de, (bien) loin de, malgré, en dépit de…
→ C'est la proposition infinitive ou le groupe nominal qui exprime l'opposition. Au lieu de pleurer, tu ferais mieux de travailler.
Loin de se laisser aller, il redouble d'efforts.
Adverbe ou locution adverbiale seulement, cependant, pourtant, par contre…
→ C'est la proposition précédée de l'adverbe qui exprime l'opposition. Il avait tout prévu pour son déménagement, pourtant il s'est laissé dépasser.
Conjonction de coordination mais Les énergies renouvelables coûtent cher à l'achat ; mais elles sont vites rentables.
Conjonction de subordination alors que, bien que, encore que, loin de, même si, quand bien même… Même si tu lui pardonnes, il recommencera.
Astuce
Quoique ou quoi que ?
• On écrit quoique quand on peut le remplacer par bien que.
• On écrit quoi que quand on peut le remplacer par quel que soit.
Exprimer la concession
• La concession laisse de côté un fait considéré comme accessoire, secondaire ou permettant de faire ressortir le fait essentiel.
Elle permet de nuancer l'opposition du discours. C'est pourquoi la conjonction et le mode varient selon la nuance exprimée.
Nuance logique mais, cependant, par contre…
alors que, tandis que entre deux phrases
indicatif Nous n'avons pas de poste à pourvoir actuellement.
Mais nous conservons votre candidature.
Le théâtre est un art vivant, tandis que la peinture est un art visuel.
Nuance conditionnelle quand bien même
même si conditionnel
indicatif Quand bien même il viendrait ce soir, il ne la trouverait plus.
Même s'il vient ce soir, il ne la trouvera plus.
Nuance exclusive négative au lieu que, loin que subjonctif Loin qu'il se préoccupât de nous, il s'intéressait à elle.
Nuance d'intensité quelque, si… que, tout… que subjonctif
indicatif Si crédule que vous soyez, vous ne pouvez lui faire confiance.
Tout aimable qu'il paraît, il n'en ment pas moins.
Nuance d'exception sauf que, si ce n'est que indicatif Il a voyagé comme prévu, sauf qu' il avait oublié son billet.
S'exercer
1
* Relevez les mots ou groupes de mots qui expriment l'opposition et précisez leur classe grammaticale.
1. Je leur avais donné rendez-vous à huit heures moins dix. Malgré cela, il est déjà huit heures et personne n'est là.
2. J'ai adoré cette pièce bien que je n'aie aucune passion pour le théâtre.
3. Les amants disparurent alors qu'on prétendait les avoir retrouvés.
4. Quoique téméraire, il n'a pas bougé.
5. Irina ne joue pas de la guitare mais du banjo.
2
* Complétez les phrases suivantes à l'aide d'expressions de la concession variées.
1. ………… tu ne veux pas sortir, il faut bien prendre l'air.
2. Antonin n'apprécie pas le poisson, ………… le saumon trouve grâce à ses yeux.
3. ………… la nuit tombe déjà, nous avons encore quelques heures devant nous.
4. ………… il serait bon nageur, il semble difficile de parcourir une telle distance.
5. La neige est belle, ………… elle n'est pas la bienvenue.
3
** L'auteur exprime-t-il l'opposition ou la concession ? Justifiez en relevant le mot qui le prouve.
Regardez les gens courir, affairés, dans les rues. Ils ne regardent ni à droite, ni à gauche, l'air préoccupé, les yeux fixés à terre, comme des chiens. Ils foncent tout droit, mais toujours sans regarder devant eux, car ils font le trajet connu d'avance, machinalement. Dans toutes les grandes villes du monde, c'est pareil. L'homme moderne, universel, c'est l'homme pressé.
Eugène Ionesco, Notes et Contre-notes, Gallimard, 1962.
Annoter
Comprendre les textes
4
**
1. Relevez les arguments qui présentent une opposition et précisez les termes qui l'introduisent.
2. Qu'apporte l'expression de l'opposition au propos ?
Dans cet extrait, Claude Lévi-Strauss entend démontrer que l'écriture, avant d'être un outil d'émancipation, a d'abord constitué un moyen s'asservir des êtres humains.
[L']Afrique indigène a possédé des empires groupant plusieurs centaines de milliers de sujets ; dans l'Amérique précolombienne, celui des Incas en réunissait des millions. Mais, dans les deux continents, ces tentatives [de domination] se sont montrées également précaires. On sait que l'empire des Incas s'est établi aux environs du xiie siècle ; les soldats de Pizarre n'en auraient certainement pas triomphé aisément s'ils ne l'avaient trouvé, trois siècles plus tard, en pleine décomposition. Si mal connue que nous soit l'histoire ancienne de l'Afrique, nous devinons une situation analogue : de grandes formations politiques naissaient et disparaissaient dans l'intervalle de quelques dizaines d'années. Il se pourrait donc que ces exemples vérifiassent l'hypothèse au lieu de la contredire. Si l'écriture n'a pas suffi à consolider les connaissances, elle était peut-être indispensable pour affermir les dominations.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques, © Plon, un département de Place des éditeurs, 1955.
5
*** Quelle thèse est ici soutenue ? Sur quelle opposition est-elle construite ? À l'aide de quels outils ?
Une femme est-elle libre de pratiquer le sport de son choix ? Dans les pays occidentaux, cela ne prête guère à discussion : si les femmes s'investissent majoritairement dans les disciplines « gracieuses » et répugnent aux sports « virils », c'est que tel est leur choix. À y regarder de près, pourtant, cette propension n'est qu'une construction sociale, qui réglemente les représentations et les pratiques « acceptables » du corps, et perpétue la division des rôles. Aux hommes le « faire », aux femmes le « plaire ».
Catherine Louveau, « Femmes sportives, corps désirables », Le Monde Diplomatique, octobre 2000.
6
***
1. Distinguez les expressions de l'opposition et/ou de la concession dans ce début d'article. Qu'apportent-elles à l'argumentation de l'extrait ?
2. Que reprochent ces intellectuels aux journalistes ?
Dans le journal Le Monde du 6 janvier 1996, un collectif d'intellectuels s'adresse aux journalistes.
À ceux qui font l'opinion
La presse qui donne le ton, celle qui oriente en fait l'ensemble des médias, a pour axe de travail l'analyse des jeux et des comportements du pouvoir, tâche nécessaire mais non primordiale. En choisissant cette priorité, elle épouse les humeurs et les griefs de l'opinion plutôt qu'elle ne répond à ses besoins. […]
Il est normal que les mécanismes, les intentions, les responsabilités du pouvoir soient exposés, expliqués, dénoncés. Mais l'obsession pour les mœurs du pouvoir ne favorise pas cet éclaircissement.
R. Brauman, J.-C. Casanova, A. Finkielkraut, J.-C. Guillebaud, P. Hassner, B. Kriegel, H. Madelin, O. Mongin, Ph. Raynaud, D. Schnapper, P. Thibaud, P. Vidal-Naquet, Le Monde, 6 janvier 1996.
Annoter
Améliorer son expression
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ÉCRIT
Rédigez un texte de deux paragraphes. Vous exprimerez d'abord votre opposition ferme à la lecture sur tablette. Puis vous nuancerez votre propos avec les outils de la concession.
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ORAL
Organisez un débat avec un(e) camarade portant sur son genre littéraire préféré (roman, théâtre ou poésie). Après avoir écouté ses arguments, vous reconnaîtrez ceux qui vous semblent crédibles à travers des expressions de la concession, puis avancerez vos propres arguments en faveur d'un autre genre. Votre camarade réagira de même à vos arguments.
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L’expression de l’opposition et de la concession
Choisissez la bonne réponse.
1. L’opposition met en lumière un paradoxe : Vrai Faux
2 Une proposition coordonnée peut exprimer aussi bien l’opposition que la concession : Vrai Faux
3. L’antithèse est une forme d’opposition : Vrai Faux
4. La préposition pour peut introduire un but ou une cause. Elle peut également introduire
une opposition. une concession.
▶ RÉACTIVER SES CONNAISSANCES
À partir de cette phrase, imaginez un paradoxe et une opposition.
Inès a réussi son baccalauréat avec mention.
Paradoxe ou Opposition ?
Les phrases suivantes expriment-elles une opposition ou un paradoxe ? Reformulez pour exprimer explicitement la relation logique.
1. La sculpture est un art statique. Le cinéma permet de montrer le mouvement.
2. La sculpture est un art statique. Les sculpteurs baroques représentent le mouvement, l’instabilité.
Opposition
Elle met en lien deux faits indépendants dans le but de les opposer.
❯ Elle peut être exprimée par une proposition subordonnée circonstancielle, introduite par tandis que, alors que
indicatif.
→ Alors que les Lumières privilégient la raison, le romantisme privilégie les sentiments.
❯ Elle peut être exprimée par d’autres moyens :
• un groupe prépositionnel, introduit par à l’opposé de, contrairement à, au contraire de, à l’inverse de, au lieu de → Contrairement aux philosophes des Lumières, les romantiques privilégient les sentiments.
• une proposition introduite par quant à..., en ce qui me concerne, pour ma part.
→ Zeynep adore Zola ; pour ma part, je préfère Balzac.
• des verbes comme s’opposer à, contredire → Je m’oppose à l’idée que la fin justifie les moyens.
• des figures de style comme l’antithèse ( ► voir Fiche p. 484).
Concession
Elle souligne une contradiction entre deux faits.
❯ Elle peut être exprimée par une proposition subordonnée circonstancielle, introduite par :
• ▸ bien que, quoique subj. → Bien qu’il soit naturaliste, Zola utilise souvent l’hyperbole.
• ▸ même si ind. → Même s’il s’excuse, je ne lui pardonnerai pas.
• ▸ quand bien même cond. → Quand bien même il s’excuserait, je ne lui pardonnerais pas.
❯ Elle peut être exprimée par d’autres moyens :
• un groupe prépositionnel, introduit par malgré, en dépit de → Il est malheureux en dépit de son succès.
• une proposition coordonnée introduite par or, néanmoins, cependant, toutefois, (et) pourtant → Je me souviens très bien de ce livre ; or je l’ai lu il y a plus de vingt ans.
• une proposition subordonnée relative introduite par quoi que, où que, qui que subj. → Où que tu ailles, je te suivrai.
• la locution verbale avoir beau → Il a beau être riche, il est malheureux.
• des tournures comme pour / si / quelque [ adj.] … que [ subj.] → Si brillant qu’il soit, il a échoué.
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Exprimer l'opposition ou la concession: conjonctions, adverbes, prépositions
L’opposition et la concession sont deux idées très proches qui s'utilisent dans des situations similaires. Il existe cependant une nuance de sens :
- L’opposition intervient entre deux idées indépendantes qui ne se contredisent pas a priori (l’une n’empêche pas nécessairement l’autre)
Exemple : Je vais partir en vacances en août cet été au lieu de partir en juillet. (ce n'est pas impossible en principe)
- La concession intervient entre deux idées liées qui devraient s’opposer (l’une devrait empêcher l’autre)
Exemple : Bien qu’il prenne des médicaments contre la douleur, il a toujours mal à la tête.
Distinction opposition / concession
1- même phrase avec des expressions différentes
Parfois ce n'est pas si simple. On peut utiliser l'une ou l'autre, mais attention!
Exemple :
Il va voyager en Afrique alors qu'on lui avait conseillé l'Asie. (opposition)
Il va voyager en Afrique bien qu'on lui ait conseillé l'Asie. (concession)
(même phrase, avec conjonctions différentes).
Vous donnez ici une importance différente au conseil :
- avec l'opposition, vous voulez dire qu'après tout, ce n'était qu'un conseil, il fait ce qu'il veut.
- avec la concession, vous êtes déçu qu'il n'ait pas suivi votre conseil. Vous trouvez qu'il a vraiment fait un mauvais choix.
Autre exemple :
Bien qu’il pleuve à plein temps, il a décidé d’aller voir sa grand-mère. (concession)
Il a décidé d’aller voir sa grand-mère alors qu’il pleut à plein temps. (opposition)
Avec la concession, vous exprimez l'idée que ce n'est pas logique, il ne devrait pas sortir de chez lui.
Avec l'opposition, vous trouvez bien qu'il y a un obstacle, mais pas insurmontable.
2- Quand il faut utiliser l'une ou l'autre
Ce n'est cependant pas toujours possible. Parfois, les expressions de concession vont apparaitre comme "trop fortes", comme s'il devait y avoir une opposition logique, alors que manifestement il n'y en a pas, et il sera nécessaire de bien utiliser les expressions d'opposition (ou le contraire).
Exemple (concession) :
J'aime les mathématiques bien que mon frère aime la philosophie. (pourquoi utiliser ici la concession? Il n'y a pas de contradiction logique. Il faut utiliser l'opposition :)
J'aime les mathématiques, par contre mon frère aime la philosophie.
J'aime les mathématiques, par contre j'étudie la philosophie. (C'est bizarre, normalement cela se contredit. Il faut utiliser la concession :)
Bien que j'aime les mathématiques, j'étudie la philosophie.
Exemple (opposition) :
Il pleut alors que tu avais dit qu'il ferait beau. (opposition)
Il pleut bien que tu aies dit qu'il ferait beau. (concession)
Personne n'a le pouvoir de contrôler la météo. Ce n'est pas parce qu'il l'a dit que cela devait nécessairement se réaliser. Si vous utilisez quand-même la concession, c'est que vous attribuez un grand pouvoir à la parole de votre interlocuteur.
Nous présentons dans cet article les locutions, conjonctions et adverbes qui peuvent servir à exprimer l’opposition ou la concession en français.
Nous en donnons dans un premier temps la liste, puis les règles d’utilisation et les nuances avec des exemples.
Conjonctions de subordination
(on y trouve la conjonction de subordination : "que")
alors que tandis que même si bien que
encore que pour … que quoique quoi que
qui que quelque(s) nom que où que tout adj. que
sans que si adj. que si ce n’est (/était) que excepté que
sauf que au lieu que si ( indicatif) malgré que*
sinon que
* « malgré que » est une formulation incorrecte, mais parfois utilisée à l'oral. Il est préférable de dire « malgré le fait que » ou « malgré nom »
Conjonctions de coordination
mais or
Adverbes
par contre en revanche au contraire en fait
malgré quand bien même quand même tout de même
néanmoins cependant toutefois pourtant
pour autant sinon seulement avoir beau
Prépositions
et locutions prépositives (les expressions composées de plusieurs mots)
contrairement à au lieu de loin de en dépit de
quitte à si ce n’est pour à la place de
sans
**Utilisation**
**Conjonctions de subordination**
Alors que : (opposition) indicatif ou conditionnel. Il indique un rapport d’opposition. On trouve aussi « alors même que » conditionnel.
Exemples : Alors qu’il tutoie tout le monde, il vouvoie toujours son père.
Alors même que la Terre serait dix fois plus grande, on ne pourrait pas cultiver assez de riz pour en obtenir autant de grains.
Tandis que : (opposition) Indique une opposition avec un contraste, deux actions qui se substituent l’une à l’autre.
Exemple : Ton frère travaille dur tous les jours tandis que toi tu restes dans ta chambre à dormir toute la journée.
Même si : introduit une concession où l’élément après « même si » est sans effet. Cette opposition ou concession est niée pour la réalisation du second événement (l’événement de la proposition principale doit se réaliser malgré celui introduit par « même si »).
Exemple : Même si le professeur est absent, tu dois travailler tes cours.
Même s’il prend des médicaments contre la douleur, il a toujours mal à la tête.
L'élément introduit par "même si" peut aussi présenter une hypothèse (mais pas obligatoirement) qui n'aurait pas d'effet sur la phrase principale.
Exemples :
Je t'aime, même si tu ne m'aimes pas. (selon la situation : on peut ignorer les sentiments de l'autre et les présenter de façon hypothétique, OU on connait les sentiments de l'autre et cela ne change rien).
Je veux bien que tu viennes à ma fête même si tu ne restes pas jusqu'au spectacle final. (je ne sais pas s'il reste jusqu'au bout, mais il peut venir quand même, ou alors je le sais, mais c'est sans effet, il peut venir quand même).
Bien que subjonctif : (plutôt à l’écrit) introduit un élément qui aurait pu ou pourrait empêcher l’élément de la proposition principale.
Exemple : Bien qu’il ait le même âge qu’elle, il paraît dix ans plus vieux.
encore que : (généralement suivi du subjonctif) introduit une concession, où l’élément de concession porte une valeur minime. L'élément introduit est considéré comme peu important, juste comme une petite réserve. L’utilisation d’ « encore que » laisse entendre que l’élément ajouté (en opposition ou concession) aurait pu être oublié. Il est présenté un peu comme un ajout qui vient nuancer l’affirmation principale, lui poser une légère limite, peut-être drôle, relativement inattendue, en tout cas presque négligeable, ou alors grave, mais presque oubliée par l’énonciateur (ou présentée comme telle) et qui pourra alors porter des marques d’hésitations. A l’oral, si l’énoncé introduit par « encore que » est situé après la principale, on pourra trouver une petite pause avant son énonciation.
Exemple : Nous avons coupé le chauffage, encore qu’il fasse un peu froid la nuit.
Il est très gourmand, encore que son diabète le retient de manger trop de sucreries. (indicatif)
Encore qu’un tel travail imposerait une relecture. (construction avec « tel(les) » nom phrase au conditionnel. « tel(les) » fait référence à un élément déjà introduit et porteur d’une évaluation positive ou négative. Cette construction suppose une reprise après un premier énoncé principal achevé.
Pour … que subjonctif : (plutôt écrit) introduit une concession ou une opposition où le caractère d’un élément est remis en cause par la phrase principale. La phrase principale nie ou propose de dépasser l’affirmation ou la contrariété introduite par « pour…que ».
Exemple : Pour savant que soit ce professeur, il ne savait pas comment écrire ce mot.
Pour si difficile que soit ce travail, nous le réussirons.
Attention, l’expression figée « pour peu que » (oral et écrit) utilise cette construction pour introduire une condition (= si) (et donc plus une opposition ou une concession)
Exemples : Pour peu que tu travailles, tu y arriveras. (ici, on sous-entend qu’il ne travaille pas du tout pour l’instant) = si tu travailles, tu y arriveras.
Pour peu qu’il vienne, nous serons trois. (= s’il vient, nous serons trois)
Quoique subjonctif : introduit un élément qui aurait pu ou pourrait empêcher l’élément de la proposition principale (comme « bien que »)
Exemple : Quoiqu’il ait bien travaillé, il redoute cet examen.
Quoi que subjonctif : même utilisation que « quoique » (en un seul mot), mais où l’on attribue au « quoi » sa fonction de pronom relatif.
Exemple : Quoi que tu penses, je n’ai pas commis ce crime. (le "quoi" signifie ici : « quelle que soit la chose »)
On retrouve son utilisation dans l’expression : quoi qu’il en soit qui indique que malgré une contrariété, un obstacle, l’élément de la proposition principale doit se réaliser.
Exemple : Quoi qu’il en soit, nous irons à cette réception.
Qui que subjonctif : indique la concession ou l’opposition, mais n’est utilisé que dans les expressions : qui que vous soyez et qui que ce soit. Signifie en fait « quiconque », « personne », « n’importe qui ». le pronom qui n’a ici pas d’antécédent explicite et garde donc le sens d’une personne indéterminée. L’opposition ou la concession se crée entre cet indéterminé et ce qui est énoncé dans la proposition principale.
Exemple : Qui que vous soyez, on ne vous fera rien. (sous-entendu, même si vous êtes quelqu’un de mauvais)
Qui que ce soit qui ait fait cela, je le punirai. (sous-entendu : même s’il est difficile à trouver)
Quelque(s) nom que subjonctif : a le sens de quelque soit, n’importe lequel. Comme pour « qui que », l’opposition ou la concession est créée entre l’élément indéterminé (sous-entendu : comportant un obstacle ou une solution) et l’élément de la phrase principale.
Exemple : Jamais tu ne lui feras entendre raison, quelque argument que tu utilises.
Quelques manigances que tu complotes, tu ne pourras pas le faire abdiquer.
Où que subjonctif : Comme pour « qui que » ou « quelque… que », cette locution conjonctive indique la concession ou l’opposition relativement à un élément indéterminé qui concerne cette fois-ci le lieu. Ici, le sens sera que peu importe le lieu, l’élément de la phrase principale trouvera un obstacle ou la solution.
Exemple : Où que tu sois, je te retrouverai. (sous-entendu : même si tu es dans un endroit difficile à trouver).
Où que tu ailles, tes problèmes te suivront. (opposition entre la fuite et l’impossibilité d’échapper aux problèmes)
Tout adjectif que ( indicatif ou subjonctif) : L’opposition ou la concession est créée entre la qualité introduite par l’adjectif et l’élément introduit par la phrase principale.
Exemple : Tout galant qu’il soit, il n’aide jamais sa sœur à faire la vaisselle. (il est habituellement très galant)
Tout timide qu’il est, il est venu me parler.
Sans que subjonctif : indique l’opposition ou la concession entre deux actions. Le sujet entre la proposition principale et la subordonnée n’est pas le même.
Exemple : Il a pris un bonbon sans que tu (ne) le voies.
Si adjectif que subjonctif phrase principale (= si adjectif soit-il phrase principale) : introduit une subordonnée de concession.
Exemples : Si intelligent qu’il soit, il n’a toujours pas compris ce qui s’est passé.
Si intelligent soit-il, il n’a toujours pas compris ce qui s’est passé.
Si ce n’est (était) que, excepté que, sauf que : introduit une réserve, un élément que l’on exclut
Exemples : Le pique-nique s’est bien passé, si ce n’est qu’il a plu tout l’après-midi.
Les deux frères se ressemblent beaucoup, excepté que l’un est travailleur et l’autre pas.
Il fait toujours ses devoirs le soir, sauf qu’il oublie tout le temps son sac à l’école.
Au lieu que ( indicatif ou subjonctif) : introduit une opposition entre deux attitudes ou événements. Expression vieillie, peu utilisée. Les sujets doivent être différents, sinon il faut utiliser "au lieu de" infinitif.
Exemples : Au lieu que tu t'y rendes seul, nous pourrions aller au rendez-vous ensemble.
Au lieu qu’il vienne aujourd’hui, il aurait été préférable de repousser le rendez-vous d’une semaine.
Malgré que subjonctif : (oral, incorrect à l’écrit.) Introduit une concession. Y préférer: « malgré le fait que » ou « malgré nom »)
Exemple : Il a voulu venir, malgré (le fait) qu’il a une jambe cassée.
Malgré que tu sois venu, tes copains n’ont pas répondu à l’invitation. (oral, on dira sinon : « malgré ta venue… » ou « malgré le fait que tu sois venu »)
Si indicatif présent : (opposition). Introduit deux événements qui contrastent.
Exemple : S’il n’est pas venu, son frère, lui, était là !
Sinon que : (=si ce n’est que) introduit une réserve.
Exemple : Je ne sais pas ce qu’il fait, sinon qu’il est très occupé.
**Conjonctions de coordination**
Mais : (concession) En tant que conjonction de coordination, elle relie deux propositions indépendantes (le sujet et le verbe peuvent être élidés s’il s’agit des mêmes).
Exemple : Il aime le chocolat, mais il n’aime pas le café.
Il aime faire du footing mais pas le dimanche. (mais il n’aime pas faire du footing le dimanche)
Or : introduit une nouvelle idée qui peut contredire la première. La contradiction n’est pas exprimée de façon aussi forte qu’avec « mais », mais elle est claire avec le contexte (« et » pourrait aussi mettre en rapport des éléments qui s’opposent, mais sans marquer du tout cette opposition/concession, contrairement à « or »). « or » peut aussi servir dans d’autres contextes que des oppositions/concessions.
Exemple : Il avait quinze ans, or il croyait toujours au père Noël.
Il avait l’air de se réveiller, or il était dix-huit heures.
**Adverbes**
Par contre : introduit une considération qui s’oppose à l’énoncé qui précède (opposition)
Exemple : Pierre voyage beaucoup, par contre Paul est très casanier.
En revanche : (= par contre) introduit un énoncé opposé à l’énoncé précédent. (opposition)
Exemple : Je n’aime pas les pêches, en revanche j’adore les brugnons.
Au contraire : indique une opposition radicale, totalement opposée, inverse (opposition).
Exemple : Je ne déteste pas le chocolat, au contraire, je l’adore !
En fait : (concession) introduit un élément opposé à l’élément qui le précède
Exemple : Je lui donnais vingt-trois ans, en fait il a trente ans.
Malgré : (concession) introduit un élément qui contrarie le fait principal
Exemple : Malgré ce que tu penses, il y arrivera.
Malgré sa malchance, il réussira.
Il a trouvé un travail malgré lui. (involontairement)
Malgré tout, ils se sont mariés. (présente un ensemble de faits contrariants)
Quand bien même : (concession) exprime une détermination en proposant pour exemple une contrariété extrême. "quand bien même" introduit un obstacle hypothétique qui doit prouver à quel point l'idée principale est inévitable.
Exemple : Quand bien même tu ne le voudrais pas, je me marierai avec elle.
Quand bien même les dieux déchaineraient des ouragans, je partirai demain.
Quand même, tout de même : indiquent la concession avec une nuance d’insistance. On insiste sur l’opposition exprimée. Cela peut parfois avoir le sens de "finalement" (cela a été long). Il se place après le verbe ou après l'auxiliaire pour les verbes composés et s'utilise souvent en complément de "mais".
Exemples : Il a quand même (/tout de même) appelé son frère. (Selon la situation, soit on a dû lui répéter de nombreuses fois avant qu’il le fasse (=finalement), soit il s'est passé quelque chose de grave et il l'a fait malgré tout).
Il pleut mais il sort quand même faire un jogging.
Néanmoins : (plutôt écrit) relie deux énoncés en marquant une concession. Sa place dans la phrase est variable (en tête de proposition ou après le verbe ou l’auxiliaire)
Exemple : Je l’aime, néanmoins je ne veux pas l’épouser.
Il a beaucoup d’argent, il ne peut néanmoins pas l’utiliser.
Cependant : (concession) introduit une opposition forte à l’énoncé qui le précède. Sa place dans la proposition est variable.
Exemple : Il ne parle plus, cependant son visage exprime une très forte émotion.
Il sort juste de l’hôpital. On dirait cependant qu’il est prêt pour courir un marathon.
Toutefois : comme « cependant », introduit une opposition forte à l’énoncé qui le précède. Sa place dans la proposition est également variable. Il est souvent accompagné de « et » ou de « si ».
Exemple : Il habite depuis deux ans en France, il ne connait toutefois que quelques mots français.
Si toutefois vous veniez, amenez une bouteille de vin ! (l’opposition est ici créée par rapport à un énoncé précédent où la venue était annoncée comme peu vraisemblable).
Pourtant : (concession) introduit une opposition forte à l’énoncé qui le précède. Sa place est variable et il peut être accompagné de « et » ou de « mais ».
Exemple : Ils sont toujours fâchés. Il a pourtant fait des efforts pour qu’ils se réconcilient.
Il est totalement misanthrope, mais pourtant, je l’aime bien.
Pour autant : Introduit une opposition et un lien causal avec la proposition précédente. « Autant » rappelle la cause et indique avec le « pour » que celle-ci n’est pas suffisante et ne produit pas l'effet attendu. Ainsi, l'affirmation du premier énoncé n'est pas suffisante pour empêcher ce qui est introduit avec "pour autant". La position dans la proposition est variable.
Exemple : Il a beaucoup travaillé. Il n’a pas réussi pour autant.
Il a appris par cœur tout son cour. Pour autant, il a totalement échoué à l’examen.
Sinon : peut exprimer une concession ou une restriction (excepté, sauf)
Exemple : J’espérais, sinon lui parler, au moins le voir.
Il ne fait rien de ses journées, sinon dormir ou se reposer.
Seulement : placé au début de la proposition, il introduit une opposition ou une restriction.
Exemple : Il a un grand cœur, seulement il est parfois maladroit avec les gens.
Avoir beau infinitif : introduit une concession. Cette expression se place toujours en début de phrase. Cette expression, plus rare que d'autres, exprime la concession et un autre sens. Deux sens sont possibles selon la situation :
- "avoir beau" utilisé dans une phrase peut avoir le même sens qu'une phrase avec "même si". La personne qui utilise cette expression pense en plus : "c'est incroyable!". "Avoir beau" introduit la situation et la suite de la phrase donne le fait qui s'oppose à cette situation.
Exemples : Il a beau travailler dans une piscine, il ne sait pas nager. (= Même s'il travaille dans une piscine, il ne sait pas nager; et je trouve cela incroyable.)
Il a beau ne pas être encore parti, elle est déjà triste d’y penser. (= Même s'il n'est pas encore parti, elle est déjà triste d'y penser ; et je trouve cela un peu exagéré).
- "Avoir beau" peut aussi exprimer l’idée d’essayer de faire quelque chose, mais en vain. On essaye, on essaye, et on n'y arrive pas.
Exemple : Pierre a beau essayer de l’appeler, elle ne décroche pas son téléphone. (Cela signifie qu'il a essayé de l'appeler un grand nombre de fois, mais elle ne décroche jamais sont téléphone)
**Prépositions**
Contrairement à : (opposition) introduit un mot ou un énoncé opposé à la réalité ou à quelqu’un
Exemple : Contrairement à ce qui a été dit, je ne suis jamais allé en Tunisie.
Contrairement à toi, je n’aime pas le football.
Au lieu de infinitif : (opposition) peut s’utiliser à la place de « au lieu que », à la condition que le sujet soit le même dans les deux propositions. Il s'en suit que l'élément comparé ne peut pas être le sujet. Le verbe de la proposition subordonnée sera ici à l’infinitif.
Exemple : Au lieu de ressasser ces événements sans arrêt, tu devrais l’appeler. (le sujet implicite de « ressasser » est « tu », le sujet de « devrais »)
Au lieu de nom : (opposition) introduit une opposition entre deux noms. L’un est à la place de l’autre (par relation d’opposition). L'opposition ne peut cependant pas se faire avec le sujet, elle est toujours avec un complément.
Exemple : Au lieu d’une chambre, c’est un véritable dépotoir.
Exemple de mauvaise utilisation :
Au lieu de Pierre, Jean ira faire les courses. (maladroit, voire incorrect)
On pourrait cependant entendre : "Jean ira faire les courses, au lieu de Pierre", comme si la fin de la phrase était rajoutée, comme si elle n'avait pas été pensée dès le début. Notez la construction possible avec mise en relief : "C'est Jean qui ira faire les courses au lieu de Pierre" qui permet de contourner le problème. Cette tournure reste à éviter. Il est préférable d'utiliser "à la place de".
Attention aussi au fait que les deux éléments opposés doivent être introduits de la même façon. On ne peut pas dire : "Il va y aller à pied au lieu du taxi". Cela ne fonctionne pas car "à pied" n'est pas utilisé comme un simple nom. Il y a la préposition "à". Les deux éléments ( "à pied"et "en taxi") ne sont donc pas introduits de la même façon. Il faut introduire un verbe : "Il va y aller à pied au lieu de prendre un taxi."
A la place de infinitif : (opposition) On oppose deux verbes, l'un étant à l'infinitif. Le sujet est le même dans les deux phrases.
Exemple : Au lieu de dormir, tu devrais travailler.
A la place de nom : (opposition) On oppose deux noms, et cela peut être le sujet. Notez que cela peut aussi être suivi d'un pronom, mais "à la place de moi"devient = "à ma place" et "à la place de toi"devient "à ta place", etc.
Exemples : Pierre va faire les courses à la place d'Arthur.
Je prends un jogging à la place de ce jean.
Emmanuel va prendre la décision à ta place.
Sans infinitif : même utilisation que « sans que » mais où le sujet est le même dans les deux propositions.
Exemple : Il est sorti sans demander l’autorisation. (la personne qui sort = la personne qui ne demande pas l’autorisation)
Loin de infinitif : introduit une négation renforcée. L’énoncé indique un éloignement important entre ce qui suit la locution et la réalité.
Exemple : Loin de m’obéir, ce chien n’en fait qu’à sa tête.
En dépit de nom : introduit un élément qui pourrait s’opposer à ce qui est énoncé. "En dépit de" est suivi d'un nom.
Exemples : En dépit de sa maladie, il se montrait sans cesse débordant d’énergie. (il est malade, mais malgré tout, il montre qu’il a beaucoup d’énergie).
En dépit de tous nos efforts, nous n'atteindrons pas nos objectifs.
Quitte à infinitif : énonce un risque qui pourrait potentiellement contrarier l’énoncé principal.
Exemple : Quitte à me faire punir, je préfère ne pas rendre ce devoir.
(attention, « quitte à » peut aussi introduire une préférence dans un choix qui n’aurait qu’un seul résultat possible : Quitte à être puni, je préfère que ce soit pour une raison valable. (l’énonciateur sait qu’il sera puni, alors il préfère faire quelque chose de mal, qui donnera une justification à la punition))
Si ce n’est : nom ou pronom. peut se conjuguer, mais avec le sujet « ce » : si ce n’était, si ce n’eût été… ou au pluriel : si ce ne sont, si ce n’étaient, si ce n’eussent été… Cela indique une concession où l’élément introduit après « si ce n’est » est proposé comme ayant le plus de lien à l’action, mais sur un mode négatif laissant entendre qu’il ne serait pourtant pas l’élément en relation à cette action. Cette expression permet l’ironie, où cet élément introduit est alors annoncé comme l’auteur de l’action (dans quel cas, « si ce n’est » prend le sens de « sinon »)
Exemple : Si ce n’est ton frère, alors je ne vois pas qui a pu écrire ce message. (on sait que ce n’est pas le frère, mais tout laissait penser que c’était lui) (avec de l’ironie, on veut faire comprendre que le frère est bien l’auteur de la lettre, il ne peut pas y avoir d’autre responsable).
Pour : peut introduire une opposition ou une concession.
Exemple : Pour un animal, il est plutôt intelligent. (un animal ne devrait pas être aussi intelligent)
Pour un débutant, tu te débrouilles plutôt bien.
** Exercices **
Exercice 1: Reliez ces phrases avec une conjonction de subordination où la subordonnée exprime l’opposition ou la concession.
1. Elle veut devenir une star. Elle n’aime pas être prise en photo.
2. Il voyage beaucoup. Il n’a jamais pris l’avion.
3. Tu n’es pas d’accord. J’irai à cette soirée.
4. Vous avez choisi ce restaurant. Vous auriez dû en choisir un meilleur et moins cher.
5. Tu voyages partout. Je veux aller avec toi.
6. Il est très malin. Tu as réussi à le piéger.
7. Il a étudié à l’université. Son frère a travaillé dès quatorze ans.
Exercice 2 : Introduisez une conjonction de coordination entre ces phrases pour exprimer explicitement une opposition ou une concession.
1. Tu dis que tu m’aimes. Tu as une petite amie.
2. Vous dites que vous avez des problèmes de vue. Vous ne portez ni de lunettes ni de lentilles.
Exercice 3 : A l’aide d’un adverbe, exprimez une idée d’opposition ou de concession avec les propositions suivantes.
1. Il a dormi plus de douze heures. Il est encore fatigué.
2. Il travaille dans le commerce. Il n’a pas de téléphone portable.
3. Il est tard. Le soleil n’est pas couché.
4. Il ne fait jamais la vaisselle. Il quitte toujours la table pour retourner à ses jeux vidéo.
5. La machine à laver était en pane depuis un mois. Il l’a réparée hier.
6. Il a travaillé pendant dix ans. Il n’a pas un centime sur son compte en banque.
7. Il a une pointe de côté. Il a fini la course en troisième position.
Exercice 4 : Transformez ces phrases en introduisant une préposition qui exprime l’opposition ou la concession.
1. Ton copain n’a pas volé ma console de jeu. Je ne sais pas qui c’est.
2. C’est une personne âgée. Il est très en forme !
3. Je suis allé en Chine. Pas toi.
4. Tu penses que je n’en suis pas capable. Je vais faire le tour de France.
Corrigés
Exercice 1 : Exemple de corrigé
1. Bien qu’elle veuille devenir une star, elle n’aime pas être prise en photo. (concession)
2. Il a beau voyager beaucoup, il n’a jamais pris l’avion. (concession)
3. J’irai à cette soirée, même si tu n’es pas d’accord. (concession)
4. Vous avez choisi ce restaurant alors que vous auriez dû en choisir un meilleur et moins cher. (opposition) / Vous avez choisi ce restaurant même si vous auriez dû en choisir un meilleur et moins cher. (concession)
5. Tu as beau voyager partout, je veux aller avec toi. (concession)
6. Il a beau être très malin, tu as réussi à le piéger. (concession)
7. Il a étudié à l’université tandis que son frère a travaillé dès quatorze ans. (opposition)
Exercice 2 : Exemple de corrigé
1. Tu dis que tu m’aimes mais tu as une petite amie.
2. Vous dites que vous avez des problèmes de vue or vous ne portez ni de lunettes ni de lentilles.
Exercice 3 : Exemple de corrigé
1. Il a beau avoir dormi plus de douze heures, il est encore fatigué. (concession)
2. Il travaille dans le commerce mais il n’a quand même pas de téléphone portable. (concession)
3. Il est tard. Le soleil n’est cependant pas couché. (concession)
4. Il ne fait jamais la vaisselle. En revanche, il quitte toujours la table pour retourner à ses jeux vidéo. (opposition)
5. La machine à laver était en pane depuis un mois. Il l’a tout de même réparée hier. (concession)
6. Il a travaillé pendant dix ans. Néanmoins, il n’a pas un centime sur son compte en banque. (concession)
7. Malgré une pointe de côté, il a fini la course en troisième position. (opposition) (une concession serait possible ici)
Exercice 4 : Exemple de corrigé
1. Si ce n’est ton copain qui a volé ma console de jeu, alors je ne sais pas qui c’est.
2. Pour une personne âgée, il est très en forme !
3. Je suis allé en Chine contrairement à toi.
4. En dépit du fait que tu penses que je n’en suis pas capable, je vais faire le tour de France.